Melissa

the Good and the Whole

Parfois, on commence à tirer un fil, un cheveu, puis se déroule petit à petit, une pelote dont on ignorait l’existence, le volume, la matière, la couleur. Merci pour tous vos commentaires concernant la vidéo sur Melissa. Je l’ai revue lundi dernier pour notre atelier 20 ans (c’était encore tellement beau… j’espère qu’on en fera d’autres). Elle me disait « Mai, depuis que j’ai vu la vidéo, j’ai jeté tous mes vêtements, je ne me reconnais plus en blonde… en fait, « je » suis brune. Je « dois » repasser me refaire brune!

Mai, penses tu que QUE JE SUIS EN PLEINE DEPRESSION?!!! »

Alors je lui dis non, qu’elle devrait y aller. Que ça allait être un gros bouleversement (10 ans de blondeur tout de même) mais qu’elle est prête, qu’une partie d »elle » le réclame… NOW! que l’autre a sûrement peur mais qu’elle n’en mourra pas.

Alors, au moment où une partie du monde nous rend triste, comment peut on vraiment parler de coloration?!

et bien j’ai découvert son post fb, écrit au saut du lit ce matin :

Melissa est américaine, ceci est une traduction en français de son post mais pour les anglo-friendly vous avez la version originale plus bas dans la traduction en anglais de ce billet 

« Après l’expérience de la vidéo de ma transformation, il m’est arrivé quelque chose de surprenant. Un fossé s’est ouvert en moi, une fissure dans mon « moi ». Ce fut comme si soudain je me regardais vraiment pour la première fois depuis très longtemps… Il me semble que cela fait 10 ans environ, peut-être à l’époque où mon père est mort et où j’ai appris que je ne pourrais pas avoir d’enfants. Je m’étais inconsciemment créé un personnage de protection. Elle était blonde, grande, affirmée, elle n’avait peur de rien. « Moi-blonde » a été une très bonne amie pour moi cette dernière décennie, elle m’a aidé à construire Seymour, à faire face à beaucoup de mes craintes dans la vie, dans le travail, dans l’amour. Mais sa force m’a également empêché de vivre librement certaines des facettes les plus importantes de la vie – la vulnérabilité par exemple. Comme je regardais la merveilleuse vidéo de Mai, j’ai vu aussi quelqu’un d’autre sous les cheveux blonds décolorés et le rouge à lèvres rose. Je vis mon moi adolescente accroupie dans un coin de mon âme. Derrière la façade d’une femme confiante, vivait une adolescente. Une adolescente qui se sentait laide, gauche, traînant des pieds, honteuse. Toutes ces années plus tard, je ne l’avais pas encore exorcisée… Il est grand temps. Hier, j’ai teint mes cheveux en brun foncé – ma couleur naturelle. Ce fut une violente expérience émotionnelle. Quand je me regarde dans le miroir aujourd’hui avec mon nouveau / vieux brun foncé…je fronce les sourcils… mon reflet me propulse à l’époque où j’étais une jeune fille un peu perdue et une vague de panique et de dégoût de soi monte en moi… Pourtant, j’ai été poussée par sa voix à le faire. C’est comme si mon moi adolescent m’invitait à m’aimer comme je suis… Entièrement – sans artifice, sans masque. Si je vous écris ceci aujourd’hui ce n’est pas par vanité ou nombrilisme, mais plutôt comme une exploration ouverte de l’identité, de la vérité. Je crois que la vérité partagée avec une intention positive ne peut que produire de la compassion et améliorer la connexion humaine. Sur les réseaux sociaux, nous nous créons des personnages, nous projetons le meilleur de nous-mêmes. Je pense que j’avais commencé à faire pareil par inadvertance, dans la «vraie vie» aussi. Devenue, vers la fin, un personnage «super moi»… toujours de bonne humeur, forte, audacieuce… mais je me demande … que deviennent les parties rejetées? Celles honteuses, moins-que-parfaites? Dans mon cas, mes nouveaux cheveux bruns sont là pour me dire que ces parties ne peuvent pas être ignorées … Mises à l’écart, elles trouveront des manières étranges pour attirer l’attention, et si leurs clameurs sont ignorées elles vont s’envenimer, céder place au malaise, à la tristesse et parfois même à la colère. Ma question à moi-même ce matin est la suivante: si les différents « moi »-s à l’intérieur de moi ne peuvent pas se réunir harmonieusement sans jugement et dans l’acceptation, quel espoir reste-t-il pour le plus grand monde? Notre planète est actuellement tellement fractionnée, brisée en une myriade de morceaux contradictoires. Les problèmes sont si grands, les failles énormes. Mon esprit se débat constamment pour trouver des réponses sur la façon d’aider le monde à guérir. Ce matin, la réponse est venue: « Commence par toi-même ». #Amour #vérité #vulnérabilité #teamhuman« 

