Peaceful Warrior

my Vision Quest (5/5)

5e et dernier volet de la quest : qui suis-je? qu’est ce que je fais-là? en partant chacun à nos emplacements, il fallait articuler nos questions aux esprits de la montagne. les journées passées ont fait tomber les protections, donné une forme, des contours, à l’entrave que représente l’égo, les manigances et le bruit orchestrés par ce fameux monkey spirit.

chaque matin, le « coucou » me réveillait. 4h45. il m’invitait à le rejoindre pour accueillir le soleil. c’était le premier à chanter puis venaient tous les autres. il y avait mille oiseaux mais aussi un chien, et peut être un renard, les chèvres. ça ressemblait aux morceaux qui me touchent tellement de Richard Reed Parry (utilisés justement ici et ici).

au jour tombant, c’était le chant du vent. et entre les deux, les criquets au soleil. l’un d’entre eux avait d’ailleurs élu domicile dans mes fanions de prière.

Combien de temps au juste peut on écouter la symphonie de la nature?




Et à un moment ça m’est paru clairement. c’était à la fin du dernier concert de l’aube, juste avant que la famille magique ne vienne chercher un à un, chacun de ses membres en une procession silencieuse. tout est m’est apparu clairement : je suis née en riant. je suis née avec de la joie et de la résilience. beaucoup de joie, beaucoup de résilience. cela m’a permis de créer et de traverser beaucoup de choses. beaucoup de choses. mais il me semble ne pas avoir atteint mon potentiel max. j’ai eu encore du mal à atteindre mes propres sommets. je n’ai jamais pu mener certains combats. des combats qui pourtant me sont essentiels. je ne les ai pas menés parce qu’il me manquait quelque chose. ou parce que j’entravais quelque chose. de la force… j’ai compris aussi que ce 3e enfant que je désire depuis 30 ans (oui je sais) est un enfant que je désire « trop ». que la vie à d’autres plans pour moi. qu’il y a mille manières d’enfanter. et en regardant cette vue qui était devant moi depuis 4 jours et 4 nuits, j’ai vu ces 2 troncs d’arbres à la lisière du bois, ces deux jambes… et je suis passée.

donner naissance à soi-même. donc mon 3e môme, c’est moi!

voilà les chéris, c’était mon dernier post sur la quest. j’espère qu’il vous permet à vous aussi de mener vos propres réflexions. j’ai entendu une phrase sur la colline. elle ne m’était pas directement adressée mais je n’oublierai jamais : « tu es un joyau, un coeur pur, mais tu es brisé. tu es brisé, car le monde n’est pas aussi pur que toi. et ça te ronge. le monde ne tourne pas selon tes standards mais toi tu dois vivre selon tes standards à toi, c’est à toi de nourrir le monde… de toi. pas à lui de te manger. fais quelque chose. une chose chaque jour durant ce prochain mois, cette prochaine année, qui vienne de toi. et de toi uniquement. toi, le coeur pur. et tu vas apprendre à vivre ta propre vie. »

Il y a 2 mois / Bouche 104 commentaire(s)

104 commentaire(s)

  • Bonjour Mai, la lecture de ton texte me fait penser à cette autre lecture, les derniers mots en particulier : « Le système économique tout entier repose sur la mondialisation d’un type humain, le consommateur, dont le seul horizon est de se soulager de vivre en cédant compulsivement aux attraits d’un étal virtuel de marchandises qui, sans cesse, lui inventent des besoins en prétendant les satisfaire. La culture postmoderne tend vers une destruction spirituelle de l’humain par dépérissement progressif de l’intensité vitale. Elle nous formate insidieusement en saturant nos sens d’un non-sens qui n’a d’autre propos que de nous détourner de notre intériorité. C’est d’abord en soi-même qu’il s’agit de la combattre. Un être en chemin doit aussi vaincre en lui-même son époque.  » Denis Marquet
    C’est formidable et émouvant ces prises de conscience dont tu nous parles.
    Vaincre en soi même son époque ! Je comprends cette sensation d’être « brisé » depuis bien longtemps. Vaste programme que celui des peaceful warrior ! La vie m’a mené aussi vers ce combat pacifique malgré bien des colères, pas cette époque, pas cette culture postmoderne dont parle Marquet.
    « Nous appelons matérialiste une conception du monde qui n’est rien moins que furieusement idéaliste, comme le culte de l’argent et son corollaire, la sacro sainte théorie économique, ainsi que toutes les élucubrations qui s’y rattachent, tandis que nous nous nommons idéalistes ou spiritualistes les conceptions qui cherchent désespérément à se rapprocher du réel telles que l’observation des cycles naturels. » Denis Grozdanovitch
    Observer, observer, observer !

