Non Violence

le chemin ardu de la Bienveillance

L’autre jour, l’une d’entre vous m’a encouragée à lire ce bouquin de Rosenberg « Les mots sont des fenêtre, ou des murs. ». Cela me permet d’ailleurs de vous remercier pour toutes vos suggestions de lectures, de musiques, de vidéos. Faudrait qu’on puisse réunir tout ça quelque part !

Après avoir lu les 2 premiers tiers du livre, je me suis rendue compte que certaines des méthodes proposées sont déjà appliquées dans ma communication ordinaire et/ou en cas de conflit : par ex. j’essaie toujours de parler de moi et des sentiments qui sont miens, plutôt que de parler de l’autre et de ses fautes supposées. en d’autres termes, si je peux, je m’efforce de dire « je suis en colère », plutôt que « gros con ». Pour autant, Rosenberg pousse un cran plus loin les applications de cette manière d’être, de vivre. Car il ne s’agit pas uniquement de techniques de communication mais bel et bien d’une philosophie de vie. La bienveillance n’est pas qu’un mot vain… c’est un art de vivre !

et… c’est super dur!

  1. « Par delà les notions de bien et de mal, il y a un champ. C’est là-bas que je te retrouverai» Rumi

Oh mais que c’est dur ! Que c’est dur de ne pas envisager le monde sous l’angle du bien et du mal. Du « qui à tord/qui a raison » Du « qui est méchant / qui est gentil ». évidemment qu’une société a besoin de justice, que certaines choses soient respectées, que d’autres soient punies, mais cela ne concerne qu’une infime partie de nos relations. Or on importe aisément ce modèle sociétal (religieux même) dans nos rapports intimes : on attend que papa maman dise qui a raison, puis la maitresse, puis le boss, puis les amis (« nan mais tu es d’accord que j’ai raison?!) … etc mais combien de conflits, au fond, restent non réglés? combien de relations sont gâchées? combien de divorces sont prononcés sans que cela répare la relation des ex-membres du couple (qui doivent continuer à être parents des mêmes enfants)?  Ca ne fonctionne pas. Elle est là finalement la notion de bienveillance et de non-jugement : plutôt que de dire que l’autre est un con, peut être vaut il mieux que chacun exprime ses besoins personnels afin de pouvoir convenir d’un accord qui convienne profondément aux deux parties, et qui donc sera respecté pour le bien de tous.

Et ça, c’est bon pour tes relations pro, avec ton boss, tes pairs, mais aussi tes amis, tes ennemis, avec tes mômes, ton mec, ta meuffe, les personnes avec qui tu dois négocier, dealer, interagir… vivre !

Ça vaut donc le coup de s’y pencher ! j’ai mis 40 ans à comprendre. Donc si ca peut profiter, notamment aux plus jeunes lecteurs.rices, ne perdez pas de temps

2. Les 4 règles

 

Rosenberg dès le début du bouquin nous donne sa recette, les 4 temps qui déterminent la communication non violente :

  1. être factuel
  2. exprimer ses sentiments
  3. exprimer ses besoins par rapport à ces sentiments
  4. formuler une demande (précise)

Alors, c’est très simple, et en même temps… très dur, non ?! Il faut être franchement très fort.e pour être non violent.e.

Rosenberg en convient d’ailleurs, mais un peu vaut mieux que rien. Un pas après l’autre. Il balaie alors chacune de ces règles, avec des cas, des exercices, afin que vous puissiez évaluer votre compréhension de chaque concept.

Par ex. on pense parfois exposer des faits, alors qu’on expose son évaluation des faits. Donc au lieu de dire : « de toute façon, c’est qu’une égoïste », il faudrait mieux dire « elle a parlé toute la soirée ».

De même, pour le point 2. une phrase commençant par « j’ai le sentiment que » continue souvent non pas par des sentiments mais une opinion : « j’ai le sentiment que tu ne m’aimes pas » au lieu de « je me sens triste car on ne se voit pas assez ».

Rosenberg parle d’ailleurs très bien de certains de ses patients, incapables d’exprimer leurs sentiments : ils ne savent pas ce qu’ils ressentent. Ils n’ont pas appris à le faire.

