Jean-Hubert MARTIN

Déambulation dans l'Exposition Carambolages

Voici une expo extrêmement désarçonnante. je m’étais habituée à des installations géantes, à des expressions finalement très « fashion » de l’art contemporain. ou bien des monographies plus historiques, où j’essaie de ne pas trop lire les légendes, de rester dans un rapport sensoriel et formel à l’oeuvre (oui je trouve que les légendes sont souvent des éléments historiques, des petites histoires dans l’histoire, mais qu’elles ne placent pas le promeneur dans une position de regardeur, on ne voit souvent rien de plus après avoir lu la légende, ce que j’aime c’est la possibilité de voir « plus », d’aller plus loin dans mon expérience sensible, et donc d’être… touchée).

oui ici, on voyage dans les formes, sans chronologie. on bondit d’un siècle à un autre, d’une partie du globe à une autre. j’ai été totalement envoutée par certaines pièces (cette statuette de baiser, ces morphings projetés avec différentes images de la féminité (ça parle beaucoup de sexe je trouve cette expo)(j’adore)).

en outre, j’ai surtout été touchée par le plaisir du curateur, Jean Hubert MARTIN : toute l’expo est un plaisir déroulé en forme de parcours. c’est ce sentiment qui me semble t il nous permet de naviguer ainsi dans l’expo. c’est comme une chasse au trésor, avec un coffre rempli à chaque pas. un rapport autre à l’interactivité. on parle souvent de chemin ici, et bien celui-ci est aussi inattendu que sublime.

encore merci au Grand Palais pour cette rencontre si inspirante. et vive l’art!

 

This is an extremely unsettling exhibition. I have to confess I got a bit used to giant installations and ultimately to very « fashionable » expressions of contemporary art. Or, to very historical monographs, where I try as much as possible not to read the descriptions, to stay in a sensory and formal report to the work. (Yes, I personally believe that legends are too historical; little stories in the History of Art, but they do not put the visitor in a viewer position. More often than not, one is not able to see the work anymore after reading the legend. What I prefer is the ability to see « more », to go further in my sensory experience, and hence to be…touched).

While here, you travel between forms, without chronology. We jumped from one century to another, from one part of the globe to another. I was totally mesmerized by specific works (Like this kissing statuette and the morphs projecting different images of femininity (The exhibitions talks a lot about sex) (I love it)).

Furthermore, I was especially touched by the contagious pleasure of the curator, Jean Hubert MARTIN: the whole exhibition is pure pleasure in the form of an esthetic itinerary. It is this feeling that seems to help us navigate so smoothly in the exhibition. It feels like a treasure hunt, with a trunk filled at every stop. Another interpretation of interactivity. We often speak of paths here, this one is as unexpected as sublime.

Many thanks again to the Grand Palais for this very inspiring meeting ! And long live art !

Goran Bregovic – U te sam se zaljubia

Il y a 3 années / Bouche 1 commentaire(s)

1 commentaire(s)

  • J’aime bien le titre de cette expo. Mais elle est à Paris, c’est un peu dommage. Elle doit être pas mal du tout. Pour me consoler, j’ai l’expo Modigliani près de chez moi, que je n’ai pas encore vu. Vite, j’y cours. Bonne journée à toi

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