culpabilisation

ah oui?!

salut les beautés!

j’aimerais vous remercier pour tous vos com et partages sur la vidéo d’Edwige Antier. merci infiniment. j’ai reçu aussi des dizaines de messages perso, dans mon entourage. tous ces échanges… tellement de vie! merci, merci!

je voulais en même temps revenir sur un point qui m’a fait tiquer, ou plutot un point qui en a fait tiquer plus d’un.e car j’ai reçu, tout réseau confondu, 4 com me parlant de culpabilisation : le passage où Edwige parle de sa propre expérience de mère active et célibataire. 4, c’est énorme.

au début, ca m’a chagrinée pour Edwige, qui est mon invitée. elle m’interroge parfois mais je l’admire tant. je me suis sentie maladroite vis à vis d’elle, et de certaines d’entre vous. j’assume pourtant ce passage : j’avais demandé à mon monteur thomas de bien l’ajouter. j’adore ce passage.

alors j’aimerais qu’on marche les unes vers les autres. peut être ai je été maladroite. et n’avais aucunement l’intention de culpabiliser qui que ce soit. Edwige encore moins evidemment. il n’en reste pas moins que c’était peut être maladroit.

de votre côté j’aimerais que vous fassiez un pas aussi. on réfléchit ensemble? cette histoire de culpabilisation m’a ramenée à 3 autres événements/réflexions :

– géraldine avait écrit un post(sorry je le retrouve pas) sur des sites ou fil ig de femmes mega sportives qui se motivaient les unes les autres en s’envoyant des photos de leurs exploits. elle disait grosso modo, je ne sais pas si je me sens motivée ou misérable devant ces filles.

– une amie sortait d’un forum d’initiative féministe autour du business. ca s’appelle financ’elles. nombre de femmes ressortant de là lui disait qu’elles se sentaient trop nulles et pas du tout capables de réaliser autant de choses

– lorsque ma mère, médecin, me disait « leo a un rhume » je lui répondais parfois « arrête de me culpabiliser ».

bon bref, vous voyez où je veux en venir. donc je vous re-cite Brené YOU ARE ENOUGH! vous êtes canons les meuffes. ca-nons! et on galère tous.tes dans l’éducation de nos enfants, dans nos jobs, dans nos corps… ouais ok, on galère en tant que femmes. mais là, je vous fais une vidéo sur la bienveillance, sur notre difficulté à nous valoriser, sur une femme qui vous dit juste, ca a ete dur, mais j’y suis parvenue et même quelque part ATTENTION discours totalement disruptif : je suis fière de ce que j’ai accompli.

et là vous me dites qu’on vous culpabilise? allons allons, prenez confiance les meuffes, on vous dit juste, allez y, c’est possible, et si vous n’y arrivez pas, viendez, on va vous aider.

voilà! donc evidemment, je n’ai peut être pas du tout compris, et suis moi même en pleine projection mais si jamais… oh que j’espère avoir écrit qqchose qui vous aide et nous fait avancer!

du coup, à la demande quasi- générale, voici donc la totalité de l’itw.

ah oui, juste avant de finir, je voulais vous reparler de bienveillance et de la magie que je trouve ici. l’illustration mise au début du post a été réalisée par une personne qui s’appelle flora. elle avait rencontré Vanessa dans une galerie, avait pris son adresse pour lui envoyer des nouvelles, l’inviter à des vernissages. un jour flora est tombée sur notre vidéo, alors elle a envoyé ca par la poste, avec un mot magnifique de l’autre côté. c’est trop beau non?

bon allez je vais chialer un coup. pour ceux.celles qui le désirent, l’enregistrement est ici même!

à la semaine pro (y a du lourd! je te chiale déjà!)

