Guillaume Gallienne

La beauté dans YSL de Jalil Lespert

Quand j’ai été invitée à l’avant-première de Yves Saint Laurent, je m’attendais, moi, Mai ColorDesigner, amoureuse de Saint Lolo, à ressortir couvertes de ses palettes chatoyantes. Nous en avons déjà parlé maintes fois ici. Mais il n’en fut rien. Je ne m’en plains pas car le film m’a emmenée bien ailleurs. Tout aussi loin sans doute. Les scènes de défilés m’ont fait vibrer avec énormément d’intensité. Et puis ces 2 acteurs… Il n’y a pas de mot pour le dire. Enfin si, tout bêtement, je me disais : quand même, ce Guillaume Gallienne, quel garçon absolument…. Pfff, c’est quoi, le mot ?! Je l’adore (et ne dis pas non à Pierre Niney, hein !).

Et puis, va savoir comment, lundi matin, je me suis retrouvée dans une loge de Direct 8, après son passage dans l’émission de Laurence Ferrari. Il avait fait le JT de Claire Chazal la veille. 10 millions de téléspectateurs ! Ici, on est beaucoup moins (hahaha), mais Guillaume et moi, on avait droit à une demie heure, rien que pour nous. C’EST PAS FOU DIS !!!! Je voulais qu’il me parle de ce qu’il avait appris sur la beauté grâce au film, ce que cela lui a appris sur l’amour, sur c’est quoi être un homme… des notions qui, me semble-t-il, lui sont chères. A moi aussi.

En ressortant, j’étais à la fois heureuse et embarrassée. Heureuse parce que Guillaume m’avait partagé tant de choses que je savourais mon plaisir, embarrassée parce que je pensais avoir de mauvais rushs. J’étais tellement absorbée parce qu’il me racontait que j’en oubliais souvent de filmer. Pfff… Vivre ou filmer… C’est parfois complexe. Et puis, pour le montage, c’était pire ! COMMENT JE PEUX ME PERMETTRE DE COUPER GUILLAUME GALLIENNE ?! Vous pouvez me dire ?!!! Je n’osais pas. Le son était formidable, mes images beaucoup moins. J’ai hésité à ne pas faire de vidéo et à vous retranscrire uniquement ce qu’il m’avait dit. Mais sa diction, sa manière de se mouvoir, d’incarner chacune des émotions qui le traversent (et il y en a tant), je me suis dit que ce serait dommage, non ? C’est tellement rare de voir un acteur de cette trempe avoir le temps de s’exprimer. J’espère que vous serez d’accord avec moi. La musique, tirée de la bande originale du film, que la production m’a autorisée à utiliser, m’a beaucoup aidée… Je fais des choses imparfaites, et me suis toujours interdit de m’en excuser, parce que l’important c’est… de faire, avec ce qu’on a. On a dit ça, non ?

Pour tous les fans, dont je fais partie, voici la restranscription intégrale, tout de même. J’ai pas du tout mis cent ans à le faire, hahaha, mais en tout cas voilà, Guillaume n’est pas coupé ! Cliquez en bas du post et vous verrez, il en dit bien plus encore.

mille baisers doux, encore bravo et merci à Guillaume Gallienne pour m’avoir reçue, avec tant de générosité, malgré votre épuisement ! Guillaume j’vous kiffe !

la BO de Yves Saint Laurent, avec des musiques orginiales de Ibrahim Maalouf

Mai : J’ai entendu dire que Jalil Lespert vous avait beaucoup nourri en tant qu’acteur, qu’il vous avait fait progresser. Vous a-t-il fait progresser aussi sur cette notion du beau ?

Guillaume Gallienne : Là où j’ai progressé avec Jalil, c’est sur un beau intérieur. C’est pas tellement visuel, enfin ça devient visuel… C’est-à-dire qu’en fait, un jour, il m’a dit en me dirigeant… il me disait « Sincère ». Ca, j’ai pas tellement aimé qu’il me dise ça, et du coup, j’avais prévu une blague le lendemain, j’avais prévu de lui dire : « Tu veux que je te la joue sincère ou pas ?! », sauf que quand je suis arrivé à la cantine, le lendemain, avant le début de la journée de tournage et qu’il m’a dit « ça va ? », j’ai fondu en larmes. Je lui ai dit « En fait, je peux pas, je ne t’autorise pas à me dire ‘Sincère’. En 20 ans, personne ne m’a jamais dit ‘Sincère’. Je n’autoriserai jamais personne à me faire douter de ça. S’il y a une chose que je suis, c’est sincère, donc ça, non ! »
Et il s’est excusé, il m’a dit « mais non, mais je suis maladroit », il m’a pris dans ses bras comme ça. Il m’a dit « non, je voulais dire ‘Simple' ». Et je lui ai dit : « Ca aussi, je comprends pas ; je comprends pas ‘Simple’. Je ne suis pas simple, ce métier n’est pas simple, le rôle que je joue n’est pas simple, donc non, ‘Simple’, je ne comprends pas non plus ».