      • Edouard ,
        j’ai toujours un problème avec la notion de réel! Qu’entend on exactement par là?
        est ce que cela relève du concret ou du regard?
        merci

        • « …moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre !… » Rimbaud
          Je comprends votre question ( « une question de photographe » ) La réponse est en vous. Pour moi, le réel se goûte dans la relation bien réelle aux êtres et aux choses. Relations de friction parfois, préférables à des relations de fiction.

        • Philo, concept et réalité. « La philosophie aide à construire. Elle donne du sens à ce qui n’est sinon qu’un magma d’actes et de prises de parole. C’est une discipline qui ne vaut rien sans la confrontation au réel. Et le réel ne vaut rien sans la capacité qu’elle offre de remonter au concept. Il faut donc accepter de vivre dans une zone intermédiaire faite d’impuretés, où vous n’êtes jamais un assez bon penseur pour le philosophe, et toujours perçu comme trop abstrait pour affronter le réel. Il faut être dans cet entre-deux. Je crois que c’est là l’espace du politique. » E Macron
          De mauvais penseurs trop abstraits dans une zone intermédiaire faite d’impuretés ! 😉

          • Merci Edouard
            pour cette belle citation de Rimbaud
            (celle d’emmanuel macron me touche moins mais sans doute à cause de ces allers retours entre abstrait – philosophie pour en venir à l’espace politique)

            oui c’est bien une question de photographe mais pas que – je me sens toujours très subjective; que ce soit dans mon regard (perception) ou dans ma photographie (concrète).
            Il n’est pas nécessairement question d’opposition en réel et fiction pour moi. Ou alors cela voudrait dire qu’il n’y a sur ce fil que deux absolus…
            Pour répondre à ta (votre) position sur cette notion de réel : oui la réponse est en moi, et sur mon mur d’editing. Mon rapport au monde se voit, même si mon langage photographique tend à ne pas être dans une narration trop linéaire. Et pour tout vous dire, la photographie est toujours un « prétexte à la rencontre » et positionne toujours son auteur dans le monde, son rapport au monde.

            Merci Edouard; vous écrivez très bien ; je trouve cela très beau, très juste.

  • Quel grand écart depuis l’école de commerce et L’Oréal ! Je ne sais pas si tu continues de travailler dans le luxe et la cosmétique mais ça ne doit pas être évident… La dernière phrase de ton post est très forte. Merci pour le partage…
    Et sinon, pour le renard, tu ne peux pas te tromper si tu en entends un, c’est un peu comme un paon, une sonorité unique 😉

    • alors le renard ce sont d’autres participants qui l’ont entendus! ils décrivaient un mélange de chèvre et de « je ne sais quoi » et on leur a dit que c’était un renard!!!

      • Ahh je croyais que c’était toi qui l’avait entendu 😉 Je comprends leur difficulté à décrire le « cri » du renard. La première fois que j’en ai entendu un (on dormait dans l’équivalent d’une cabane dans la forêt), il était à 10 cm et on a eu la frousse de notre vie. On ne le voyait pas, et bien sûr on ne savait pas que c’était un renard et, moi qui ai une imagination débordante, j’ai carrément visualisé un monstre ! Depuis qu’on sait, on le reconnait tout de suite son petit cri bien à lui 😉
        Tes mots m’ont rappelé un souvenir beaucoup plus agréable, « le souffle de la forêt » alors que je dormais à la belle étoile dans une communauté indienne du Chiapas… les singes, les oiseaux, tous les animaux que je ne connaissais pas, dans un grand concert à l’aube… c’était il y a bientôt 20 ans et ce souvenir est encore tellement beau et puissant… Ce que tu vis en ce moment raisonne beaucoup avec ma vie d’avant, mes questionnements et expériences 😉

  • Chère Mai, je viens te lire chaque jour comme on boit à une source. Et je laisse grandir en moi ce que je prends chez toi…. et ….je te remercie.