Edwige Antier contre la fessée (pour enregistrer le podcast cliquez sur lien, puis clic droit, puis Enregistrer sous, puis Enregistrer)

Il y a 5 mois / Bouche 52 commentaire(s)

52 commentaire(s)

  • Étant moi-même à l’origine de l’un de ces 4 commentaires, j’ai juste envie de dire : non mais on est où là ? Depuis quand sur internet quand tu fais un commentaire à un/e bloggeur(euse) t’as un article entier élaboré qui sort avec des explications cohérentes ?? Donc pour répondre à ma propre question « non mais on est où là? » je répondrais … Dans un coin assez unique et magique de l’internet, où les gens discutent et échangent ouvertement et calmement…(et ces coins se font rares) Bref, merci pour ces explications Mai, et encore bravo pour cette communauté bienveillante (wow ce mot est partout !) que tu as mis en place au fil des années ! 🙂 Et pour en revenir à Edwige, je bien comprend mieux ta démarche et son message ! Merci !!

  • Merci Mai ! Je suis aussi à l’origine d’un de ces 4 commentaires. Et je suis très contente de pourvoir poursuivre la discussion.
    En essayant d’analyser un peu mieux ce qui m’a dérangé dans ce passage, je pense que c’est surtout le contraste avec le reste du discours (je n’ai pas encore écouté l’entretien en entier). C’est le contraste entre « discours public » (que l’on entend d’Edwige Antier depuis longtemps) et le « discours privé ». Cette partie « discours public », on a pas l’habitude de l’entendre dans tes autres portraits, ou pas aussi rodé.
    Pour en revenir à la notion de culpabilisation. Il me semble (mais là encore je n’ai pas revu la vidéo avant d’écrire ce commentaire) qu’il y a une grosse différence entre un « faites comme moi » (ce que j’ai perçu dans la vidéo) et un « j’ai fait comme ça ». Je ne sais pas du tout si je suis claire. J’essaie de reformuler : je suis beaucoup plus sensible (et me sens moins culpabilisé) avec un partage d’expérience et de ressentis qu’avec ce qui me semble ici un modèle établi.
    En fait, juste, je crois que j’avais trop d’aprioris en lançant la vidéo…
    Pour reprendre ton exemple, si ma mère me dit « O. a un rhume », je culpabilise (bon elle n’est pas médecin, mais pour l’idée on va faire comme si), si elle me dit « tu sais, je pense qu’O. a un rhume », je l’écoute.
    Je sais que je suis parfaitement imparfaite (même si c’est compliqué de se le rappeler au quotidien) et dans le partage d’expérience, j’ai besoin que mon interlocuteur me dise que lui aussi est parfaitement imparfait.

    • merci bricole! bah re-ecoute la vidéo et tu verras qu’elle ne dit pas et/ou que je ne lui fais pas dire « faites comme moi ». enfin, je pense pas. par ailleurs, je ne fais que ca ici de mêler vie pro et vie privée. tous les invités me/se révèlent qq chose d’essentiel en eux qui relie qui ils sont et ce qu’ils font. cette itw a peut être, au contraire, un cadre trop formel qui ferait rappeler une itw « classique » ou les frontières ne sont jamais dépassée, et du coup ca surprendre peut être. si elle faisait du vélo en même temps ou se baladait avec ses momes, peut être que ce serait moins « choquant ». je sais pas… en tout cas merci! beaucoup!

  • Merci Mai,
    Merci pour tout ce que tu partages avec nous, merci d’être la personne bienveillante que tu es.
    ❤️
    Et merci à Bricole qui a utilisé une expression qui me parle tellement : parfaitement imparfaite. Si on arrive à l’accepter on arrivera à ne plus trop culpabiliser.

  • En effet, je pense que c’est le cadre, plus formel plus institutionnel qui peut induire sur la manière dont on perçoit ce passage.
    On a un vrai travail à faire (et encore plus nous les femmes) sur la manière que l’on a de se dévaloriser… c’est fou ca ! Soyons fières de ce que nous sommes et arrêtons d’avoir peur de le dire (dans quelques domaines qu’ils soient). Merci mai ! Love

    • oui big big love! soyons fière de nous et avançons ensemble, non plus l’une contre l’autre! des générations et générations de dévalorisation « à la francaise », et aussi envers les femmes peuvent nous rendre nous mêmes incapables d’accueillir la valeur de l’autre.