Et puis il m’a dit : « Je vais réfléchir ». Il venu vers moi, il m’a dit : « J’ai réfléchi, en fait j’ai compris : tu n’as jamais joué de premier rôle ?! » Je dis : « Bah… non. » Il me dit : « Oui, donc t’as toujours dû montrer. Alors moi, Pierre Bergé, ça y est, je l’ai, tu me l’as montré donc ça y est, je l’ai, donc me montres pas, laisse-moi voir. »
Et j’ai compris dans la seconde. Alors que d’autres metteurs en scène ont dû essayer de me le faire comprendre. Je me souviens de ma mère qui me disait : « Arrête de prouver que t’es le rôle, on s’en fout ! ». J’avais une scène dans le studio, juste cet après-midi là, tout de suite après, j’avais une scène où je rentrais dans le studio pour annoncer à Yves Saint Laurent que j’avais réussi à vendre 25 robes à Hartman et lui badine avec Victoire, il s’en fout. Et au moment du contrechamp sur moi, j’ai juste laissé voir… et le Chef Op, pour la première fois, au moment où on a dit « coupé » a fait comme ça (haussement de sourcils). Donc voilà, c’était gagné.

Après, il y a une autre chose qui est importante, c’est que Jalil peut être brutal. Mais je l’ai jamais pris mal. En même temps, il était très tendre avec nous. Mais il pouvait être brutal parce qu’il est très animal. Et pour la première fois, au lieu de… en anglais, on dit « take it personally », « I didn’t take it personally ». Enfin si… parce que je prends tout « personnally », mais je m’en suis servi. C’était un atout, c’était pas un problème. Alors qu’en général, la brutalité me fige, me paralyse, et là, pas du tout.

Ah ouais, l’écart des pieds ! (ses pieds sont en canard mais les pointes sont tellement ouvertes que les 4 points formés par les pointes et les talons sont quasiment alignés…)

Mai : C’est fou cette laxité. J’arrive à faire pareil, cela dit, mais je fais de la danse.

Guillaume Gallienne : Ah oui… Je suis fan de danse. Ca, c’est une autre partie du beau chez moi… Du beau que j’aime.

Mai : Vous avez failli être danseur ?

Guillaume : Alors, non. J’ai découvert ma passion pour la danse, j’étais déjà mal foutu ! mais j’adore la danse, je fais de la dramaturgie de ballet.

Mai : C’est quoi la dramaturgie de ballet ?

Guillaume Gallienne : La première fois, c’est Nicolas Le Rich qui m’a demandé de co-écrire l’argument d’un ballet sur Caligula, qu’il a crée à l’Opéra de Paris… et la deuxième fois, c’était un argument qui était déjà écrit. C’est Alexeï Ratmansky qui a chorégraphié, créé un ballet sur les « Illusions Perdues » de Balzac au Bolchoï, il y a 2 ans et demi, et qui est repris là, à l’Opéra de Paris. Et là pour le coup, c’était beaucoup plus de la direction presque d’acteurs avec les danseurs. Mon propos, c’est d’aider les danseurs et le chorégraphe dans un ballet narratif à raconter l’histoire, le plus clairement possible, mais le plus possible dans l’économie du signe. C’est-à-dire de ne pas réduire la narration à la pantomime.

Mai : Ne pas rendre ça illustratif.

Guillaume Gallienne : Voilà, mais juste du ressenti. J’adore l’économie du signe, en général. J’ai toujours aimé ça. J’aime l’érotisme, je n’aime pas la pornographie. J’aime le suggéré. J’aime tout ce qui ce qui fait que l’imaginaire voyage. Part.

Pour revenir à Saint Laurent, l’autre partie du beau, c’est tout ce qui s’est passé avec Jalil et Pierre Niney. Et avec Pierre Bergé. Parce que je me suis beaucoup inspiré des « Lettres à Yves », qu’il a écrites après la mort d’Yves Saint Laurent et qui m’ont beaucoup inspirées. Beaucoup. Sur des choses très intimes et très profondes, notamment quand il écrivait qu’Yves Saint Laurent n’était heureux que 2 fois par an, lorsqu’il saluait à la fin des collections, au printemps, et à l’automne. Et ce qui est beau, c’est que Pierre Bergé a tout fait pour que ces moments de bonheur, aussi éphémères soient-ils, durent le plus longtemps possible. Le plus d’années possibles. Il a tout mis en oeuvre pour que ça dure le plus longtemps possible, coûte que coûte. Moi, ça a été mon cheval de bataille.