  • La chiale au réveil. Merci hein ! 😉
    Arf… C’est tellement long de donner naissance à soi-même, tellement de circonvolutions… Moi je n’arrive pas bien à faire le lien entre un processus spirituel et la vie que je vis à Paris, avec mon métier branché où la compétition est reine. Impression récurrente de ne pas être sur le bon chemin, sans savoir comment y retourner et continuer à gagner ma vie… gneu :/

  • Tellement beau, merci d’avoir partager cette expérience avec nous, ce matin j’ai des larmes de beauté qui coulent grâce à toi. Et félicitations pour cette naissance!

  • « donner naissance à soi-même » : waoooooow ♥♥♥ !!!
    et bien sûr, le dernier paragraphe, triple salto des émotions et des « waoooow » aussi ♥♥♥ !!

    Merci encore pour le partage de ces moments si intimes ♥

  • Waouh. C’est fort et beau.
    Le dernier paragraphe va, je pense, aussi m’accompagner longtemps…
    Et puis ce troisième enfant… piouf… ça me parle tellement…
    En venant ici ce matin, j’allais écrire un commentaire sous le post précédent (surrender). Je voulais y dire que j’y voyais une forte analogie avec les contractions lors d’un accouchement. Cette remarque semble aussi avoir ça place sous ce post-là !

  • Merci pour cette intimité partagée. Nous sommes nombreux à vivre scindés comment être là tout en s’extrayant de cette folie ?. Je me tourmente avec ces questions et notamment celle de la place à trouver, celle de la place juste, celle où l’âme est vibrante, le coeur pur, l’énergie vitale qui circule simplement. J’y suis presque je crois, à moins qu’il n’y ait rien à atteindre, juste un chemin à suivre… Merci pour ta contribution humaniste, c’est ça nourrir le monde, faire sa part et c’est beau à offrir et à recevoir ! xoxox

    • oui nous sommes parfois scindé.es mais il faut combattre et ne pas se retrouver brisés.es. bonne route mariannehehe! et à très vite! ❤️

  • Cette video avec ces son d’oiseaux…. Merci Mai. Moi qui ne suit pas leve tot, je me dis que je devrais le tenter plus souvent. « il y a mille manieres d’enfanter » m’a fait reagir comme un jet d’eau fraiche en plein visage…. Et tes derniers articles, alimentent ma reflexion, mon propre cheminet aussi resonnent avec le fantastique livre pour enfant (mais pas que) du Dr Seuss, je ne sais pas si tu connais « oh the places you’ll go », ou on trouve ce fantastique texte : « And when things starts to happen, don’t worry. Don’t stew. Just go right along. You’ll start happening too. »je ne sais pas comment mettre une image dans ce commentaire, donc je te met le lien instagram : https://www.instagram.com/p/BT-B6YWlmXj/
    Bonne journee a toutes et tous

  • j’ai pleuré un peu. c’était beau.

    Je pars dans quelques mois, pour un an. à l’autre bout du globe. me confronter aux paysages, aux éléments qui m’entourent. je suis bien plus jeune et je manque surement encore beaucoup de recul sur les choses, mais j’espère réussir à faire ce travail sur moi même, à mon échelle.

    merci.

  • Les larmes me sont montées à la lecture de ta re naissance, et puis cette dernière phrase et si puissante, si belle. Finalement Je pleure de joie à l’intérieur et le sourire s’accroche à mon visage.
    ça me donne de l’espoir, ça me donne des envies et ça nourrit encore et encore ma propre quête.
    Merci beaucoup !

  • Chère Mai, ton post a déclenché tellement d’émotions, de larmes. Tes mots ont tellement de résonance …. Je t’exprime toute ma gratitude pour tout ce que tu (me) nous donnes, tout ce que tu partages avec nous ( moi) . Merci. <3 <3 <3

  • Mai je t’envoie toute ma gratitude une fois de plus pour ce partage si intime, ce dernier paragraphe bouleversant. Et les mots me manquent pour te remercier d’évoquer ainsi l' »enfantement », tu m’as vraiment offert une prise de conscience énorme, c’est fou comme on a parfois l’impression de « savoir » des choses sur nous-mêmes et comme quelqu’un , toi!, peu-t-x les mettre en lumière avec une intensité très différente, un nouvel éclairage.
    Je te souhaite de poursuivre un chemin toujours aussi beau, riche avec toutes les lumières et les ombres nécessaires.
    XXX