  • Merci de nous permettre d’approfondir cette réflexion avec la version intégrale, on se sent encore plus encouragé à faire de notre mieux pour devenir le parent que l’on souhaite être, je trouve !
    Le passage où elle parle de sa propre expérience sera sans doute perçu comme beaucoup moins culpabilisant dans son contexte, car on comprend que la fierté qu’elle affiche de sa réussite en tant que professionnelle et mère qui a tout concilié, est une réponse à ceux qui pensaient qu’elle n’en serait pas capable. En fait, ça ne veut pas dire qu’on doit-veut-peut toutes mener de front autant de choses, mais que les employeurs n’ont pas à décider qu’une femme par définition sera moins performante et moins disponible. Après tout, rien ne dit qu’un homme ferait automatiquement mieux, il pourrait être limité par d’autres trucs, voire avoir envie de s’occuper de ses enfants 😉 ! Il y a aussi effectivement la tendance des femmes à s’auto-limiter, alors que les hommes auront davantage confiance dans leurs capacités, même quand ils sont objectivement moins compétents. Et ça fait une énorme différence.
    Finalement, c’est à chacun et chacune de tenter sa chance, si elle/il le souhaite, et si ça ne marche pas pour une raison ou pour une autre, tant pis, on aménage le temps de travail, ou on passe carrément à autre chose ! Comme le dit Edwige, les pratiques du monde du travail comme les réunions incessantes et tardives sont malheureusement souvent incompatible avec une parentalité épanouie, alors que plus de souplesse bénéficierait tellement à tout le monde.
    Seul petit bémol à mon enthousiasme, son rejet de la poussette : on peut très bien parler à l’enfant et lui présenter le monde quand il est dedans, sans compter que tous les gamins n’aiment pas le portage, et ça peut être très fatigant physiquement pour le porteur qui ne sera donc pas vraiment disponible… Mais c’est un détail, pour tout le reste (y compris le partage de ton expérience au Népal, qui propose aussi un cheminement vers le bon et le beau), encore un immense MERCI

    • ❤️❤️❤️ oui edwige, avec la poussette, comme la tototte, comme plein d’autres sujets et très « entière ». mais j’aime ca chez elle! allez on fait de NOTRE mieux et c’est bien!

  • Comme toujours Merci Mai

    Culpabiliser pour moi, me permet et me sert aussi à me remettre en question, mais ça j’ai mis longtemps à le comprendre. Ca me permet d’avancer.
    Avant, c’était plutôt la satanée colère qui en sortait et le côté « c’est pas juste, de quoi elle se mêle, j’en ai marre … » bref caliméro&c°.
    Et puis c’est un peu comme tout, en fait…il y a une manière de le dire mais il y a aussi une manière de l’entendre …(ou de le lire comme ici).

    Je me dis que si je culpabilise c’est qu’il y a quelque chose avec quoi je ne me sens pas à l’aise, donc je cherche, parfois je trouve de suite, parfois c’est long…mais je sais que tant que ce n’est pas résolu (si ça me pose problème) ça reste là au fond de la tête jusqu’à je trouve le pourquoi…Je sais on me dit souvent que je me masturbe trop le cerveau…ahaha