Prenez soin de vous. Commencez par vous-même » et quand je dis « vous », c’est aussi, parce qu’il y a parfois plusieurs « vous » en vous. une partie qui pleure, qui a peut être 20 ans, qui a peut être 4 ans, qui a peut être votre âge. une partie mentale, une partie émotionnelle, un intérieur, un physique… etc, un « vous » qui peut être sanglote. Quelque part. C’est un chemin, parfois violent, parfois difficile, mais on ne fait jamais rien pour rien.

Nous reviendrons sur ce petit post-it, filmé chez Melissa. Cette citation « Do you want to be good or whole? » de C.G. Jung nous a été soufflée par la même personne. et ça a changé ma life. il y a peu.

Je vous embrasse très très fort.

 

Sometimes it begins with a thread that you pull, a hair that unfolds slowly, a ball which we knew nothing about; its size, material, color. Thank you for all your comments on the Melissa‘s video. I saw her last Monday for our 20 years workshop (it was so so beautiful … I hope we will be able to make more workshops). She told me : « Mai, since I saw the video, I threw all my clothes away, I do not recognize myself as a blonde anymore… in fact, I am a brunette. I have to be, to dye my hair brown!

Mai, do you think I’M FALLING INTO DEPRESSION? !!!  »

Then I said no, that she should go for it. That it will be a dramatic change (she’s been blond for 10 years) but that she is ready, a part of « her » demands it … NOW! and that the other part is surely scared but she will not die.

So, when we grieve a part of the world, how can we possibly talk about hair color ?!

And then I found her Facebook post, written out of bed this morning :

 

« After my make-over video experience, something surprising happened. It created a rift in me, a crack in my sense of self. It was as if I was suddenly looking at myself for the first time in a long time…It seems to me that maybe 10 years or so ago, perhaps around the time my father died and I found out that I couldn’t have kids, I subconsciously created a protective persona. She was blonde and big and bold, afraid of nothing. Blond Me has been a very good friend to me this past decade, she helped me build Seymour, face many of my fears in life, in work, in love. But her strength also kept me from openly experiencing some of life’s most important facets – vulnerability for instance. As I watched Mai’s wonderful video I also saw someone else under the bleached blond hair and pink lipstick. I saw my adolescent self crouching in a corner of my soul. Under the confident middle-aged exterior still roamed a teenager. A teenager who felt ugly, awkward, lumbering, ashamed. All these years later, I still haven’t exorcised her…It’s high time. Yesterday, I dyed my hair back to dark brown – my natural color. It was a brutal, emotional experience, when I look in the mirror today with my new/old dark brown hair… I wince…my reflection slams me back in time to the lost girl I was and a wave of panic and self-loathing rises within me… Yet I was pushed by her voice to do it. It’s as if Adolescent Me was inviting me to love her, inviting me to love myself as I am… Entirely- without artifice, without masks. I am writing this today not out of vanity or self-absorption, but rather as an open exploration of identity, of truth. I believe that truth shared with positive intention can only breed compassion and enhance human connection. On social media we create personas of our best selves, I think I had inadvertently begun doing that in ‘real life’ too. Inhabiting of late, a persona of ‘super me’…always in a good mood, strong, bold…but I wonder… what happens to the discarded parts? The shameful ones, the less than perfect? In my case, my new brown hair is here to tell me that these parts can’t be ignored…left untended they will clamor in odd ways for attention, and if not heeded will surely fester, give rise to dis-ease, sadness and sometimes even anger. My question to myself this morning is this: If the various selves within me can’t come together harmoniously in non-judgment and acceptance, what hope is there for the greater whole? Our planet is currently so fractioned, broken into myriad conflicting pieces. The problems so big, the rifts so enormous. My conscience grapples constantly for answers on how to help the world to heal. This morning, the answer came: « Start with yourself.’  ‪#‎love‬ ‪#‎truth‬ ‪#‎vulnerabilty‬ ‪#‎teamhuman‬ « 

