Up to Independence

jeunes tigres gravissant la montagne

Nous rentrons tout juste d’un weekend merveilleux à Marseille. Finalement, je me rends compte que c’est la première fois que je pars seule avec mes enfants. En les regardant me mettre la dose crapahuter devant moi tout le temps, ici dans les pierres blanches de l’ile du Frioul, je me suis dit : « tiens on a passé un step là. » mon frère me répondrait « tu dis toujours qu’ils ont passé un step là » et… c’est pas faux!

 

 

mais là c’est différent (« tu dis toujours que c’est différent »). En fait, je me suis rappelée de cette pensée que j’avais eu il y a 2 ans et demi déjà sur le fait d’aimer ses enfants « de si près » (ici) et je me suis dit : « les voilà maintenant tellement loin. il va falloir les laisser partir. »

 

 

J’avais déjà évoqué les questions soulevées par la maternité, ou plutôt la parentalité (ici) mais ce que je n’avais pas dit c’est à quel point je trouve ça difficile. les meuffes et les mecs qui n’en avez pas, oubliez ce que je viens d’écrire, okay? les gosses c’est la merveille!

 

 

LA MER-VEIL-LEU! mais voilà, ça m’oblige à répondre à tellement de questions, à m’adapter à tellement de situations, à résoudre tellement d’énigmes, à développer tellement d’abnégation, tellement de compassion. putain mais quel taffe! je douille sa mère. Par exemple, je viens seulement de comprendre que mes enfants n’étaient pas de simples extensions de moi… HAHAHAHAHA! wo pitaing le niveau d’inconscient. parfois je veux même pas savoir tellement ce qui s’ouvre sous mes pieds est abyssal.

 

 

mais en fait si, il faut savoir. aller comprendre. gratter. pfff. et en plus, d’après ce qu’on m’a dit, on reste parents toute sa vie. (d’ailleurs, je vois comment les miens morfflent encore parfois…). Et puis voilà, parfois, c’est juste bien, on passe 3 jours de régalade comme ça, tous les 3, à rire comme des baleines, et c’est le paradis. ça m’a fait un bien… vous pouvez pas savoir.

 

 

mes chéris…

Allez, très belle semaine les cocos doux!

Il y a 4 années / Bouche 46 commentaire(s)

46 commentaire(s)

  • Je suis loin de devenir maman mais ce que tu écrit est très beau et, comme souvent, très parlant. C’est magnifique d’avoir ce regard sur la vie. Tes enfants ne sont sûrement pas le prolongement de toi même mais je sent qu’ils ont les yeux bien ouverts sur ce qui les entourent et ça c’est bien grâce à leur supermaman!
    Les photos et la réflexion présente dans ton post me rappelle une période de mon enfance où ma mère était seule avec ma soeur jumelle et moi. On a fait des weekend comme ca rien que nous trois, loin du quotidien casse cou ….
    Merci pour ce post pleins de poésie!

  • merci pour ton joli post plein de poésie, mêlé d’incertitudes…tu as bien raison, nos enfants ne sont pas des extensions de nous mêmes…parfois ça fait mal et parfois on est heureux de les voir faire leur chemin sans nous…

  • je n’ai pas regardé encore la vidéo…seulement lu le texte…put*** qu’est ce qu’il est émouvant et beau.,
    Les enfants, les parents, c’est pour toute la vie et oui c’est beau.

    C’est la seule relation duo (pour ma part) qui prend aux tripes toute une vie.