Après il y avait une autre chose qui était belle, c’est que vis-à-vis de Pierre Bergé, j’avais une responsabilité, c’était de ne pas trahir son deuil. Donc son amour. Sauf que moi, cette histoire m’a un peu consumé. En 2 mois de tournage, j’ai perdu 5 kilos. Un moment donné, mon maquilleur m’a dit : « là, il va falloir manger, parce que tu as trop maigri là ! » et j’ai compris pourquoi, c’est parce que je vivais ces 20 ans d’amour en 2 mois, en vivant chaque chose, non pas comme la première fois, mais comme la dernière. C’est la grande différence, c’est ce que j’ai dit à Pierre Bergé, j’ai dit : « je sais pas comment t’as fait, nous en 20 ans d’amour en 2 mois, j’ai perdu 5 kilos, il m’a dit : « Moi, ça a duré 50 ans ! ». Je lui ai dit : « Mais la grande différence, c’est que toi, chaque chose, tu la vivais comme la première fois, alors que moi, je la vivais comme la dernière ! » Moi en le jouant, je savais que l’homme qui était en face était mort. Même si je ne porte pas le deuil pendant le film, mais quand même, l’acteur que je suis, l’être humain que je suis, le savait. Ca, c’était assez incroyable comme expérience. C’était la seule vraie responsabilité que j’avais vis-à-vis du Pierre Bergé vivant.

Mai : Oui, beaucoup moins que le fait de l’incarner alors qu’il était vivant.

Guillaume Gallienne : Ouais, parce que je n’étais pas du tout dans l’imitation.

Mai ; On sait que l’imitation ne vous intéresse pas.

Guillaume Gallienne : Non, j’aime pas ça. Et puis, ce qui est drôle, c’est que j’ai eu des pensées qui n’étaient pas les miennes.

Mai : Le personnage vous parlait, c’est ça que vous voulez dire ?

Guillaume Gallienne : Oui. Et tout à coup, je me disais : « non, là, il a fait ça ! là, il a fait ça ! »… Des trucs d’instinct… Ou je disais : « Non, ça, s’est pas passé comme ça, mais comme ça ! ». Un truc très étonnant, d’instinct et d’assez radical. Une espèce de clairvoyance, de persistance… même sur des détails. Le film est beaucoup là-dessus. C’est souvent des détails qui sont juste dans un regard.

Mai : C’est un film de regards, je trouve.

Guillaume Gallienne : Oui, beaucoup, beaucoup. C’est vraiment un film de regards. Et Pierre Bergé encore plus car c’est un homme de l’ombre. Il y a une couturière comme ça qui m’a dit : « Monsieur Bergé n’a jamais marché devant monsieur Saint Laurent. » Donc c’est derrière, c’est un metteur en scène.

Mai : Vous voulez dire, pour Saint Laurent ?

Guillaume Gallienne : Oui. Ce qui est fascinant dans ce couple, c’est à quel point ils étaient complémentaires, à quel point on ne sait pas ce que l’un sans l’autre aurait donné. C’est un amour qui est fait de plein d’injustices.

Mai : Oui, c’est sûr, en tout cas, il ne me semble pas nourri par ce sens là.

Guillaume Gallienne : Il y a une dame qui m’a fait très plaisir, en sortant du film, qui m’a dit : « Vous regardez Saint Laurent comme un mystère que vous n’arrivez pas à élucider ». J’ai dit : « C’est exactement ça ! » et en même temps, je me l’étais pas dit.

Je regardais Pierre Niney comme ça. C’est-à-dire que Pierre, il a une précocité et une acuité… Il sait exactement à quoi faire appel avant chaque scène. Et parfois, ça se réduit à un truc. Par exemple, le Château d’Arc, il était juste beau. Mais Beau ! Moi, j’étais impressionné. Quand tout à coup, je l’ai vu arriver en maillot de bain à la piscine, en s’allongeant comme ça sur le plongeoir, j’ai fait : « wouhaou ! »

Mai : Oui, ce plan est magnifique !

