le Bleu Blanc Rouge de Mes Cheveux

Allez Allez Allez!

toute cette semaine, sur France 2, nous avons la chance d’avoir accès au magnifique court métrage de Josza Anjembe, le Bleu Blanc Rouge de mes Cheveux. Grace Seri, m’a bouleversée dans son interprétation de Seyna, une jeune femme vivant en France mais de nationalité Camerounaise, et qui à ses 18 ans, et après avoir eu son Bac mention très bien doit choisir entre la nationalité française ou camerounaise (il n’y a pas d’accord bi-latéraux entre les pays donc on est obligé de choisir).

j’ai eu la chance de découvrir ce film au Musée National de l’Histoire de l’Immigration, avec la présence de la réalisatrice. En 20 minutes, les lumières se sont rallumées sur une salle en grosse chialade (blancs, noirs, jaunes, verts, femmes, hommes).
je travaille actuellement beaucoup sur ces questions de diversité et d’identéS françaiseS (vous allez voir!) et remercie Josza de m’avoir montré cette altérité. de cette manière.

lors du débat, une femme noire d’une cinquantaine d’années se plaignait du manque d’avancement de la société française profondément raciste, qui ne sait pas remettre en question ses systèmes de représentation, ou l’on identifie sans cesse les gens à leur couleur de peau, ou origine, ou religion (putain mais quand tu arrives à londres, des fonctionnaires peuvent être voilées et ça ne fait chier personne! une femme voilée n’est pas réduite au voile qu’elle porte!), et je comprends son indignation. en même temps, Josza avait un point intéressant de dire : peu importe nos points de vue, il faut surtout passer à l’action, des choses magnifiques sont en train de se réaliser (comme on se l’ai dit ici, ce mouvement citoyen n’est pas étranger à me-too, à toute ces nouvelles questions sociétales) , et en même les fachos aussi font « leur » taff. à nous d’agir pour avoir un changement positif. je me dis que peut être le changement est là, d’ailleurs.
parce que ce film n’aurait pu exister il y 30 ans. qu’il existe aujourd’hui, qu’il est nommé pour les Cesars.

full support, et full gratitude!

Il y a 3 mois / Bouche 14 commentaire(s)

14 commentaire(s)

  • Grand débat. J’avoue que je suis totalement démoralisée , je suis juste triste parce que que pour nos jeunes, ça devient pire que pour nous . Et on en a versé des larmes, je suis triste parce que vu comme cela dégénère, ils en verseront 100 fois plus .

    • oui grand débat, ne perdons pas courage, nos enfants ont besoin de nous. et nous aussi on a besoin d’avancer sinon c’est le désespoir. ce film est un grand espoir, tout comme mille initiatives et dialogues qui continuent de naître. je t’envoie mes good vibes! ❤️❤️❤️

  • Merci pour le lien Mai!
    Sur ce sujet de l’identité, ça ne se passe pas en France, mais il y a beaucoup de parallèles, le magnifique livre de Angie Thomas, The Hate You Give.
    Ce sont des questions qui me travaillent aussi beaucoup!
    Sur ma liste « à lire »:
    Marianne et le Garçon Noir de Leonora Miano,
    Home Girls, A Black Feminist Anthology de Barbara Smith
    Half of the Yellow Sun Chimamanda Ngozi Adichie

    xx

  • Lorsque j’ai eu 18 ans ; j’ai eu ce choix à faire avec l’option de la double nationalité. Néanmoins je ne me sentais tellement pas à ma place dans ce pays qui m’a vue naître ; que ce choix a été cornélien.
    Aujourd’hui, c’est une partie des filles de notre assoc qui est dans cette tranche d’âge. Et ce n’est pas plus facile pour elles. Ce ne sera pas plus facile pour mes enfants.
    Ce sont des thèmes sur lesquels on travaille avec elles : la place dans notre société (lorsque tu viens d’un quartier précaire du 93, tu as tellement à dire), la tolérance, l’acceptation de la différence… Je vais essayer d’organiser une projection de ce film, merci pour le partage.

    • merci Khaïra! il y a tant à faire! merci pour ton com! courage! josza disait que bien que radical, son film reste un film d’amour pour la france. que quoique d’autres en penses elle EST française. tu me diras comment s’est passé ta projection?! bien à toi! ❤️

  • Merci Mai…il y a deja quelques temps que j ai vu ce court metrage sur le net. Il m a tellement touché que j en ai beaucoup parlé autour de moi. Naitre en France de parents étrangers c est…on te fait tellement comprendre que tu n es pas française. Il y a quelques années deja lorsque mon homme m a présenté à une de ses tantes elle m a dit « vous venez d où ?  » j ai repondu naturellement « de Paris » (je suis nee a paris et j ai grandi à Paris)…alors elle m a dit « ah non…non euh je voulais dire….enfin vous etes un peu teintée alors… » Tu vois pour moi c etait naturel de dire Paris pour les autres c est la couleur qui fait que…on m aurait demandé de quelle origine j aurai dit « malgache » tu me demandes d où je viens je reponds Paris…Je suis francaise mes enfants sont français. Nous sommes nés ici nous avons grandi ici. Mes parents et le père de mes enfants ont passé la plus grande partie de leur vie ici…alors oui nous sommes français…enfin je le crois…

  • Merci pour soulever cette question Mai, quand on est blanc née de parents français comme moi on a souvent un masque, avant de rencontrer mon chéri, je vivais dans une bulle de naïvité je ne voyais pas le racisme, normal puisqu’il ne me visait pas et puis quand tu rentres dans une relation mixte tout change, tu sens, vois les regards qui t’étaient inconnu jusqu’à présent. L’action, la parole est importante, comme pour me too où beaucoup d’hommes sont tombés des nus de voir que toutes les femmes avaient déjà subit quelque chose, je sais aussi qu’ici on en parle trop peu !

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