    Mon Homme part quelques jours en province. Et figure toi que je me fais tout un trip joyeux dans ma tête, parce que je vais rester seule avec mes fils (qui ont 20 ans et 23ans). Je vais préparer des plats rien que pour eux, on va regarder des films (ils vont me faire découvrir…comme avant), on va se ballader sur Paris après le boulot…Bref du temps, du temps et encore du temps rien que pour notre « duo mère-fils », j’aime.
    Bisous Mai…et merci pour ces jolis ressentis 😉

  • Toujours les mots justes pour décrire ce qui est indescriptible…
    C’est tellement sincère que même tes doutes ne nous font pas peur (à nous les encore-sans-enfants) au contraire, ça donne même envie de rapidement découvrir toutes ses sensations et moments de bonheur! Merci 🙂

  • P***** que c’est dur, t’as raison ! Et c’est si beau.
    Je me disais justement ce matin : avant d’avoir des enfants, quand ça allait mal, je pouvais tout mettre en pause et dire : foutez-moi la paix, je me ressource ! Depuis que j’ai des enfants, il n’y a JAMAIS de pause, c’est éreintant, surtout quand il y a des coups de moins bien. Et en même temps c’est tellement chouette, voilà c’est comme ça.
    Tes photos sont magnifiques, je suis tellement amoureuse de cette baie !

  • Et puis, ils grandissent, et là, tu t’aperçois qu’ils ne sont vraiment pas un extension de toi, mais des êtres différents à part entière, avec leurs goûts, leurs aspirations, leurs qualités et leurs défauts, qui ne sont pas (toujours) les tiens, et un jour, tu te surprends à te dire que tu ne sais pas du tout ce qu’ils pensent, et ça fait un choc… parce que tu ne sais pas où est passé ton bébé… Mais bon, c’est une bonne école d’abnégation, comme tu dis, notre petit nombril n’existe plus qu’en tant que lien vers eux (et c’est la même chose pour les enfants adoptés)…
    C’est un combat de tous les jours, mais aussi une récompense, non?

  • abnégation et compassion! ne m’en parle pas. patience aussi, beaucoup de patience. et ça pour ma part ce n’était pas gagné. personne ne m’avais dit aussi que l’enfant tombait systématiquement malade quand tu as prévu une sortie avec tes potes (les dents c’est la misère!!) ou que tu as un super méga RDV professionnel.
    il m’arrive souvent de regarder ma fille de 1 an 1/2 et d’être stupéfaite d’être sa mère. elle ressemble à un petit personnage de Miyazaki. mon amour pour elle ne se situe pas au niveau du coeur mais du ventre. quand je pense à elle, j’ai le bas du ventre qui se sert. c’est une sensation si étrange.
    c’était super de lire ce post de bon matin et de pouvoir exprimer mon ressenti. C’est ça qui est génial ici, tu nous parles de tes expériences, de tes interrogations, de tes erreurs/douleurs…ça désinhibe et ça nous permet de partager à notre tour. Merci de nous laisser la parole! xx

  • . »…vos enfants ne sont pas vos enfants…
    Ils sont les fils et les filles de la appelle de la vie à elle même.
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu ils soient de vous ils ne vous appartiennent pas.
    Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées car ils ont leurs propres pensées.
    Vous pouvez accueillir leur corps mais non leur âme, car elle appartient á la maison de demain que vous ne pouvez visiter.pas même dans vos rêves.
    Vous pouvez vous efforcer de être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.car la vie ne va pas en arrière, ni ne s attarde avec hier.
    Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetées.
    L archer voit le but sur le chemin de l infini et il vous tend de sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin.
    Que votre tension par la main de l archer soit pour la joie;car de même qu il aime la flèche qui vole, il aime l arc qui est stable.  »
    KHALIFA GIBRALTAR

  • Chère Maï, voici le 2eme commentaire que je t’envoie. Juste pour te dire que j’ai toujours envie de pleurer quand je lis tes posts, de bonheur ou de mélancolie, car je m’identifie beaucoup à toi (je suis née de parents cambodgiens), tu es une des personnes à qui j’aimerais ressembler plus tard.
    Merci de faire rentrer la beauté dans ma vie.
    Plein d’amour sur ta petite famille.

  • Quand ma fille est arrivée, j’ai dit adieu à l’insouciance. J’ai mis du temps à faire mon deuil de ce sentiment délicieux…
    Malgré tout, pour rien au monde je ne reviendrais en arrière, et ça m’étonne encore tous les jours.
    Très joli post (à nouveau !)