Guillaume Gallienne : Ah oui, mais c’est fou de savoir exactement… moi, c’est souvent après la scène, où je constate que : « Ah bah tiens, c’est marrant, j’étais jaloux à ce moment là ! »

Mai : Vous voulez dire que vous ne préparez pas vos scènes ? Vous la vivez comme ça ?

Guillaume Gallienne : Non, je prépare le début, je prépare juste le plongeon. Il n’y a que ça qui m’intéresse. L’important, c’est de bien plonger. Après, non, j’aime pas ; j’aime pas parce que je deviens trop précis. Et comme me l’avais dit mon directeur d’école, François Florent : « Dans précis, il y a précieux et prévisible ». Et puis surtout, ça rend habile. J’aime pas trop ça. Et puis Pierre Bergé, c’est un animal, il faut être dans l’instinct.

Mai : Oui, ça se sent très fort, je trouve ; et ça m’amène à la question suivante. Parce que je vous trouve incroyablement viril dans ce rôle, après « Guillaume et les Garçons » où la question du genre est centrale, que vous a apporté YSL sur cette interrogation : « C’est quoi être un homme ? »

Guillaume Gallienne : C’est mon maquilleur qui me disait : « Mais en fait, c’est deux mecs hypers séduisants, ça doit être ça ! » J’ai trouvé ça juste. Et ce que je trouve magnifique, c’est que l’on correspond absolument à la pensée qui anime celle de Pierre Bergé, et qui à mon avis animait aussi celle d’Yves Saint Laurent, qui était de considérer l’homosexualité comme le fait d’être gaucher. Sans plus. Etre homosexuel, c’est comme d’être gaucher, enfin quoi, voilà, c’est comme ça ! Et du coup, je trouve qu’on ne fait aucun commentaire sur notre homosexualité. On s’aime. Point final. On est 2 mecs qui nous aimons, mais comme des dingues !! En même temps, en se foutant complètement du politiquement correct, des conventions, en allant bien au delà… d’une liberté dingue, d’une audace dingue ! C’est un couple qui a su créer l’icône sans jamais tomber dans les clichés. Jamais ! Et assumant leur homosexualité mais sans aucune provocation ostentatoire. Ils vivaient. Point final. Et ça je trouve que c’est bien réussi et très moderne. C’est moderne pour aujourd’hui mais, vous imaginez à l’époque, à quel point ça l’était !

Après, il y a une chose extrêmement belle dans le film, et je trouve ça important d’en parler. C’est le travail de la costumière, parce que ce qu’elle a réussi à faire. C’est que le film est sur 20 ans et elle a réussi un truc fabuleux qui est de raconter toutes les époques, sans jamais tomber dans le séquentiel. On passe d’une époque à une autre avec une espèce de transition dans la matière, dans les tissus, dans la coupe, qui se fait, l’air de rien. Et ça y est, on était dans les années 50, on passe dans les années 60… on est au début des années 60, on passe à la fin des années 60, et on passe dans les années 70 ! Et le tout se fait comme une maille… Comme une maille, et c’est une histoire de maille. Et de traits.

Après pour la couleur, ce que je trouve très réussi dans le film, c’est que la couleur n’existe que dans les collections. Sinon, c’est un décor. Mais la couleur existe vraiment dans les collections. Tout à coup, on est attentif au fait que le rouge à lèvres devient plus foncé, sur le maquillage, et puis les robes évidemment. Ca, je trouve ça fabuleux. Parce que tout à coup, ces moments de collections, ces 3 défilés ressortent tout à coup comme de l’art.

Mai : Incroyable… Ces 3 scènes de défilé sont incroyables ! Ca vibre de partout. Et je pense que sur le tournage, il y avait une émotion particulière pendant le tournage de ces scènes.

Guillaume Gallienne : Bien sûr. Et surtout, il y avait une aide incroyable et foisonnante de toute la Fondation. Il y avait tous les gens de la Fondation, toutes les robes originales. Il y avait aussi Violetta Sanchez qui a coaché tous les mannequins car elle a été un des grands mannequins… mais, en plus, elle était mannequin cabine, donc la robe était créée pour elle. Pour elle et sur elle. Saint Laurent créait pour ses mannequins. Il était ravi quand certaines femmes non mannequins portaient ses robes mais elles étaient rares à ses yeux. Et c’est vrai que quand Violetta Sanchez briefait les mannequins, elle disait : « non, tu ne peux pas avoir les épaules en arrière, à cause de l’ouverture là, c’est pas joli si tu les tiens là. Non, au contraire, tiens devant, donc du coup quand tu tournes, fais pas ça avec l’épaule… au contraire, c’est avec la main que tu crées la cassure. Là, telle robe, il n’y a pas de taille, surtout tu mets pas la main à la taille, non. Au contraire, reste ouverte. » C’est génial, c’est-à-dire qu’elle connait la robe ! C’est pas les mannequins aujourd’hui qui marchent comme ça (il fait le robot) quel que soit le vêtement ; non, non, elle disait : « telle robe faut la porter comme ça ; marche pas trop vite, au contraire, glisse beaucoup plus avec telle robe, sinon c’est pas joli, tu casses la longueur. » Ce genre de précision, encore une fois, c’est un regard… mais ça investit tout le corps. Ca, je trouve ça sublime !