    J’ai écouté dans les transports les premières minutes du podcast…et OOOO comme je remerice Edwige Antier mais aussi Françoise Dolto que j’ai lu en étant enceinte dans les années 90. Elle m’a beaucoup aidé sur l’éducation de mes deux enfants.
    J’ai eu cette chance d’avoir pu rester avec mes deux fils…Et très souvent on me disait « oh mais toi tu te lèves tard… » et très souvent je répondais « si j’ai pris ce congès parental ce n’est pas pour me lever tard et stresser ensuite avec mon enfant donc je me lève tôt comme vous, je me prépare et je sais que je suis dispo quand lui se réveille et les choses sont prêtes »….C’était un réel choix de ma part de rester avec eux. Et non pas pour pouvoir regarder « les feux de l’amour » mais bien pour pouvoir m’en occuper et ne pas en faire des enfants TV,des enfants teut-teut…
    On m’a souvent demandé aussi si je ne m’ennuyais pas. Mais je crois que lorsque l’on sait vraiment pourquoi et que l’on peut le faire, que l’on se donne les moyens alors non on ne s’ennuie pas et non on ne ressent pas ce manque de lien social…ce lien existe en dehors du boulot et encore heureux. Et oui on peut parler d’autres choses que des couches culottes et des biberons…
    Et tu vois quand on parle de culpabilité …ça commence aussi là quand on est mère. On nous laisse le choix…mais quand même vaut mieux bosser, courir, avoir une vie dans les transports en commun…parce que la femme est mieux reconnue par la société. La femme au foyer ? (et j’ai horreur de ce mot…parce qu’il renvoie quelque chose de péjoratif que la société a bien voulu nous ancrer dans la tête…). Ca reste à la maison, ça fait pas grand chose et en plus …elle doit se justifier de ce qu’elle fait. C’est un peu ça aussi le problème. Tant qu’on ne reconnaitra pas la mère aussi en tant que telle sans avoir à la juger. La mère qui travaille, trop, la mère qui ne travaille pas, la mère qui qui…nous on ne se sentira pas à l’aise et par ricochet l’éducation en prend un coup…
    bisous

      • Mais c est toi que je remercie mille fois que l on remercie tous…
        Il est 2h30 du mat je suis à Roissy et j attends l avion qui va m amener loin pour m ouvrir à d autres choses…et j ai écouté et j ai souri et j ai eu des larmes et j ai eu des souvenirs (Dolto…la maison verte…l haptonomie)…et j ai dis oui de la tête seule avec mes écouteurs sur le portage, le cododo le parler aux tout bébé…et je suis fière Mai si fière…parce qu’ autour de moi à l époque on m interroger beaucoup sur ma (notre) manière d être avec nos enfants on nous donnait tjrs cette impression de mal faire (famille amis)…surtout pour le cododo mais j avais cette intuition et cette certitude que nous faisions bien…27 ans après j écoute ce podcast et Ooo je suis tellement contente. J ai fait des erreurs comme on en fait tous mais ça..ça j en suis tellement fière parce que je sais.maintenant que nous avons fait avec leur père le bon choix. Et 27 ans après mes fils me remercient encore de ne pas leur avoir mis dans leur main les manettes de la PS 24h/24.
        Cette itw va nous faire avancer vers quelque chose de beau…je le sais.
        Il faudrait simplement arrêter de juger . Et accepter que l on puisse changer Et travaillant dans le social…je t assure que ca c est pas gagné …mais on avance…et ça c est super 😉
        Je t’embrasse fort Mai et merci merci

        • Cododo. Partage de lit ou partage de chambre ? J’ai lu qu’il y a des risques de mort subite du bébé lorsqu’il y a partage de lit et que certaines règles ne sont pas respectées. Il nous est arrivé de nous endormir avec nos filles lorsque leur maman les allaitait, dieu merci, elles sont toujours là.

    • Le père qui ne travaille pas pour élever ses enfants, bien que cela soit nettement moins fréquent, en prend aussi pour son grade ! Mon boulot n’est pas à temps plein. Curieux le regard des mères lorsque je pouvais accueillir mes filles à la sortie de l’école. Les pères se comptaient sur le doigt de la main. Si l’éducation en prend un coup du fait des jugements des autres …
      je ne sais pas !