 

Take care of yourself. Start with yourself and when I say « you », it’s because there are sometimes several « you »s in You. A « you » who is crying. Who may be 20 years old, who may be 4, or who may be your actual age. A mental « you », an emotional « you », internal, physical, etc…, a « you » who is sobbing right now. Somewhere. This is a path, it is sometimes violent, other times difficult, but every step matters.

We will come back to this little post-it, filmed at Melissa’s place. This quote « Do you want to be good or whole ? » of C.G. Jung has been revealed to us by the same person. And it changed my life. A few time ago.

Yours warmly and deeply.

Il y a 2 années / Bouche 17 commentaire(s)

17 commentaire(s)

  • Chère Mai, je lis ce beau texte de Melissa, qui résonne fort en moi. Dans cette période mouvementée pour moi actuellement, faite de grandes émotions, positives comme négatives, je suis à la fois tentée de me « rigidifier » pour faire face, de ne pas me laisser « fissurer », refuser la faiblesse en somme; et également de revenir à une pureté des sentiments un peu enfantins, comme une protection naïve, sans fards et sans filtres, d’accepter les émotions comme elles viennent sans avoir honte ou peur. Savoir faire cohabiter ces différents « moi » dont parle Melissa, c’est tout l’enjeu pour moi, je crois, de mûrir harmonieusement. Avec les années, on n’a plus envie de mentir, de se mentir… Je ne comprends pas bien l’expression « prendre soin de soi », je ne sais pas comment on fait, je ne sais pas si j’ai vraiment envie de me sentir vulnérable, mais j’essaie d’accepter mes différents moi (même si j’aimerais parfois qu’ils la ferment un peu!!)…
    Merci à Melissa pour son texte.
    Belle soirée.

    • Akabé! Merci pour ton message! Et non personne ne nous a appris à gérer cette vulnérabilité! Et peut être est ce, parmi tant d’autres choses, quelque chose que l’on est capable d’appréhender plus tard… Je t’envoie les meilleures ondes et mille bises, mai

  • Ce très beau post me rappelle une réplique de « Top of the lake » qui m’avait semblé m’être adressée tellement je m’y retrouvais : « You are so hard. And what I don’t like is that you think it’s strength. »
    Jane Campion… Elle sait dire des choses sur ce que c’est qu’être une femme qui me nourrissent énormément.
    Tout ça pour dire que je me reconnais totalement dans cette construction dans la négation de la faiblesse. Et que ces temps derniers, je me rends compte du non-sens que c’est… C’est beau, la recherche de soi, même quand c’est douloureux… Bises à Melissa, et à toi !

  • Merci Mai et Melissa. Ca me parle, tellement. Je crois que j’ai (un peu) ouvert les yeux le jour où j’ai vu le Ted talk de Brené Brown : the power of vulnerability. https://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability?language=fr
    Depuis, c’est un cheminement permanent, cette vulnérabilité que j’explore me rend parfois plus forte, plus entière, whole, et je me découvre un peu plus ouverte, patiente, pleine d’amour chaque jour. Mais aujourd’hui et depuis que je me suis cassé la gueule en amour, après avoir tant donné et tellement entièrement, je me suis retrouvée fissurée comme dit Akabé, de l’intéreur, et c’est seulement en étant entourée de bienveillance que je me sens bien. Et quand la bienveillance n’est pas là, je craque, je ne peux pas faire face à ces personnes qui n’ont pas développé ce sens de l’Autre. Et qui j’ai l’impression ne sont pas bienveillantes avec elles-mêmes non plus, ce qui me donne envie de les prendre dans mes bras mais aussi de m’enfuir en courant. Bref, il y a du boulot.