  • Merci Mai pour ce que tu nous offres ici de bon cœur 🙂
    J’essaie d’apprécier chaque temps de cette exploration qui s’achève sur une porte grande ouverte. « Explore » est le premier temps, l’origine, mais c’est aussi un fil conducteur me semble-t-il: explorer la confrontation avec ses peurs, explorer l’ennui (jusqu’à l’ennui de soi), explorer ses limites, explorer sa définition en tant qu’être re-naissant, en tant que « cœur pur » agissant…
    Question: « le monde n’est pas aussi pur que toi ». J’ai du mal à saisir pourquoi. Pourquoi le monde serait-il moins pur que nous?
    Palpitante journée à tous et toutes 🙂

  • *explorer l’abandon, le « lâcher prise » aussi: je ne l’ai pas mentionné celui-là, le 4ème temps, comme « oublié ». Evidemment… 🙂

  • Coucou Mai,
    Merci pour ces 5 postes. Je sais que tu chemines depuis un moment. Je suis à la fois étonnée et pas tant que ca du résultat, il y a tant de chemins différents… Il y a un peu de tout ce qui me travaille depuis l’arrivée de ma puce, jusqu’à ce lâcher prise qui déconstruit tout ce qu’on a construit en tant d’années et laisse un terrain fertile à une renaissance. Une naissance en pleine conscience. Reste à voir ce qu’on en fait… c’est pas toujours simple. Je te souhaite un beau retour à la vie traditionnelle ;). Pleins de bisous. Monica

  • Ok je suis soufflée.

    Je pourrais lire encore plusieurs épisodes de cette histoire! Il me semble que faire ce quest ou te côtoyer au quotidien pourrait apporter plus de détails de ce voyage fascinant. Tu dois avoir tant de sensations qui et de compréhensions se révèlent depuis ton retour.
    Encore!
    Et bienvenue au monde!

    Revenir à soi ou encore mieux, coming back home. Tu sais si bien nous le raconter et nous donner envie de le retrouver.

    Je m’endors au son de la pluie qui tombe sur une petite cabane sans eau sans électricité. C’est au milieu d’un champ où le jour paissent des chevaux, des dindons sauvages et des bernaches du Canada. J’entends le souffle de mes filles et les chants des rainettes dans le marais tout près.

    Si tu traverses l’océan je te ferait visiter cet autre endroit où nous revenons à la vie. 🙂

  • « … mille manières d’enfanter… » Joie résilience et combat. Brisure et cœur pur.
    Dans la nuit noire
    Tôt ou tard
    Va briller un espoir
    Et germer ta victoire
    Arme-toi de patience
    La souffrance
    N’est jamais inutile
    Elle élève en silence
    Tisse les fils
    Invisibles
    D’une autre naissance
    Vois la mer qui se calme
    Le soleil dans les arbres
    Sèche tes larmes
    Sois vivant, reste vrai
    Contre vents et marées
    Extrait de la chanson de Françoise Hardy « contre vents et marées »

      • « laisser passer les vagues. les vivre et les embrasser ». Mai (dans ton post précédant) 😉 La solitude dans laquelle peut pointer l’ennui permet ce « surrrender » et cette prise de conscience du « qui suis-je? qu’est ce que je fais-là?  » Non je ne suis jamais seul avec ma solitude, chantait Moustaki.