  • J’ai découvert la vidéo seulement ce matin, et après avoir lu le post d’aujourd’hui, et sans avoir lu les commentaires sous le post de la vidéo (ouf, phrase introductive loooongue.)
    La culpabilité,on la ressent forcément quand on nous présente un modèle qu’on ne se sent pas capable d’atteindre, voire même de mettre en place. Mais, les choses font leur chemin, doucement, et des petites choses se mettront en place d’elles-mêmes. En tout cas, perso, je fonctionne comme ça !
    Quand on parle de bienveillance, il ne faut pas oublier de l’exercer envers soi, et accepter d’être un parent imparfait, avec ses impatiences, ses errements et ses propres apprentissages dans sa parentalité. On en est tous là, non ? Et c’est aussi ce que j’ai voulu entendre dans cette vidéo, je n’ai plus les mots exacts mais ce qu’il y a de formidable quand on est parents, c’est qu’on peut évoluer, apprendre avec notre enfant, choisir de garder et de changer ce qu’on veut du modèle d’éducation dont on a hérité.
    Merci Mai, et bon courage à tous les parents pour l’apprentissage quotidien de son propre chemin sur la parentalité.

  • Bonjour Mai, ce qui m’a plutôt surpris et ce dont je n’ai pas parlé, c’est l’image que j’ai ressentie. Celle d’une femme/mère parfaite qu’Edwige Antier semble véhiculer à un moment de la vidéo. « une employée très performante » ! Si il y a eu sentiment de culpabilité, de la part de plusieurs personnes, c’est lié à cela à mon avis.
    Loin de moi le jugement. Qui d’autre, à part ses filles, peuvent porter un regard sur l’éducation qu’elles ont reçu de leur mère ?

    • bah edwige elle même. je trouve ça génial qu’elle dise « messieurs les patrons qui pensez souvent qu’une mère sera moins performante parce que moins corvéable à votre entreprise, détrompez vous : je suis mon employée depuis 45 ans et je suis performante. je suis fière aussi d’août élevé mes enfants selon MES standards. donc non edwige a parfaitement le droit d’être fière et de le dire.

      • Mais je suis tout à fait d’accord avec toi Mai, je n’ai pas dit le contraire. Juste dit que j’ai ressenti l’image d’une mère parfaite. Et quoi qu’il en soit, bien sûr qu’elle peut être fière.
        J’ai l’impression que tu n’as pas bien compris ce que j’ai voulu dire, où alors je me suis mal exprimé ! J’écouterai le podcast en entier.

        • bah tu as raison d’en parler. je comprends. bah la maladresse est de moi alors. car elle ne se perçoit pas ca, et je ne la perçoit pas comme ça non plus, mais c’est mon montage qui peut être laisse percevoir ca.

  • Hey! Je n’ai pas été choquée par cette partie là de l’interview, probablement parce que je culpabilise tellement toute seule que je dois être blindée sur ce que les autres peuvent me renvoyer, je suis horriblement sévère avec moi même quoi!….néanmoins je vais écouter le podcast en entier parce que je suis curieuse. Et Mai tu sais quoi, je rejoins Clara pour te dire merci! Oui comme tu le dis, nos enfants nous font grandir….mais je ne compte plus le nombre de fois où je commente tes post…..en pleurant. tes interviews, tes videos, les commentaires, tes réponses , tout cela éclaire mon chemin et m’aide. Là ben tu vois en lisant le com’ de Dame Poule je crois comprendre que je me fous une pression de ouf, parce que j’ai pas de mère pour (éventuellement) me la mettre…enfin je crois comprendre que si elle était là, mais je ne sais pas comment elle serait, relou et culpabilisatrice? ou cool et à me fiche la paix? Et en fait ce qui me manque probablement c’est cette putain de référence maternelle…j’imagine et je sais que je ne suis pas seule à pas ou plus avoir de mère et à être mère et je crois que je pense bien faire en essayant inconsciemment d’être moi et la référence….c’est juste pas possible, c’est dur et épuisant, et j’oublie d’être moi et de m’accepter, d’être enough..
    Merci Mai…mille mercis….merci à toutes et à tous pour ce partage et oui stronger together girlzzzzz!!
    <3 <3

  • Hello Mai,
    Je n’ai pas réagis en laissant un com, mais j’ai réagis car j’ai beaucoup parlé de ce passage là autour de moi… Au lieu de parler du reste qui m’a tellement appris.
    Et puis arrive cet article, alors MERCI à l’infini Mai.
    Je me sens grandie enrichie plus entière aussi.
    Quel bonheur ton blog, tes rencontres, toi!
    Quel bonheur notre blog, nos rencontres, nous!
    A bientôt.
    Elisa
    (Désolée à tous pour les fautes, il doit y en avoir je ne les vois pas… OUPS)