  • Cet article est très beau, je ne le lis pas d’un point de vue de parent (je ne le suis pas) mais d’enfant (je viens juste d’avoir 20 ans) et cela me touche beaucoup de me dire que ma mère a du avoir les même pensés. D’ailleurs elle m’a dit une fois à quel point être mère l’a changé psychologiquement, « ça ramène les pieds sur terre ».
    Et peut-être que les enfants partent au bout d’un moment mais je pense qu’il y a toujours un lien qui les lie aux parents.
    Très belle semaine à toi et à tes petits chéris 😉

  • Moi qui n’est pas encore d’enfant mais qui voit plein de mamans autour de moi, des mamans poules, j’ai tendance à les taquiner, à leur dire que piou piou n’a plus deux ans, mais je sens aussi combien ça les prend dans leurs tripes et que la raison n’a que peu sa place, seulement la conscience que l’autre à son monde à découvrir
    sur ce sujet j’aime bien le poème de Khalil Gibral
    Une femme qui tenait un bébé contre son sein dit :

    « Parle-nous des enfants. »

    Et il répondit :

    « Vos enfants ne sont pas vos enfants.

    Ce sont les fils et les filles du désir de Vie.

    Ils arrivent à travers vous mais non de vous.

    Et quoiqu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

    Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées,

    car ils ont leurs pensées propres.

    Vous pouvez abriter leurs corps mais non leurs âmes,

    car leurs âmes habitent la demeure de demain

    que vous ne pouvez visiter même dans vos rêves.

    Vous pouvez tenter d’être comme eux,

    mais n’essayez pas de les rendre comme vous.

    Car la vie ne s’en retourne pas en arrière

    ni ne s’attarde avec hier.

    Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants

    comme des flèches vivantes.

    L’Archer voit le but sur le sentier de l’infini

    et Il vous tend de toute son énergie

    pour que ses flèches puissent aller vite et loin.

    Que cette force bandée par la main de l’Archer soit joyeuse;

    Car, s’il aime la flèche qui vole, Il aime aussi l’arc qui est stable. »

    Khalil Gibran

    « Le Prophète » (extrait)

    Pour ma part j’ai plus envie d’attendre trop longtemps 😉

  • Ils grandissent si vite, ça fait un peu peur oui. En tant que parents, on ne cesse jamais de s’interroger, d’essayer de les comprendre et de leur donner tout ce qu’ils leur faut pour être heureux…

    Une citation raisonne particulièrement pour moi ces temps-ci :

    « Vous dites, c’est fatigant de fréquenter les enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez : parce qu’il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s’incliner, se courber, se faire petit. Là vous avez tort. Ce n’est pas cela qui fatigue le plus. C’est plutôt le fait d’être obligé de s’élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments. De se hisser sur la pointe des pieds, pour ne pas les blesser » – Janusz Korczak

  • Je ne suis pas mère non plus, et pourtant je trouve ton témoignage particulièrement juste et émouvant. Si tu ne l’as pas vu, tu devrais peut-être regarder ce film, « Les enfants-loups, Ame & Yuki ». C’est un film magnifique (qui m’a fait verser ma petite larme au passage) et qui aborde tout cela, ce que tu peux ressentir en ce moment en tant que parent 🙂
    Bises.

  • Je ne suis pas mère non plus, et pourtant je trouve ton témoignage particulièrement juste et émouvant. Si tu ne l’as pas vu, tu devrais peut-être regarder ce film, « Les enfants-loups, Ame & Yuki ». C’est un film magnifique (qui m’a fait verser ma petite larme au passage) et qui aborde tout cela, ce que tu peux ressentir en ce moment en tant que parent 🙂
    Bises.