    • Aw Roanne. Merci pour ton commentaire. Le fait d’être entière et vulnérable n’empêche pas les épreuves ni les difficultés. Et quelle réflexe sain et merveilleux de s’entourer de bienveillance lorsque l’on en a besoin. Je te souhaite de très très belles choses. Xxxx

  • Chère Mai, merci ! Je suis étudiante. J’adore ton blog. Ce que tu écris me fait sourire. Je vais devenir psychologue. C’est très particulier ce métier où les gens te confient leur intimité. Où ils attendent tant de ton « expertise ». Et oui moi aussi j’ai envie de leur dire « soyez vous ». Pourquoi les gens se pourrissent la vie à vouloir être ce qu’ils ne sont pas ? Soyez spontanée ! Aimez vous ! On perd du temps et on se fait du mal finalement. Merci Mai.

  • J’ai vu ce post cette nuit à 2h du matin…j’ai voulu écrire mais j’ai tout effacé.
    Enfin de compte je suis bien contente de m’être endormie avec un si joli texte, avec tant d’émotions vraies.
    Une résonnance forte forte forte…Il y a donc 10 ans que j’ai perdu ma mère, et dans la même année à quelques mois prés je divorçais. J’ai perdu mes cheveux… trop de choc. C’est alors que j’ai décidé de les porter frisés au naturel, ne plus me faire de brush et tout le tralala qui va avec (je n’avais jamais vu ma tête au naturel au quotidien…et ce depuis toute petite).
    Je me suis sentie beaucoup mieux, un peu comme si je me renaissais…

    10 ans après je continue mon chemin…celui qui mène vers l’harmonie tant physique que mental. Depuis un an, j’ai ce lâcher prise, j’accepte (mais ce n’est pas si facile) cet autre moi complétement vulnérable, ce moi qui se cachait derrière la carapace de dingue pour ne pas montrer les faiblesses (la belle affaire).

    Tout à commencer par Charlie…c’était atroce, je me suis sentie oppressée comme jamais, je ne comprenais plus d’un seul coup ce monde dans lequel je vivais, j’ai eu peur…très, trop.. mais j’ai affronté cette peur car j’avais besoin d’être avec tout le monde au grand rassemblement, j’avais besoin de sentir ce mouvement de soutien, de bienveillance, d’amour aussi…surtout.
    Et puis il y a eu en 2015 beaucoup de moments personnels, de très beaux comme de moins beaux, avec tous beaucoup d’émotions, beaucoup beaucoup qui ont fait que…mon chemin s’ouvre vraiment vers l’acceptation de cette vulnérabilité, celle dont j’avais si peur, celle qui faisait que si je la montrais c’était se sentir faible, vaincue (de quoi ? je ne sais pas). Je vais vers ce chemin où j’accepte que j’a vécu des moments difficiles, que j’ai fait des erreurs aussi, grosses ou petites elles sont là, j’accepte de pleurer (je l’ai encore fait cette semaine avec Bruxelles), j’accepte de me sentir coupable (après faut savoir ce que l’on fait avec…mais ça c’est autre chose)
    J’apprends et j’accepte « d’êtres émotions »…
    j’apprends à devenir « humain » tout simplement.
    Mille bises Maï et Melissa, ça fait tellement de bien de vous lire

  • Je pense que certaines carapaces qui nous étaient utiles jusqu’alors se délitent naturellement grâce à une certaine révélation de soi-même, une prise de conscience… Une nouvelle image de soi apparait qu’il faut appréhender pour laisser son ancienne carapace, ses anciens automatismes qui nous protégeaient de nous-mêmes et des autres… La vie est changeante, multiple comme nous et c’est ce qui en fait le sel, nous évoluons au fur et à mesure comme une vague en mouvement perpétuel… Nous ne pouvons pas lutter contre mais accompagner ce mouvement même si parfois nous luttons contre le changement et nous raccrochons à notre « ancien » moi…La nouveauté fait parfois souvent peur mais cela peut être une libération de se re-trouver pour un nouvel élan vers soi et par conséquent vers l’autre… Il faut parfois du temps pour trouver une passerelle sincère entre soi et les autres…