Cela m’a beaucoup touchée que l’on puisse montrer comme la violence nait de cette impossibilité à exprimer ses sentiments. Parents, faisons quelque chose pour nos mômes ! Et commençons par nous-mêmes !

Sur la demande (point 4), aussi, c’était très éclairant : il faut être factuel encore une fois et très précis : « j’aimerais qu’on m’aime » par ex n’est pas une bonne demande car elle peut être comprise de mille manières par l’autre personne. Mieux vaut dire « j’aimerais que tu ranges tes chaussettes parce que cela est une marque de respect vis à vis de moi et que nous avons mieux à partager. »

3. les conditions de la non violence

outre ces 4 règles, Rosenberg nous éclaire sur certaines aptitudes à développer pour appliquer l’art de la CNV. encore une fois, comédie limpide et… pas si facile à appliquer. un pas après l’autre toujours.

être responsable de ses actes : on ne peut être en relation véritable à l’autre sans cela. la dé-responsabilisation est un très bon ancrage à la violence, jusqu’à en arriver à toutes formes de fascisme.

l’empathie : respecter l’émotion de l’autre, ne serait ce qu’en la reconnaissant.

la bienveillance avec soi-même : en reconnaissant sa singularité, en agissant ou parlant non pas depuis un sentiment de honte ou de peur, mais dans le respect de ses besoins profonds (a reconnaître donc). la connaissance de soi est le meilleur chemin de la bienveillance. pour soi. puis pour les autres.

 

4. des exemples éclairants

Le livre regorge d’anecdotes et d’exemples dans lesquels j’ai très bien vu mon intérêt à développer des compétences en communication non violente ! J’espère qu’ils vous plairont aussi ! cheers !

 

Il y a 4 semaines / Bouche 31 commentaire(s)

31 commentaire(s)

  • Bonjour Mai. C’est super que tu parles de ce bouquin ! Isabelle Padovani prolonge bien cet art de la CNV élaborée par MBR. La CNV est un formidable outil pour sortir de nos conditionnements. Le bien, le mal, la punition, la récompense. Et puis aussi apprendre à écouter nos MAI nos multiples aspects intérieurs. 😉 qui rentrent en conflit en nous mêmes.
    J’ai découvert la CNV depuis pas mal d’années. C’est un art de vivre et une attention à soi-même et aux autres qui ouvre bien des portes.

      • Il existe aussi un petit manuel de M B Rosenberg (90 pages Editions Jouvence, 4,90 €) « la communication non violente au quotidien » qui synthétise bien tout cela. Il se trouve très souvent dans ma poche. Sa lecture m’apporte des petites « piqures de rappel » toujours bonnes pour moi parce que oui, comme tu le dis, c’est dur de se décoller parfois de nos conditionnements, de ne pas être dans la réaction, surtout quand la part enfant / moi – pour laquelle je n’ai pas toujours de la bienveillance (mes parents ne me l’ont pas appris, eux même ne l’ayant pas appris) alors qu’il est tellement important d’en avoir – est touchée. Merci Mai d’avoir abordé ce sujet qui me tient à cœur et qui est tellement important pour le mieux vivre et être entre toutes et tous.

      • « Que c’est dur de ne pas envisager le monde sous l’angle du bien et du mal … » Mai
        Effectivement !
        Il ne s’agit pas de dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ni qu’il y a pas de mal, mais que le réel est par-delà le bien et le mal. « Le couple de valeurs Bien/Mal est remplacé par le couple bon/mauvais. Est bon (joyeux) ce qui augmente la puissance d’agir de l’individu, est mauvais (triste) ce qui le diminue. » Coline Ferrarato. Extrait du hors série sur Spinoza dont tu parlais dans ton post qui lui était consacré.

  • Bonjour Mai, c’est rigolo car l’exemple de la chaussette est justement illustré dans l’excellente BD d’Artmella : http://conscience-quantique.com/les-chaussettes-plaident-non-coupable . J’adore ce qu’elle fait, je trouve que ses dessins sont délicats et trop beaux ♥ et surtout, elle véhicule de manière simple des concepts qui ne le sont pas tant que ça, j’ai toutes ses BD 😉
    Je note ta suggestion de lecture, merci pour le partage ♥
    Bises

  • hello ! je suis d’accord, c’est super dur. une amie s’est professionnellement spécialisée là-dedans, c’est elle qui m’a ouvert la voie sur ce sujet il y a une quinzaine d’années. je pense avoir évolué depuis, mais alors, que c’est dur de gérer ses émotions (surtout quand on est spontané.e). bises Mai et merci pour la référence du livre, j’irai le lire !