  • ahah j’adore ! surtout les enfants des autres d’ailleurs 😉
    car je suis de la team confidentielle de celles (et ceux, car je suis en couple solide) qui ont décidé justement de ne pas se lancer dans cette abnégation sans fin et ont choisi de ne jamais avoir d’enfants.
    certains y voient de l’égoïsme, d’autres une erreur devant le fait de ne pas se confronter à cette « merveille ». je suis persuadée qu’avoir des enfants peut être merveilleux… mais je suis aussi persuadée que ce n’est pas pour tout le monde. c’est un choix difficile mais très profond.

  • Touchée en plein coeur (de maman ^_^) par ces mots si justes…

    Ouep, c’est à la mois terrible et merveilleux, bon en même temps, dès le premier jour, c’est comme ça, hein, dès l’accouchement (NE LISEZ pas les primipares !!), il y a les p***** de contractions dont tu te demandes comment tu vas supporter la suivante, et puis l’instant d’après, il y a ton enfant qui déchire le temps, l’espace, et tout ce que tu pensais connaitre jusque là…

    C’est un concentré d’émotions, c’est ça qui est dingue, et comme d’hab, faut accepter le package, tristesse + joie (« je prendrais juste un gros paquet de joie » ça marche pas dans ce magasin-là…)

    Ce que tu dis me touche particulièrement, parce que je me disais l’autre jour que j’aspirais tant à retrouver l’insouciance d’avant, l’insouciance de la non-responsabilité, avant de comprendre – quand mon père de 70 ans m’a appelé parce qu’il « s’inquiétait pour moi ma petite chérie » – qu’en fait, ça reviendra jamais, l’insouciance !!!!

    Et puis, ça me touche d’autant qu’on traverse une phase compliqué depuis 2 ans avec ma fille de 8 ans (enfin « phase »… on vient d’apprendre que cette « phase » ne serait sans doute pas temporaire, mais toute sa vie, et là… bon, un jour j’écrirais là-dessus, mais c’est encore trop à vif pour moi) et que tout ceci m’a fait énormément réfléchir sur jusqu’où on peut aller dans la responsabilité de parent…

    Comme si notre époque nous avait donné l’illusion qu’en étant de « bons parents » – on allaite, on co-dodote, on éveille leur curiosité, on fait preuve d’empathie tout en cadrant un peu mais pas trop – on aurait plus de prise sur ce que seront nos enfants, mais en fait, eux, comme nous avant, ils ont leur chemin à trouver, avec leurs propres ressources, et leurs propres difficultés aussi…

    Bref, c’est de l’humain tout ça, de l’aventure humaine, redécouvrir à chaque génération ce qu’est être adulte puis être parent, c’est ce qui rend les choses difficiles et passionnantes à la fois… et pour nos enfants aussi, ce sera difficile et passionnant quand leur tour viendra !

  • Je n’ai pas d’enfants, je suis encore une enfant. Mais je pense que toute personne qui a des enfants/ veux des enfants se reconnaitra dans ton texte meme si on ne le vit pas tout de suite maintenant. Ma maman m’a toujours dit qu’elle n’avait pas fait des enfants pour les garder pres d’elle mais pour les voir voler de leurs propres ailes, et c’est de ca dont elle est la plus fiere, nous voir voler de nos propres ailes grace a l’education, les valeurs et surtout l’amour et la confiance qu’elle nous a donne. Et meme en prennant son envol, on sera toujours la pour nos parents. Elle est la prunelle de mes yeux meme si oui il m’arrive des fois de lui crier dessus, de la boude. Mais je sais que quand elle dit, que tout ira bien,tout ira bien au final 😉

    De tres jolies photos au passage, qu’elle est belle ma provence (quoique c’est pas vraiment ma provence, enfin on dira que si un petit peu quand meme )

    Des bisous !

    http://jaiecrit.wordpress.com

  • Ah oui, et donc d’ac d’ac aussi sur le fait que quand y’a du bon, il faut en profiter à fond ! Et se marrer avec ses enfants, c’est excellent (on a le même humour avec mes filles, ouf, ça sort de bien des situations !)

    et quelquefois c’est aussi bon quand ils sont pas là, c’est comme ça que j’ai découvert Marseille, moi, il y a quelques mois, et tes jolies photos m’ont rappelé de bons souvenirs de ces 2 jours là-bas :
    http://www.anacoluthe.fr/?p=5567

    ciao ciao !