  • Ce post m’a touché, mais me laisse aussi toute perplexe. Je n’ai jamais vraiment compris ce que c’était « être soi », et j’ai l’impression de ne pas savoir me définir autrement que par mon rapport aux autres. Peut-être me reste-t-il encore beaucoup de moi à explorer, mais quand on me dit d’être moi-même, je suis surprise et même une peu bêta car je ne comprends pas ce que ça veut vraiment dire.
    Et j’ai (je n’ose pas dire antipathie, ni mépris, c’est beaucoup trop fort), une espèce de méfiance (?) envers les personnes qui revendiquent leur caractère, leur « entièreté » comme un argument pour ne pas être sympa ou un prétexte de colérique, voire d’absence d’empathie (et ça m’agace, certes !). Mais du coup, là, en écrivant ce commentaire, j’ai l’impression de faire la même chose. Pffff. Allez, va me falloir des cours de bienveillance !

  • comme tout cela me parle
    la petite de 4 ans qui voudrait qu’on la console
    la moyenne de 15 ans qui se trouve moche
    la déjà grande de 37 qui en veut à ses parents de l’avoir mise au monde, forcée à vivre
    comment concilier tout ça ?…
    merci à Melissa de ces mots doux et réconfortants

  • Mai, je te suis depuis longtemps et je ne commente jamais. Mais cette vidéo j’en ai pleuré, je l’avais d’ailleurs déjà dit sur Twitter. Je ne savais pas que Melissa ne pouvait pas avoir d’enfants, cela résonne encore plus en moi. C’est se voir dans un miroir et voir ce que je pourrais devenir. J’ai 30 ans et je me rends déjà compte de ces parties de moi que j’enfouis trop souvent pour être lisse et parfaite. Je ne sais pas si cela fait du sens en tous cas tu me fait réfléchir et c’est tellement rare sur la blogosphère! A bientôt

  • Mai, Melissa, cette vidéo est un incroyable cadeau. Merci de vous donner ainsi, c’est loin d’être évident! Je l’ai regardée plusieurs fois, elle me fascine un peu j’avoue, par sa sincérité. Et ce post-it m’obsède au point d’avoir fait des arrêts sur image 🙂 Looking forward to read more about it 🙂

  • Bonsoir Mai, d’habitude je suis pleine de mots et de réflexions face à tes posts notamment lorsqu’il s’agit de développement personnel. Depuis lundi 21 mars, j’ai, si je puis dire, perdu mes mots. Pas dans le mauvais sens. Lire Mélissa fait un bien fou, la rencontrer, lui parler et lire ce post-ci est assez fort moralement. Elle est en train de se réconcilier. J’ai envie de me réconcilier aussi avec moi et de rassurer « mini-moi ». Pas besoin d’être l’imaginée blonde, blanche aux yeux bleus. Mélissa est vraiment courageuse de s’être livrée ainsi. Je pense que nous mettons beaucoup de nous de côté pour faire bien. Enfin ce n’est pas je pense, j’en suis sûre. Bref, mille mercis pour cet article, pour cette belle rencontre, pour cette soirée. Sonia

  • Merci Mai et Melissa pour cette réflexion toute en profondeur. En pleine période de questionnement, tiraillée justement entre être good (contribuer, faire ce qui est juste) et whole (me réorienter après quinze ans d’études et de fonctions qui ne me satisfont toujours pas) vos textes me touchent énormément. Maintenant que j’accepte qu’il faut changer et lâcher prise pour commencer à toucher à la sérénité, mes rêves d’enfants se manifestent, et reprennent leur place en moi. C’est ce chemin vers des retrouvailles avec moi-même qui, je crois, aura bien plus d’effets positifs sur le monde que tous mes efforts passés. Et c’est « humbling » que de le réaliser. Merci de m’accompagner dans ce processus…

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