Il y avait une importance et en même temps une naïveté de la part de filles quand elles portaient… Les filles étaient assez jeunes et elles portaient ces robes avec un trac de débutantes.

Mai : Une forme de candeur ?

Guillaume Gallienne : Ouais ! Du coup, il n’y avait pas d’arrogance. C’était la robe qui en avait, mais pas elles. Ca, c’était sublime. C’était très très beau ça… Elles étaient ludiques en même temps.

Mai : Les filles ou les robes ?

Guillaume Gallienne : Les robes, ça dépend de quelle collection. C’est le moment qui est solennel mais c’est pas elles. Ca, je trouve ça très réussi. Oh, puis sur la relation à eux deux, c’est-à-dire que ça continue.

Mai : Oui, avec ces jeux de regard, derrière le rideau.

Guillaume Gallienne : Les encouragements pour Yves. Juste… (il fait un regard).

Mai : Oui… et puis le fait qu’il soit si heureux à ces moments-là !

Guillaume Gallienne : Oh oui, le trac et le soulagement. Quand Pierre Niney… j’ai adoré au premier défilé Spontini quand il revient et qu’il est là : « Bravo ! BRAVO ! » C’est magnifique. Je trouve qu’il y a quelque chose d’enfantin, de libéré… C’est touchant. C’est très touchant…

Mai : Merci !

Guillaume Gallienne : Merci !

Mai : Merci Guillaume !

Guillaume Gallienne : Merci Mai !

 

Yves Saint Laurent – Bande Originale

Il y a 3 années / Bouche 56 commentaire(s)

56 commentaire(s)

  • Trop longtemps que je n’avais pas laissé de commentaire.
    Elle est très belle cette interview Mai. Je veux dire, je ne sais pas ce qu’en a pensé Guillaume Gallienne mais tu as vraiment du talent pour ça. Parce que tout est naturel et que les questions sont belles et sincères. Parce qu’il est question de ça. De la sincérité qui est si belle. La sienne et la tienne avec cette musique du fabuleux Ibrahim Maalouf derrière.
    Bon Guillaume je suis amoureuse depuis la première fois que je l’ai vu hein! Parce qu’il est beau de partout non?Je veux dire c’est comme s’il jouait la beauté tout le temps. Mais avec toute la sincérité du monde, non?
    Du Love Mai.
    Merci pour ce moment.

  • …la bombe de l’année 😉 et c’est pas fini, elle ne fait que commencer….
    Tout en émotions Maï, voilà comment tu filmes, voilà comment tu arrives à faire passer les choses..Tout est beauté.
    Merci mille fois.
    biz du milieu de semaine
    ps : et l’autre vidéo sur… »la meeeeeer qu’on voit danser… »ahahaha, elle n’est plus ?

  • rho c’est malin, j’ai encore plus envie de voir le film maintenant, j’espère qu’il sortira bientôt ici…
    très belle interview, j’aime tellement sa façon de s’exprimer, c’est presque poétique – du coup j’imagine très bien le casse-tête du montage, mais tu t’en es très bien sortie, la vidéo donne envie de lire ta retranscription du coup :)
    merci une fois de plus!

  • J’aime bien regarder tes vidéos le matin tôt parce que ça me transporte immédiatement ailleurs, pendant tout ce temps je suis dans un autre espace temps et ça c’est vraiment très très agréable, un peu de téléportation!
    ensuite, Guillaume Gallienne….je l’aimais déjà depuis très longtemps (et bizarrement depuis qu’il est plus connu ça m’agaçe parce qu’il est plus « offert »!)
    il me captive complètement…un caméléon, un prisme…à mille facettes…
    ses mouvements de main/yeux/hanches quand il incarne le mannequin cabine Victoria!!!
    et puis…je suis complètement fan de son sourire, de ses yeux qui se plissent, de l’humanité qui en transpire…je l’aime d’amour.