    • un pas après l’autre. et je serait ce que pour approcher le fait que nous soyons conditionnés et conditionnables me fait réfléchir à chaque fois que je réagis d’une manière ou d’une autre. est ce vraiment “ma” réaction puisque je peux en avoir une toute autre (qui me convient en fait mieux!)

  • Super intéressant ! Aussi, je trouve que pour faire évoluer les idées (de l’autre, hein, parce que nous nos idées elles sont bonnes (je plaisante bien sur)) la CNV est beaucoup plus efficace qu’une autre forme de communication plus violente. Ça me fait penser à un nombre incalculable de discussions eues avec mon coloc et ses potes (des mecs donc) sur le sexisme, au début je disais « mais bande de gros **** vous vous rendez compte de ce que vous dites, merde !! », on se doute que j’ai pas obtenu de résultats, par contre en discutant sur ce que moi je ressentais devant ce genre de propos sexiste, en expliquant que non ça ne me fait pas rire et pourquoi, bah là on arrive à quelque chose.
    Des bisous <3

    • oui plus un personne se sent aggressee et plus elle se ferme ou agresse. plus on développé de la compassion pour soi même, plus on développe de la relation à l’autre. c’est assez merveilleux! comme quoi il y a un ordre des choses…

  • Olala !
    MERCI !
    C’est complètement en lien avec tout mon travail photo et les ateliers que je mène …

    Du coup ça m’aide beaucoup : à comprendre certains fonctionnements et pourquoi je m’y intéresse.
    Je travaille beaucoup avec des enfants et adolescents dans des milieux défavorisés ou en marge ; et notamment ma dernière expérience très forte s’est déroulée en milieu carcéral avec des jeunes filles mineures.
    Le constat au bout d’une séance était : ‘c’est ouf toute la violence qu’il y peut y avoir en elles, en nous – et putain, comment je fais pour tenter d’adoucir ça par une pratique qui du coup se trouve être un prétexte à la rencontre et à l’activité’.
    Pour aller un peu plus loin, ça m’a renvoyée direct à ‘c’est ouf la violence et la colère qui peut se nicher en moi et autour de moi – comment je peux essayer d’être à une place un peu différente pour engendrer un changement en moi et autour de moi’
    Alors ben, MERCI MERCI pour ces pistes de réflexion
    <3

    • oui ce que nous faisons (pour les autres) est toujours un reflet de ce que nous aimerions qu’on fasse pour nous mêmes. autant… faire soi qqchose pour soi. et découvrir nos cœurs dans le miroir qu’est le monde qu’on se choisit. belle exploration!

  • Je suis d’accord avec les bienfaits de ce genre de communication mais ça renforce aussi pour moi l’idée qu il ne faut pas laisser tout le temps les victimes de violences verbales ou autres expliquer leur ressenti mais prendre le relais. Par exemple pour le sexisme parfois ça me fait du bien quand un homme explique avec bienveillance à ses amis pourquoi certains mots ou certaines idées blessent, histoire de ne pas devoir constamment faire appel à mes propres expériences douloureuses pour les éclairer.

    • oh évidemment! c’est toujours mieux d’avoir de l’aide. mais la guérison, profonde c’est nous mémé qui la faisons, pour nous, parfois oui avec une aide judicieuse et bienveillante. tu sembles bien entourée! good!

    • Complètement d’accord Sara, quand bien même on est profondément apaisée, c’est parfois fatiguant de devoir réexpliquer les choses constamment, redire, oui, moi je ressent tel truc, etc… Toujours sur les affaires de sexistes, par exemple je bosse dans un labo de recherche et je suis la seule femme, donc à table quand on discute égalité homme femme, quand y a quelqu’un d’autre qui défend ce que je défend, ça fait quand même du bien. Mais bien sur ça n’empêche pas de faire un travail sur soi 🙂

      • bien sur! je trouve que l’ex sur cette femme qui lache « c’est nul toutes ces filles mères ». est éclairant.
        ça demande surtout je trouve l’effort d’être conscient.
        je dis souvent à mes enfants « il faut beaucoup de temps et de travail pour « vivre » ».