  • Parler de nos interventions auprès de nos enfants et se regarder avec lucidité c’est difficile. Quand on a consulté avec ma grande j’ai eu tellement peur du regard de l’autre, de l’expert, qu’elle voit les côtés sombres et malsains que malgré moi je transmets à mes enfants. J’ai trouvé ça éprouvant quand mon enfant m’a demandé de faire des ajustements. Je ne faisais pas tout parfaitement! Et pourtant j’apprends, à devenir parent, à écouter mon enfant intérieur blessé et surtout je me place dans cette vulnérabilité pour mes filles. Même si j’ai envie de fuir en faisant semblant que tout est ok et que c’est dans l’ordre des choses de crier, de menacer ou de m’énerver, je reste et j’apprends pour elles. Je nous souhaite comme tu le dis si bien Mai, la bienveillance pour nos enfants et pour nous mêmes. Vive ce changement proposé par Edwige Antier, ça demande du courage et de la douceur pour accueillir et transformer nos imperfections.

  • En passant ici au Québec la fessée n’est plus vraiment acceptée socialement. Dans les années 70 et 80 c’était chose courante de la recevoir mais depuis les derniers 20 ans ça a beaucoup changé. Les parents donnent parfois la fessée mais c’est vraiment rendu tabou et personne ose l’avouer Est-ce que c’est mieux de faire ça en cachette, pas vraiment. Ici la loi semble plus sévère qu’en France à ce sujet mais on permet de discipliner son enfant en utilisant une force raisonnable, donc double message 🙁

    https://www.educaloi.qc.ca/jeunesse/capsules/la-punition-corporelle

    L’éducation demeure aussi à faire pour l’humiliation verbale qu’on observe encore. Par contre dans les écoles c’est peu accepté qu’un prof humilie ses élèves mais il y en a encore qui le font.
    À quand les cours de parentalité et de communication non violente pour tous les citoyens?
    Je ne sais pas ce qui a declanché ce long changement au Québec, il reste du chemin à faire.
    Merci d’avoir ouvert le sujet Mai.

    • Bonjour Anna, « À quand les cours de parentalité et de communication non violente pour tous les citoyens? » Vous connaissez sans doute la méthode élaborée par Marshall Rosenberg !

    • pffff en france tout ca est juste courant. je préfère la solution québécoise! il y a la sphère privée mais la société aide aux changements! j’y crois à fond. mon amie prof est toujours choquée par les humiliations « quotidiennes » qu’elles voient au sein de l’école, par des prof qui ne s’en rendent même pas compte. tellement c’est intégré!

      • Ma première humiliation : 2 moins 2 = 0 et plus généralement x moins x = 0 Incompréhensible pour moins à l’époque, cette compréhension du zéro ! Le 0, une abstraction, un concept synonyme de mort, de néant. Le zéro ne faisait pas partie de mon monde. 2 moins 2 … les 2 billes ou quoi que ce soit, elles devaient bien être quelque part !
        Des pleurs et une angoisse absolue de ne pas être compris, de ne pas être rejoint par le prof, par les parents, dans mon monde !

  • Bonjour Mai, perfection ou imperfection des parents, les enfants voient bien, tôt ou tard, que leurs parents ne sont pas des dieux, qu’ils ne sont pas parfaits. La réalité est bien plus nuancée ! Pour ma part, je n’ai jamais vu des parents parfaits et comme le dit E Antier, le parent peut dire « j’ai cru bien faire » !
    En plus de « j’ai cru bien faire », le parent peut très bien dire, je me suis trompé, je n’ai pas mesuré le mal que cela a pu te faire. Le parent peut accepter et dire qu’il a été imparfait, cela ne peut le rendre que plus humain auprès de ses enfants qui peuvent dès lors « pardonner ».
    (pardonner, je n’aime pas trop ce mot qui induit qu’il y a eu un coupable).
    Parents malheureux-malfaisant très souvent. Parents frappés et donc malheureux et à leur tour frappeurs et donc malfaisants ! Parents qui ne se réduisent pas qu’à cela heureusement !