  • Quel beau moment! Ce n’est pas tant l’imperfection qu’on retient de toi, de tes videos mais la sincérité, la « vérité ma fille » tu nous mets les poils à tous les coups. Garde tes doutes, s’ils te font si bien avancer, c’est égoïste de ma part de te souhaiter ça mais ici, je trouve toujours de la beauté, de l’intelligence (tu nous fais reflechir et decouvrir des sensations nouvelles) de la joie et de la bienveillance et ça on est beaucoup à en avoir besoin parceque la vie des fois….enfin, tu sais!
    Et sinon Guillaume Galliene je vous kiffe aussi

  • J’adore ta façon de le filmer.
    Il parle de ce film comme à quelqu’un de proche.
    Le fil de sa pensée se déroule sans retenu !
    Ce que tu nous donnes, est toujours frais, tendre et émouvant.
    Merci Mai

  • et dire que tu as hésité à nous montrer cette vidéo…je trouve que c’est cette imperfection qui rend ce moment d’intimité plus touchant et réel! tu cadres finalement beaucoup sur ces mains, ces gestes et cela nous rend compte de l’intensité qui l’anime quand il parle de ce film que j’ai hâte de voir. Ces derniers jours on voit beaucoup l’équipe à la télé ou dans la presse et j’avoue que c’est bien la 1ère fois que ça sort un peu des sentiers battus. ce n’est pas le discours rôdé de la promo, mais vraiment son retour d’expérience sur ce film. On le sent ému et nostalgique sur la fin…merci, belle claque du mercredi matin. Ce mec est juste GENIAL (Pierre aussi :))

  • Oh merci ! Merci ! Merci Mai !
    J’adore Guillaume Gallienne. Je ne le ratais jamais sur C+, je l’écoute autant que possible sur France Inter…
    Et là tu nous offres 6 minutes de lui. Je l’écouterai pendant des heures. Quel acteur !
    Ca fait deux fois coup sur coup que je me régale. Il m’arrive encore de regarder ta vidéo de la magnifique Valérie… Je dois bien en être à 10 fois ! Celle de Guillaume, ce sera surement pareil.
    Merci

  • Salut Mai,

    Je ne sais pas si tu t’en rends compte, mais c’est un peu un tour de force que tu as réalisé avec cette interview, tant l’interview en elle-même que son montage. Je viens de finir la vision, et j’en suis encore étourdie. Ce qui se passe à l’écran, là, dans ce qui est dit et dans ce qui est vécu, c’est vraiment extraordinaire. Brut et beau. Je suis monteuse de films, et voir un comédien dans l’exploration de son métier, exploré avec tant de justesse, c’est très rare de capter ça en interview. Je retrouve le sentiment qu’on a parfois en salle de montage quand la caméra tourne alors que scène n’a pas encore commencé, et qu’on SENT le bouillonnement intérieur de l’acteur qui est en train de se façonner lui-même. Ce regard-là, ce regard intérieur, c’est de la magie. Dans une autre mesure, n’est-ce pas un peu à rapprocher du regard que chacun porte sur lui-même quand il se prépare, se maquille, s’habille ? Cette espèce de distance par rapport au monde direct, mais en même temps tellement intense, tellement proche de soi, d’une partie de soi qu’on n’aborde pas beaucoup à part dans ces moments-là ? Bref, tout ça pour dire, Merci. C’est très, très beau et fort, ce que tu as fait là. Bises, et désolée pour le gros pavé que doit maintenant être mon commentaire…

  • génial cet interview, merci du travail que tu as fait pour nous la livrer, on pourrait en lire pendant des heures.
    merci aussi pour toutes les vidéos de ces dernières semaines, il y quelque chose d’autres qui se crée dans ton regard, comme un saut
    tu nous permets de rencontrer des êtres rares

  • Quelle générosité, quelle sincérité. Merci à Guillaume et à toi pour le partage de ce moment si précieux. Vivre ou filmer ? Moi je serais incapable de filmer des moments comme ça, d’une telle intensité. Et le courage et l’honnêteté dont tu fais preuve pour la retranscription totale. MERCI

  • Emue….
    Aux larmes.

    Il transpire le jeu et la sincérité. Totalement. Viscéralement.
    Je lui vous une grande admiration.
    j’aime cette entièreté.

    Tu filmes très bien. Je crois que tu as ce truc qui poussent les gens à livrer leurs émotions…..doucement, en confiance.
    Ne doutes pas de ce que tu fais. C’est génial.