  • Elle respire le bonheur ces photos ! (Surtout la dernière ;))
    C’est agréable à voir, du bonheur et du soleil après une longue journée !
    Bisous 🙂

  • Ha, ha !! Lui, ça n’a pas l’air de lui faire grand mal aux pieds à ton fiston, les cailloux ! 😉 Il me rappelle mon frère quand on était petits en vacances à la montagne : il crapahutait loin devant , et faisait le double de kilométrage de nous, à force de faire des allers et retours comme un chiot fou dans les raidillons ! L’enfance …ce temps qui nous semble une éternité quand on est dedans , et qui passe comme une flèche quand on observe celle de nos proches. Moi, je n’ai pas d’enfant ( j’en aurais été incapable), mais j’ai des neveux, que je ne vois pas souvent en plus , à cause de l’éloignement géographique ; La petite dernière a déjà 3 ans, et sur sa carte d’anniversaire, je lui écrivais de ne pas grandir trop vite comme ses aînés, pour qu’elle « sente l’enfant » encore un moment ( moi aussi , j’adore la sniffer dans le cou 😉 ). Je disais la même chose à sa grande soeur quand elle était petite, et elle ne comprenait pas pourquoi je ne « voulais » pas qu’elle grandisse alors qu’elle n’attendait que ça … Mais maintenant, quand elle voit des photos de la petite bébé, elle en a presque la nostalgie; elle me dit  » c’est fou ce qu’elle a changé , ça va vite ! » , et moi je lui répond « ah, tu vois , tu comprends maintenant  » , lol … Elle est passée de l' »autre côté » , du côté où le temps passe plus vite parce qu’elle a pris son envol …

  • Eh bien moi aussi j’ai juste lu le texte et c’est super émouvant .. et moi aussi quand j’ai la chance d’avoir mes deux filles ( 24 et 18 ans ) un week end entier à la maison je suis tellement ravie qu’on pourrait me demander n’importe quoi ces jours-là !!! ( alors que dieu sait que j’en ai bavé pendant les années ado (courage à celles qui vont plonger dedans tôt ou tard, moi c’est fait !)
    bizz en tous cas !

  • Je crois que les enfants, petits, sont des extensions de leurs parents.
    Par le sang et l education. Et l un de leur but naturel ce serait de devenir autre chose que seulement cela.

  • J’ai trouvé ton texte extrêmement touchant, étonnant de sincérité et de simplicité comme toujours. On a l’impression de te connaître lorsque l’on te lit, tu sais instaurer une proximité par ta manière d’écrire, c’est vivant… et juste.
    Et tu donnes de la maternité une image si douce et pleine de joies malgré les questions que cela t’amène à te poser et tous les défis que cela représente… que cela donne envie de devenir maman un jour à notre tour. Enfin moi, je le ressens comme ça.

    Bises

  • C’est drôle , je viens tout juste de lire un poème russe qui dit  » quand les enfants sont petits , ils vous marchent sur les pieds, quand ils sont grands , il s vous marchent sur le cœur ». Tes photos et textes en sont, je trouve, la parfaite illustration. mon fils est encore petit ( 4 ans dans 2 mois) et ce que tu dis fait résonance et sens pour moi. Je crois qu’il faut être philosophe, c’est l’école de la Vie , et les enfants, en sont les meilleurs professeurs

  • Piouh.
    C’est tellement vrai. Et je rejoindrai Truc-Anh en disant que, de toutes façons, au début, ton enfant est une extension de toi. Que tu le veuilles ou non. Tu auras beau te dire « non, je ne l’étoufferai pas, non, je le laisserai choisir lui même son chemin », tu perds cette lutte (perpétuelle) en tous les cas au début.
    La raison est assez simple : C’est toi qui fais les choix. Tu es « obligée » en un sens de les faire pour ton petit. Ne serait ce que les vêtements (oui, non, ma fille à 6 mois ne savait pas quel Body choisir), l’habitation, la déco etc….