  • @ Vallée. Oui, heureusement, pas d’opposition entre 2 absolus, le réel d’un côté, la fiction de l’autre. Je schématisais à l’extrême. Notre vécu s’inscrit dans une réalité à mi-chemin entre ces 2 pôles. Le réel pas uniquement frictionnel ! La fluidité existe aussi, dieu merci !
    Mis à part cela, mon impression est que nous naviguons dans un univers bien plus fictionnel / imaginaire, mental, que réel, « l’autre »qui cache celui que nous voyons en réalité selon Proust, une cage aux barreaux invisibles selon D Chopra.
    ( Un mélange de chèvre et de « je ne sais quoi » et on leur a dit que c’était un renard ! Le renard vu comme un monstre ! 😉 Le renard du Tibet qui n’a rien d’une chimère « vu » sur wiki.)
    2 citations qui corroborent mon impression :
    « il existe un autre univers que celui que nous voyons et rencontrons, c’est celui que nous voyons en réalité mais que nous sommes détournés sans cesse de regarder et qui est caché par l’autre » Marcel Proust
    Deepak Chopra a forgé la notion d' »hypnose socialement programmée » pour décrire notre état de conscience collectif. Ce que nous prenons pour la réalité est une construction parfaitement artificielle, une cage aux barreaux invisibles. La réalité réelle, la vraie vie, avec ses saveurs, ses odeurs, ses fulgurances, respire derrière cette structure selon lui.
    Cette question de la réalité, de l’attention, du regard sur le monde, m’intéresse beaucoup !
    Je ne veux pas trop envahir cet espace avec ces questions qui sortent du cadre de ce post.
    Je vous enverrai des écrits sur le sujet qui vous intéresseront peut-être.
    Merci Vallée pour votre appréciation de mon écriture ; je me nourris de beaucoup d’écrivain.es d’où de nombreuses citations.
    Oui, la photographie, tout comme la vidéo telle qu’elle est pratiquée par Mai, offrent cette merveilleuse possibilité de la rencontre !

  • mai,
    dans un précédent commentaire, je t’avais déjà demandé si tu n’envisageais pas d’écrire un livre.. et aujourd’hui j’y repense plus encore. tu m’as donné des frissons par tes évocations, tes réflexions, tes mots. je ne saurais même pas comment te remercier d’articuler ce qui est si dur de s’avouer à soi-même, ou si difficile de dénouer quand on est en dans ce brouillard du « dialogue » avec soi-même. tu provoques et fais résonance et lumière.
    je comprends à ta lecture que ce qui me fait peur, ce ne sont pas mes propres limites comme je l’ai toujours pensé mais au contraire mes propres capacités, bien réelles, à la joie et à la liberté. et en ce sens, je crois que l’on se ressemble.
    merci et à vite,
    lucie

  •  » je suis née en riant. je suis née avec de la joie et de la résilience. beaucoup de joie, beaucoup de résilience. cela m’a permis de créer et de traverser beaucoup de choses. »
    Quelle chance, cette joie ! Tu parles de résilience, c’est donc qu’il y a eu aussi souffrance.
    Souffrance puis résilience. Toute une gamme d’émotions s’exprime à l’occasion d’une naissance.
    Nous sommes nombreux.ses à être passé.es par des couleurs ambivalentes à la naissance.
    J’ai été frappé par cette « aventure » similaire entre ces 2 créateurs que furent Van Gogh et Dali, tous les 2 nés à la suite de la mort d’un frère (un frère mort-né pour V G, un frère mort suite à la suite d’une gastro-entérite pour Dali ). Tous les deux ont porté le nom du frère décédé.
    Quelles ont été les couleurs à leur naissance ? Quels liens entre les circonstances dans lesquelles s’inscrivent les naissances et la création ? Une seconde naissance suite à de la souffrance suivie de résilience (cf Chanson de F Hardi mentionnée plus haut) pour ces deux grands artistes ? Ce qui est valable pour certains, ne l’est pas pour d’autres. Un continuum : la naissance ne détermine pas tout, même si beaucoup de choses s’y impriment. Quels sont les moteurs de la création pour une femme, pour une homme ? Tout un ensemble de choses à commencer par ce qui s’est imprimé à la naissance, et même avant. Chaque parcours est singulier.

    • « Dans l’œil des cyclones des désespoirs occasionnés par les blessures d’amour, les atteintes physiques, les désirs avortés de donner la vie, Frida Kahlo demeure, atteinte en sa chair vive, incroyablement vivante, ce dont ne peuvent pas toujours se targuer les gens « en bonne santé » ! »
      Danielle Moyse

  • « tu es un joyau, un coeur pur, mais tu es brisé. » Cette cassure peut être ressentie dans un cœur pur dès la naissance et même avant. Le monde n’est pas forcément le seul artisan de cette cassure ; il peut de nouveau la mettre à jour.
    « There is a crack in everything. That’s how the light gets in. » Léonard Cohen

  • Le monde n’est pas forcément le seul artisan de cette cassure ; l’histoire de la lignée familiale porteuse de perles de joies mais aussi de perles noires de souffrances !
    S’il n’y avait pas eu cette perle noire, ce collier n’aurait pas la valeur qu’il a aujourd’hui.