    Bises

    Anne

  • Je ne me suis jamais permise d’écrire un commentaire sur votre blog pourtant je le suis depuis le début, peut être à cause de mon complexe d’écriture ( à l’heure où vous lirait ce post j’aurais tergiversé mille fois avant de cliquer sur « envoyer »).
    Mais cette vidéo c’est la rencontre d’un poète avec une autre poète. Peut importe la qualité du montage ( que je trouve soit disant passant géniale non pas par sa qualité mais pas sa simplicité qui traduit une sincérité pure).
    Qu’est ce que c’est beau de voir deux personnes ayant trouvés leurs « voix/voies » se rencontrer. Alfred Musset a dit : « Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, Oser c’est avoir ». Et vous Mai, vous voyez, vous voulez et vous osez ! La perfection éteint la sincérité et la beauté. Vous êtes la perfection de l’imperfection même si parfois il faut lutter pour ne pas tout contrôler. Merci.

  • A chaque fois la même profondeur dans ce que tu nous livres. C’est magnifique, ne doute pas de toi. Je comprends ce que tu as pu pensé en regardant les images filmées, ta déception parce que tu voulais donner le plus beau face à tant de talent. Tu l’as fait, rassure-toi, tu as donné le meilleur de toi-même, capté l’essence de ses propos en choisissant les passages. On voit l’émotion, elle me touche profondément. 30 minutes d’interview sur un canapé dans une pièce apparement impersonnelle et sans lumière et une personne de cette carrure en face de soi… Tu as sublimé le moment, c’est un tour de force. Je pense que la véritable beauté est toujours imparfaite. C’est ce qui fait sa valeur et son authenticité à mon avis, tu ne crois pas?

  • bravo, j’adore guillaume gallienne! je t’adore aussi Mai. tes vidéos sont pleines d’émotions et là,je suis aux anges; le courant est passé entre vous… superbe moment de confidences.

  • Je pense ne pas être la seule à penser que ça aurait été un crime (j’exagère si peu) de ne pas poster cette vidéo.
    Guillaume Gallienne est parfait, je rêverais de pouvoir m’entretenir avec lui ne serait ce que deux petites minutes. Chanceuse !!!
    Les Garçons et Guillaume à table est un des meilleurs films que j’ai vu en 2013.
    J’ai réservé ma soirée et booké ma place pour ce soir, je trépigne.
    J’avais eu la chance de voir le documentaire l’amour fou sur YSL et Pierre Bergé au Jules et Jim. Ces deux personnes me fascinent.
    Au dela de l’empreinte indélébile qu’ils laissent à jamais dans le monde de la mode. Leur histoire d’amour est d’une beauté incroyable, ils sont si inspirant.
    Merci pour ce si beau sujet, au final, les menus manques de focus rendent juste l’interview encore plus touchante.

  • Pfff, bouleversée en 6 minutes et quelques et pourquoi ?
    Je pense que ton talent majeur est de pouvoir créer instinctivement une atmosphère d’intimité et de confiance avec tes interlocuteurs, atmosphère qui est terriblement bien retransmise dans tes vidéos : on te sent bien présente derrière une caméra parfois hésitante, dans tes éclats de rire, la musique berce, appuie sans jamais cacher le propos. Il y a une innocence très touchante et très unique dans ce que tu fais. Alors oui, Galienne forcément, mais Galienne carrément autrement.
    Merci !

  • Tu sais quoi mai, on s’en fout que tes images soient « moins bonne » que le son. Ca n’etait peut etre pas voulu mais y’a des plans on se sent dans l’intimite avec vous. On a juste l’impression d’etre là, de gouter au moment et ca fait juste du bien.
    Guillaume galienne c’est l’incarnation du naturel. Le gars ne surjoue pas. J’ai l’impression qu’il EST dans les personnages qu’il encarne. Il a un jeu juste, limite réel.

    Tu veux qu’on parle du beau? Moi ce que je trouve beau c’est la facon dont fred montre les femmes. Il n’instrumentalise pas la coiffure pour rendre les femmes belles, il fait ressortir leur beauté a travers la coiffure et le montre dans ses videos.

    Le beau c’est a travers ce trio de blog dont je suis devenu accro.

  • YAHOU merci pour le partage de cette interview sublime.
    Je suis encore plus en amour de ce garçon avec ces quelques mots. J’ai hâte de voir le film maintenant (et en Belgique on va devoir attendre encore 1 loooongue semaine).

  • Et bien je n’étais pas partie pour voir ce film mais là il m’a totalement convaincue, je vais courir le voir!

    Merci Mai pour cette merveille!