  • My Mai … Ça fait très longtemps que je te suis … Entre-temps, je suis devenue végane. Il me semble que la base de la non-violence est là. Ferais- tu un challenge végane d’un mois ?

  • très intéressant la CNV…je n’ai pas lu ce livre, je voulais et puis je me suis dit « hou chaque chose en son temps… »

    Peut être que j’ai tort mais pour moi il est important avant tout cela de se connaitre et se comprendre…Connaitre aussi son « dark side » (j’ai cru le connaitre mais avec mes démarches actuelles je n’en suis plus si certaine…ahahaha, donc je veux aller encore plus loin).

    Etre bienveillant avec soi-même ne peut qu’engendrer la bienveillance autour de soi et avec les autres.
    S’aimer soi même et comprendre qu’il y a une dualité en nous : l’enfant blessé et l’adulte qui veut être heureux…n’est pas si évident à gérer mais en même temps je me dis qu’il est primordial sûrement de passer par là avant d’avancer vers la CNV complétement.

    comprendre que le contraire de s’aimer soi -même n’est pas la haine , mais la peur…c’est tout un chemin qui est effectivement intéressant mais qui comme tu le dis se fait pas à pas et que si je n’arrive pas à être bienveillante avec moi-même, à m’aimer (et pas seulement en me regardant dans la glace, on s’entend bien…ahahaha, mais à puiser tout au fond), je ne peux qu’agir « agressivement » car peu sûr de moi, puisque je ne comprends pas mes émotions, mes réactions…
    Enfin je ne sais pas trop si je me suis fait comprendre…là.
    Ceci pour dire qu’il est important de se connaitre, de se comprendre, de s’aimer, de ne pas se dévaloriser pour pouvoir réellement communiquer avec l’autre…sans violence.
    nan ?!
    Mille mercis Mai et mille bises à toi

    • bah si c’est super compréhensible jocy! en fait, on n’est pas au service de la cnv. c’est le contraire. donc n’entends pas d’être apte à l’appliquer. applique la dans la mesure où elle t’aide dans ton cheminement. quoi de mieux pour explorer ses émotions que de s’obliger à les exprimer?!
      hehehe! allez on y va la jocy!

  • Ouais!!! Ah mais je n’ai pas encore exploré la communication non violente mais je vais y aller….parce que ben tout simplement je supporte de moins en moins la violence verbale…en vieillissant! Avec des enfants c’est assez facile de te rendre compte de la violence dans la communication car ils renvoient ce qu’ils reçoivent. Donc depuis quelques années déjà je travaille sur ce côté spontané de moi même qui peut me rendre dragon, je vais affiner en lisant ce bouquin. Mais saches néanmoins que Kali reste ma muse car je suis sure que sa colère à un fond de non-violence! Merci merci Mai <3

    • hahahah! disons que je pense sain d’exprimer sa colère avec les siens… lorsque cela est necessaire. rosenberg te dirait que ca ne l’ai jamais… quoique. il y a tout un chapitre dessus. la ou la colère ne doit pas être, c’est en tant que mode relationnel. ça c’est pas vivable. pour personne. mais la colère ne veut pas dire que tu fais irruption tout d’un coup, c’est juste, aussi, une porte que tu ferme. NON!
      en tout cas la cnv est à la fois efficace et vertueuse, donc ça vaut vraiment le coup! belle exploration!

      • De toutes façon depuis que j’ai perdu ma mère en même temps que je le suis devenue j’ai découvert que c’est en effet mes colères d’enfants qui font surface (même si j’ai de grandes colères d’adulte face à ce monde de ouf) et donc je bosse sur celles ci….pfff en tous cas c’est riche ce chemin et je ne me lasse pas d’apprendre!