    Et le jour où ils prennent une certaine « indépendance », où ils te disent « non, ze préfèreuh le sac rozeuh nello kitty moumoune », tu te prends déjà une première claque dans la figure (où ai je échoué monguieu??)

    Et tu continues d’en prendre, plus ils grandissent car justement, tu as fini par oublier que tes enfants ne sont pas ton prolongement (moi, perso, pendant deux ans, c’était le cas, puis l’école a tout bousillé. Et ma fusion? On y pense à ma fusion? Me’de?) et qu’ils étaient des êtres à part entière avec des ressentis, une note, une vibration, une couleur propre (je ne suis pas sûre d’être hyper claire là).

    Enfin bref.

    Moi je continue de m’en prendre pleins les dents. Et c’est tellement paradoxal d’aimer et de détester ça en même temps.

    La mère, le paradoxe perpétuel.

  • Enceinte de mon 1er bébé je suis très touchée par tes mots et tes photos….
    C’est dur d’imaginer qu’un jour il prendra encore plus de place en moi et qu’après ça il faudra que j’apprenne à le regarder d’un oeil extérieur, compréhensif et bienveillant… Ce que tu fais dans cet article en fait, merci de porter en moi aujourd’hui l’image et les émotions de mon enfant plus tard.

  • OhoO Marseille!
    A la première photo, je me suis dit, Oh mais Maï était à Marseille!? et paf oui,
    ça m’a émue de voir ton regard sur le frioul … sur cette ville que j’habite; C’est drôle et agréable de découvrir un autre point de vue sur la ville.
    J’imagine que vous avez apprécié la douceur du temps et les rafales de vent chaud …
    Pour aborder la question de parentalité … je reviens …
    Bises

  • C’est un moment tout simple mais si beau qui se dégage là… sur ces photos!
    Moi, je regarde en arrière, juste remplie de culpabilité; je n’ai commencé à aimer mon petit garçon qu’à un an…avant il était là, mais pffff….qu’est ce que c’est que cette petite chose là qui réclame tout le temps?? on oublie trop souvent de dire que c’est juste un boulversement, dans tous les sens, pas que dans le sens ‘amour instantanné’. La dépression passée (médocs, psy…pffff…. ), aujourd’hui, amoureuse de mon petit, je ne suis rongée que par la culpabilité de l’avoir repoussé pendant un an, lui qui ne demandait qu’à être aimé, c’est ancré en lui cette recherche d’attention et d’amour, et chaque jour qui passe maintenant, j’essaie de rattraper. Mais pour moi, c’est maternité => culpabilité, et ça me ronge!

  • De l’autre côté de l’océan, les mêmes questions, les mêmes constatations, sucrées, salées. On ne s’attends pas à ça la maternité. On peut la rêver mais quand ça arrive c’est comme une tonne de briques et de plumes qui nous tombe dessus.
    Une chance qu’il y a les vacances pour ralentir le rythme et retrouver notre espace; le nôtre, le leur, celui qu’on partage maintenant.
    Bisous, merci pour ton post j’le partage sur FB c’est tellement juste!

  • Oui, je trouve ça bouleversant d’être maman…! A la naissance de mon 1er, je me suis dit « ça y est, je suis responsable d’un autre être que de moi-même » et ça, c’est pas toujours simple…. c’est fantastique, riche et pour moi, la plus belle chose qui me soit arrivée mais, ça n’est pas facile!
    On est confronté sans cesse à des choix cornéliens! C’est parfois dur, ça envahit l’esprit mais c’est tellement beau ! Quand je vois mes 4 p’tits loups, j’me dis que jamais je ne pourrai vivre sans eux, tout en sachant qu’élever, c’est préparer ses enfants à partir, à vivre sans nous. J’adore cette idée ! L’enfance, c’est tellement important!!
    Bises Mai

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