  • Bonjour Mai,
    Je rejoins tous les commentaires pour dire que le travail que tu as fait sur cette video est incroyable de beauté, de poésie et de sincérité!
    C’est vrai que les vidéos que tu nous propose depuis quelques semaines on fait un « saut », comme le disait une lectrice plus haut. Tu vas vers ce je ne sais quoi de l’intime chez les gens, encore plus qu’avant!
    La promo du film Saint Laurent est très présente dans les médias, et c’est vrai, tu es la seule à avoir su rendre le travail de Gallienne comme acteur, le travail de la beauté sur le film, avec tant de poésie!
    Il parle de Bergé, de la mannequin, de la costumière, de Pierre Niney avec tellement de sincérité! Et toi, en trente minutes tu as réussi à capter ça! Vraiment Bravo!

    Et merci pour ce chouette moment! Du coup j’ai encore plus envie de na pas rater ce film (ma grande spécialité!)
    Des bisous doux!

  • Juste: merci.
    cette vidéo sera LA belle chose d’aujourd’hui. Cette année, chaque jour, j’ai décidé que j’écrirai dans mon moleskine une belle chose que j’aurai vue, lue, entendue, vécue ou sentie. Et je sais que tu vas m’en fournir une sacrée dose, toi! Alors merci <3

  • C’est marrant, j’ai l’impression, dans ces quelques minutes filmées, de le voir lui, la personne, ce qui n’est pas facile quand on est comédien, invité, en promo, sur scène ou face à la caméra. C’est une vraie discussion, simple et riche.

  • Non, mais franchement. Tu arrives à me faire pleurer. Avec une « interview ». Je te suis depuis longtemps, je suis très souvent touchée par ce que tu nous offres. Mais je ne m’attendais pas. Il est beau ce Monsieur. Et je crois que tu n’aurais pas pu mieux filmer, ni monter. On focalise sur ses mains, sa posture, tous ses gestes. Merci.

  • oooooahhhh ouuuuuh
    Ton interview a été menée avec une telle sincérité qu’elle ne pouvait n’etre que parfaite pour mettre en lumière toute l’humilité, et toute la beauté de Guillaume. C’est la rencontre de 2 regards (le tien et celui de Guillaume) tellement POETIQUES, tellement JUSTES, qui rend cette vidéo puissante et bouleversante.
    Merci à toi Mai
    Merci à toi Guillaume.
    You make my day !!!!! J’aaaaadooore

  • Je ne sais pas pourquoi, c’est peut-être la musique, mais cette interview m’a beaucoup émue… Je ne pleure pas, je transpire des yeux 😉
    Magnifique!

  • mercredi j’ai pris le temps de regarder la vidéo, de lire ta transcription aussi, mais je n’ai malheureusement pas eu le temps du tout de mettre un commentaire (qui a dit que les mercredis sont des journées « vacances » avec les enfants ??) …

    alors certes, ya des mouvements de cam’ un peu flottants, mais tres franchement, on s’en fout :) !!! parce que ce qui compte ici, c’est bien le moment présent, c’est tellement plus beau, plus « vrai », une interview comme ça, sur un coin de canapé !!… j’aime beaucoup ce format informel qui met toujours tellement plus à l’aise les artistes (un peu comme « la parenthèse inattendue » que j’adore ;-)) et qui permet ainsi qu’ils se livrent plus facilement, avec tellement plus de sincérité ♥
    Clairement, on n’a pas l’impression que c’est du préparé à l’avance et quasi récité (ça arrive parfois avec les interviews à la télé).

    Merci, Mai, de nous avoir partagé ce moment, malgré tes doutes 😉 ♥

  • La vidéo est vraiment touchante ! Autant la musique, que la caméra portée la rende vivante, et je suis absolument d’accord quand tu dis que Guillaume Gallienne à une allocution très jolie !
    Bon, je vais aller voir le film cette après midi 😀

  • Parmi tout ce que j’ai vu/entendu sur ce film, cette vidéo reste unique et singulière: ces images, ces mots sont franchement magnifiques.
    Le film est bouleversant, puissant et très beau.

  • quelle chance, c’est beau. merci pour cette vidéo, rare sont les acteurs avec autant de finesse, de justesse. quel bonheur, je pourrai l’écouter des heures…

  • Nice video! Mais c’est dommage que le montage soit aussi haché, je trouve qu’on manque les silences, les hésitations qui font respirer une interview et donnent le temps de s’imprégner de ce qui est dit, vu, entendu… Sinon j’aime beaucoup ton blog en quête de beauté. Keep writing and editing!

  • Super interview, cet homme est vraiment génial, son parcours est assez extraordinaire et impressionnant, puis il joue tellement bien! C’est mon acteur préféré, je crois. Bises, Pauline.

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