  • Salut Mai,

    Merci pour ce post, c’est super intéressant. C’est marrant, parce que quand je t’avais lu (et répondu) sur le « moi aussi je suis gentil », je crois que la bienveillance et la CNV c’était vraiment les deux éléments qui trouvaient le moins de chemin en moi. J’étais juste une petit boule de colère tremblotante. Je crois que je comprends vachement mieux aujourd’hui ce que tu voulais dire. Pour le coup, là ça me parle carrément et ça me touche aussi. J’avais juste peut-être besoin que le sujet soit moins brulant en moi pour être capable d’entendre 🙂
    Je ne sais pas si tu connais le podcast « change ma vie » de Clothilde Dussoulier ? C’est assez génial et ça reprend (entre autre et sous une forme un peu différente) pas mal des outils que la CNV a l’air de proposer pour faire un travail intérieur dans la bienveillance. Alors ça a l’air un peu concon dit comme ça, mais son émission est vraiment littéralement entrain de me changer la vie. Je pense que tu aimerais beaucoup son ton et sa générosité.
    Ta réflexion sur la CNV ça ouvre une voix super douce, et qui n’est « finalement » (et je pèse la taille de ces guillemets 🙂 ) qu’un travail d’écoute et d’empathie.
    Mais, si on revient sur le #metoo (je vais faire gaffe à pas tout mélanger, promis 🙂 ) est-ce que tu crois que c’est possible de l’appliquer dans ce contexte (au regard du poids du vécu qui se cache derrière tout ça) ? Est-ce que c’est quelque chose que tu as réussi à faire ? Je serais super curieuse (si c’est le cas et que tu as eu des discussions sur ce mode avec des hommes) que tu partages cela avec nous. J’avoue que pour l’instant je n’arrive même pas à me le représenter :/
    Mais comme je te le disais, c’est peut-être encore un peu trop brulant pour moi 🙂

    Bien cool de pouvoir te relire aujourd’hui de façon détournée sur tout ça. Et par ailleurs sur ta position en tant que mère d’un futur et homme et d’une jeune femme m’avais vachement touchée et avait commencé à ouvrir une piste d’empathie en moi sur tout ça.

    La bise 🙂

    Elsa

    • merci elsa! quel com! alors je publie bientôt un post sur l’après me-too. bcp bcp d’hommes autour de moi sont revenus pour me parler d’eux mêmes de leurs réflexions, de leurs solutions pour en finir. et certainement que de savoir qu’ils seraient accueillis et non jugés nous a permis de dialoguer, en dehors de “c’est bien/c’est mal”. j’espère qu’on pourra continuer ENSEMBLE! à très vite!

  • Merci Mai pour ce post. J’utilise la communication non violente depuis plusieurs années et c’est devenu souvent un réflexe naturel quoi que la partie où je dois nommer une demande précise demeure encore un exercice important. Là s’y croise le besoin de l’enfant vulnérable et la façon de faire une demande comme un adulte bienveillant et responsable de lui-meme. C’est complexe parfois de se détacher du “Maman/papa occupes-toi / sauves-moi de moi” pour explorer la rencontre entre deux humains.
    Tu vois ce que je veux dire?
    Aussi la CNV a des limites quand on interagit avec une personne narcissique manipulatrice (pervers narcissique). Le message ne passe pas et est vu par le narcissique tout de même une critique ou une agression. Si tu as vu quelque chose là dessus je serais bien curieuse d’avoir plus d’infos pcq vraiment j’ai rien trouvé comment adapter la CNV dans ces circonstances.
    Bonne fin de semaine!
    😘

    • oui j’imagine que la cnv ne s’applique pas tjs. rosenberg parle d’ailleurs du moment où la force même physique doit être appliquée. donc certainement qu’il faut autre chose pour des pervers narcissiques .
      peux tu me reformuler ta remarque sur les enfants? je ne comprends pas. merci! xxx

      • oui j’imagine que la cnv ne s’applique pas tjs. rosenberg parle d’ailleurs du moment où la force même physique doit être appliquée. donc certainement qu’il faut autre chose pour des pervers narcissiques . dans mon experience personnelle, les seuls changements véritables pour moi et parfois pour l’autre à été de dire : j’ai un vue à vivre, et je suis plus dans cette relation. c’est à prendre ou à laisser.” ce qui d’une certaine manière est de la cnv car tu te concentre sur ton besoin. je sais pas si ça peut aider?
        peux tu me reformuler ta remarque sur les enfants? je ne comprends pas. merci! xxx

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