    Pour en revenir à la vidéo, je pense que le montage peut induire une forme de culpabilité.
    L’on passe de l’épuisement des parents à l’image d’une femme fière de ce qu’elle a accompli.

    • Quel est le parent à l’heure d’aujourd’hui qui peut penser sincèrement qu’il a cru bien faire en donnant une fessée ? Quel est le parent qui croit encore à la vertu thérapeutique de la fessée ?
      Il en existe encore malheureusement !
      Dans quel état émotionnel est-il/elle lorsque la fessée est donnée. Honnêteté avec soi-même ! N’est-ce pas la colère ? « Je ne souviens pas d’une seule de mes colères après laquelle je ne me suis pas senti mal. Même si elle me semblait juste. Toujours eu le sentiment que j’aurais pu m’y prendre autrement… » Christophe André

  • Je parle de cela parce que tu nous y a invité. Je n’en ai pas parlé dans le post précédant parce que cela ne me paraissait pas essentiel. J’ai dit et je redis : Formidable cette itw ! Merci Mai !

  • Fierté. Chacun fait comme il peut, selon ses capacités. Certains peuvent faire plus que d’autres, d’autres moins. Certains trouvent de l’aide (présence ou absence de grands parents, amis, aisance financière/nounou/jeune fille au pair, …) Ne pas se comparer. Faire de son mieux. Ne pas se juger, cela ne fait qu’accroître la culpabilité inutile stérile et vaine.

  • « We are enough »!!! T’as bien raison Mai :). La culpabilite est vraiment un sentiment trompeur car on va en vouloir a la personne qui nous a fait nous sentir ainsi (booooo Edwige, franchement tu pourrais pas etre un peu plus mediocre pour que je me sente mieux ;p) alors qu’en fait faut essayer d’aller voir pourquoi je ressens de la culpabilite, pourquoi je me sens moins bien que les autres, etre conscient de sa proper valeur!!! C’est pas facile de se debarrasser de sa culpabilite quand on est en plein dedans mais je trouve que une fois qu’on se rend compte que ce n’est pas de la faute de l’autre (on ne peut pas controler les paroles ou les actions des autres personnes) et qu’on prend la responsabilite de ses propres sentiments (ok je me sens comme cela, qu’est ce que je peux faire pour en sortir?) ben ca permet de passer a autre chose plus rapidement :). Je ne travaille pas en ce moment, je suis mere au foyer a temps plein car pour moi c’etait ingerable de travailler et de m’occuper de mes enfants, donc le discours d’Edwige aurait peut etre pu me faire culpabiliser :p… Ben non car je sais que pour moi et ma famille c’est la meilleure solution pour l’instant, ca ne fait pas de moi une personne moins capable. Peut etre que chacun devrait poster quelque chose dont il est super fier, sans avoir peur de faire culpabiliser les autres 😉

  • @Jess Conséquence du sentiment de culpabilité : en vouloir à l’autre, comme vous le dites. Autre schéma : en vouloir à soi, assumer totalement la responsabilité de ce sentiment. C’est une véritable névrose que de ne pas se foutre la paix en restant indéfiniment dans ce schéma.

  • Lu ceci : Infliger de la honte à un enfant n’est pas un service à lui rendre
    Ainsi, elle nous aide à « bien nous tenir ». « Il faut sortir de l’idée qu’elle est toxique. C’est le sentiment humain par excellence. La refuser peut couper des autres. Être au-delà de la honte, c’est être au-delà de l’humanité », souligne Vincent de Gaulejac.
    Pour autant, les éducateurs d’aujourd’hui ont-ils raison de ne plus l’utiliser comme levier, rôle tenu par le bonnet d’âne ou la fessée déculottée d’antan ? Pour Christophe André, « infliger de la honte à un enfant n’est pas un service à lui rendre ».
    Le risque ? Qu’il dise, à la manière d’un personnage du film La Haine de Mathieu Kassovitz, « avant j’avais la honte , maintenant j’ai la haine ». Les spécialistes de l’enfance observent en effet que les jeunes qui éprouvent ce sentiment sont plus en retrait ou plus agressifs que les autres, avec une estime de soi plus faible. En revanche, pour la même faute, ceux qui expriment de la honte n’incitent-ils pas à davantage de clémence ? Parmi ses vertus, celle-là est sans doute, aux yeux des enfants, la moins négligeable.