  • « j’ai eu encore du mal à atteindre mes propres sommets. je n’ai jamais pu mener certains combats. des combats qui pourtant me sont essentiels. je ne les ai pas menés parce qu’il me manquait quelque chose. ou parce que j’entravais quelque chose. »
    Des sommets pas encore atteints ! Tant mieux !
    « Celui qui atteint son but a manqué tout le reste. » Adage zen …

    • Quelle est ce manque ? Quelle est cette entrave ? Nous avons tous des entraves. « Devenir l’origine de mon propre voyage » dans le post Explore. Devenir l’origine de tes futurs voyages que tu nommes « combats » dans ce post.
      Qu’est-ce qui fait qu’il existe des origines qui portent en elles des entraves ?
      Bienveillance envers soi, estime de soi. Le langage du bien et du mal, le langage de qu’est-ce qui a de la valeur pour moi et qu’est-ce qui n’en a pas. Réussite / Echec, Bien / Mal, Juste / Faux. Valorisation / Dévalorisation. Déceptions. L’expérience de ce qui n’a pas marché. Les aspirations. L’empathie pour soi-même. Compassion, douceur envers soi-même, paix au quotidien et Action.
      Ce qui suit te parle-t-il ? : https://www.youtube.com/watch?v=VJL0_6UdZI4

    • « Celui qui atteint son but a manqué tout le reste. »
      J’ai repensé à cette citation et à l’objet de la quête.
      Relu tous tes posts, histoire de faire du lien entre eux et voir la façon dont cela résonne en moi. Je me suis reconnu dans cette quête qui consiste à aller au plus proche de soi-même dans une déconstruction jusqu’à la racine de ce « me ». Une étape essentielle pour mieux se connaître.
      Pour moi (mon standard), ne pas en rester là : prendre le chemin de chaque jour vers le partage des saphirs en soi, vers la joie, la tendresse, la douceur et l’amour, un chemin sans fin, un chemin d’attention à soi-même et aux autres !
      Relu ce post de Christophe André récemment :
      « Qu’est-ce qu’un sage a de plus que nous ? est une mauvaise question.
      Il s’agit plutôt de se demander : Qu’est-ce qu’un sage a de moins que nous ?
      Quelles peurs et quelles demandes avons-nous qu’il n’a plus ?
      De quoi devons-nous nous débarrasser, nous alléger, pour arriver à un peu plus de sagesse ?
      La sagesse comme un dépouillement, et pas seulement comme un enrichissement, un empilement
      d’expériences et de réflexions. J’aime bien cette idée. »
      Repensé à ce magnifique post sur Mem.
      Déconstruction, une entreprise de déminage qui consiste à atteindre en soi toutes les pierres précieuses, tous les saphirs.
      « un bon professeur ne t’apporte rien, il va retirer de toi, depuis la mine qu’est ton âme, toutes les pierres précieuses les saphires, et te les présenter afin que tu vois et comprennes ta propre valeur. »
      Merci Mai, pour ce très beau voyage-partage !

  • « les mots me manquent pour vous raconter la folie, l’intensité et la grâce »
    Folie, intensité et grâce sont bien passés. La grâce dans ce dernier post.
    Un grand Merci, Mai, pour les 5 partages de cette exploration extra-ordinaire et intime, retranscrite avec profondeur et authenticité. xx

  • Bonjour Mai,
    Merci pour ces posts et l’ensemble de ton blog dans lequel je trouve une source rafraichissante de lectures et d’images. Il est agréable de voir ta petite famille souriante vivre. Il est agréable de partir en voyage à l’autre bout du monde le temps d’une de tes vidéos 🙂 C’est enthousiasmant !
    Merci pour ton lâcher prise (pas toujours simple j’imagine sur le net).
    Belle continuation.

  • Je découvre ce blog. Je te connais un peu par Anne. J’ai été d.abord attiré par l.image magnifique de ce post, puis très touché par le partage, par la re-naissance (« félicitations! »). Par l’aboutissement (?) de la quête… C.est emouvant et profond. J’ai parcouru le blog. Tout est cohérent. Un cheminement. 30 ans, ça revient souvent, je pense que c’est une de tes clés. Merci pour ces partages et émotion.

    • jean bonjour! cela me touche tellement que vous lisiez le blog. que vous laissiez un commentaire, davantage encore! merci de tout mon cœur! et à bientôt peut être pour l’anniversaire d’Anne!

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