  • Ouaip …et ben moi, depuis ce portrait je ne cesse de culpabiliser en me traitant de mauvaise mère parce que je n’arrive pas toujours à gérer la fatigue, parce que je m’emporte au lieu d’être patiente, parce que parfois je ne trouve pas d’autres chemins que celui de la punition. Et je me dis « mais pourquoi j’y arrive pas moi?
    Bon, si on voit le positif, ça m’a suffisamment fait culpabiliser pour fouiller plus loin et me dire, je veux trouver une autre voie que celle des punitions et des fessées.
    C’est mieux que rien!!!;)

    • bah évidemment c’est bien bien mieux que rien! pour ma part, je me suis mise à prendre un sas de décompression entre mon boulot et le retour à la maison pour… une deuxième journée de taff! et rien que de respirer, de m’obliger à me couper du boulot pour rejoindre les enfants, à enlever énormément de pression. il y a plein d’aide à la parentalité en livre ou auprès de ton pédiatre. go go go!

  • Ah, merci d’avoir partager cette itw dans son entièreté. Je réfléchis beaucoup en ce moment entre ma place au travail et ma place de mère, comme si je n’arrivais pas à trouver un endroit où trouver cet équilibre… C’est très difficile et terriblement bouleversant. Je suis perdue aujourd’hui professionnellement car je n’arrive plus à conjuguer ma vie pro (celle d’avant) et ma vie de maman. Surtout, car j’ai fais le choix de ne plus « courir » sans rien voir, de ne plus me faire dévorer par le stress et la culpabilité… Je ressens le monde du travail comme hermétique à tout ça et cela créait chez moi une telle révolte, un tel sentiment d’injustice que j’en suis arrivée à être dégoûtée du travail (alors que j’aime ça, travailler. Mais j’aime ça aussi, vivre !). J’ai d’ailleurs été très touchée de voir votre organisation avec Julie et que l’on pouvait avoir compris ça et faire les choses différemment… C’est un début, et ça qui m’a fait chaud au cœur dans ce moment de trouble que je traverse. Alors merci encore ! Ça avance, ça avance !

    • aaahhhh lysa! ce « monde du travail » est souvent tellement toxique! j’espère qu’il va évoluer et je trouve formidable, meme si cela est dur, que tu saches déjà que certaines choses ne sont plus acceptables pour toi. je suis certaine que c’est le meilleur moyen de trouver une voie qui te plait de manière plus globale! bonne route!

  • je laisse un mot ici, mais après avoir vu tant de choses sur ce blog, qui me touchent au cœur. écouter parler des enfants, de la parentalité, de la bienveillance, de la culpabilité. du monde du travail (qui, oui Edwige, nous « oblige » à ne pas consacrer de temps à nos enfants de 8h à 19/20h… cela me ronge!).
    voir ces visages si beaux, écouter ses paroles qui font écho et parfois d’une rude manière.
    devenir mère a changé mon horizon, me renvoyant aussi à ma propre enfance, regardant ma douce maman autrement.
    j’ai grandit, je suis perdue un peu parfois (aujourd’hui encore), mais j’ai lu quelque part que c’était juste un autre chemin.
    à défaut de rencontrer des gens, je les croises grâce à tes vidéos Mai, et pour ça merci.
    bon je ne sais pas trop ou j’allais avec ce commentaire en fait… mais il est là

    • mille mercis natacha. nous ne finissons jamais de grandir me semble t il. et je suis heureuse que mon chemin accompagne le tien. belle route!

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