Spirit Horse (3/3)

Culture of the Wild

Photo Jerry Hyde

 

Hello, hel-looooww !

Merci, un immense merci pour tous vos commentaires sur Mem. J’étais très fière de vous le présenter mais ne pensais pas recevoir tous ces commentaires, ni susciter un échange d’une telle qualité. merci du fond du coeur.

aujourd’hui je vous propose de repartir dans la Vallée. ça vous va ?

Car vos questions étaient extrêmement nombreuses sur « nan mais ça se passe comment en vrai ? » Du coup, je vais vous raconter le fonctionnement factuel mais aussi plus philosophique du camp.

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  1. Le camp n’est pas ouvert toute l’année

On m’a dit qu’il n’y avait pas d’autorisation pour cela, mais je pense, quoiqu’il en soit, que c’est une très bonne chose : car les gens qui sont au camps de Spirit Horse « viennent à lui ». Ils sont heureux d’y venir, d’y revenir, de le faire vivre, de se retrouver. Cela a l’immense mérite d’éviter je trouve que les choses ne tournent en rond, ou que l’on puisse s’endormir sur un lieu qui demande de la vitalité, ou que bien sûr, on se retrouve piégé dans un lieu qui ne nous convient pas ou plus (je pense à des copains.ines qui ont grandi dans des camps hippies en se disant « nan mais ça ne plait pas du tout ce truc! »).

Le camp est très restreint nous étions 40 quand nous sommes arrivés, et peut etre 150 pendant le festival « Cauldron For All » (un chaudron pour tous)

 

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  1. On peut se restaurer sur place

Le camp n’est pas cher, et la plupart des gens se restaurent à la « kitchen ». C’est un moment où tout le village se retrouve. Selon l’affluence, cela se fera dans un petit tipi près de la cuisine ou dans un plus grand tipi avec des tables basses, un feu central et de la paille au sol. Vous pouvez aussi rester dehors pour manger. Ou bien amener votre propre nourriture (le premier village est à 15 minutes, et la première ville à 50 minutes)(en voiture).

A la fin chacun, fait sa vaisselle.

Les repas débutent au son de la cloche, à 9h, 13h et 19h.

Il y a toujours une proposition végétarienne. Mais pas de culture locale. On ne fait rien pousser à Spirit Horse et l’on ne chasse pas non plus. Donc c’est sauvage, mais sur d’autres terrains que la nourriture.

 

Bon voilà, ce sont les deux seules règles qui régissent le camps. Pour le reste, la grande règle, c’ est qu’il n’y a pas de règle.

 

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Alors pour autant, j’ai vécu selon certaines valeurs partagées.

 

  1. Spirit Horse est multi-générationnel

C’est une chose qui m’a énormément touchée. Il y a des bébés, des enfants, des pré-ado, des ado, de jeunes adultes, des trentenaires, des quarantenaires etc jusqu’au 70 ans env. Alors ça m’a touchée parce que j’ai rencontré des familles incroyablement soudées. Avec un sens de la transmission très fort, mais qui n’est pas matériel (ça me parle, je suis filles d’immigrés, qui plus est, exilés). Certaines ont fait le choix de vivre au moins partiellement dans la nature, dans différentes collines suivant la période de l’année, les boulots qu’on peut y trouver etc, ou pour certains carrément dans la forêt. Sans eau courante ni électricité… toute l’année. Comme je vous le disais, certaines familles pratiquent le home schooling. Ce qui m’a plu c’est que beaucoup d’entre eux avaient et partageaient une véritable vision de la famille. De leur famille. et je me suis rendue compte que c’était assez rare autour de moi : on s’aime, on fait des mômes, mais avons nous des désirs aussi précis que ça… ? hum, je ne m’en étais pas rendue compte et là ça m’a paru très très frappant.

 

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Le fait de venir dans une communauté, chaque année fait aussi qu’une partie de l’éducation échappe volontairement au parent, c’est la communauté qui éduque les enfants. Tâm vous avait par exemple parlé d’entre-aide, Léo de son ascension dans l’arbre.  Et ça pose quelque chose de très fort pour chaque enfant dans son accès à  l’autonomie, dans sa confiance, dans son rapport à l’autre. Tout cela, crée une forme d’éducation. Je dois avouer que les enfants (pas les miens, les autres) là-bas m’ont bluffés ; ils sont débordants d’énergie et en même temps, tellement… calmes, sereins, ancrés. Les bébés passent de bras en bras… de frères en soeurs. Tout ça était très beau.

Et puis, ce qui m’a touchée, beaucoup, aussi, ce sont les ado. Des ados qui sont venus avec leurs parents et qui viennent maintenant avec leurs amis. Des ado qui aiment, qui s’aiment, qui jouent, qui s’initient… vraiment c’est très très beau.

 

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  1. Spirit horse est genré

Ce lieu croit énormément à la différence et à la complémentarité homme-femme, ou plus précisément masculin-féminin. Que tu aimes les hommes ou les femmes, peu importe, mais chaque femme est invitée à se célébrer comme telle, chaque homme est invité à se célébrer comme tel (encore une fois j’insiste, quelque soit son orientation sexuelle). D’ailleurs, s’il vous plait, je demande à celles qui m’ont écrit et continuent peut être de me lire de ne pas les traiter de rétrogrades, d’être juste dans l’accueil et la curiosité de l’autre, qui ne pense pas comme vous. Etre progressiste, c’est surtout de s’écouter.

Donc il y a un woman’s lodge et un man’s lodge où les personnes du sexe opposés ne peuvent rentrer que sur invitation. Personne ne rit de voir un phallus géant à l’entrée du man’s lodge, personne ne rit de voir des plumes et des guirlandes à l’entrée du woman’s lodge (et personne ne les oblige à mettre un vagin géant pour faire « comme » les hommes, aucune des femmes là-bas n’en ressent l’envie ou le besoin). Alors ça ne veut pas dire que les hommes ne s’occupent pas de leurs mômes et que les femmes font la vaisselle, c’est au contraire hyper progressiste dans le partage des tâches. chacun fait ce qu’il veut et aide comme il le veut et pour le coup, on ne voit pas, à cet endroit, de différence (enfin si, j’ai trouvé que les mecs en faisait 10 fois plus). Et puis je vous parlais des femmes topless et/ou pirate en train de boire un café etc, les mœurs ne se font pas du tout sur les même codes; j’ai surtout ressenti beaucoup de respect et une grande harmonie entre les hommes et les femmes. (et je vous assure que c’est vachement reposant)

 

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3. Spirit Horse croit aux arts et à la magie

Beaucoup de gens là-bas pratiquent un art ou un autre. On ne se pose pas la question de « t’arrives à gagner ta vie avec? ». la question n’est pas là. on est artiste de sa vie, point. Il y a notamment Joe, l’un des plus grands percussionnistes du Royaume Unis, et Alex, sa femme qui donne des cours de danse « 5 rythms » (une expérience de fou). Il y a des apprentis chanteurs, des apprentis guitaristes. Il y a des conteurs. Il y a Anthony et Paloma les chanteurs fous. Alors je ne suis pas sûre, mais je pense que l’art est vu comme ce qui nous relie à notre « moi-sauvage ». un truc comme ça. c’est pas Damien Hirst hein. J’ai vécu une scène ouverte, le Ceiligh, où chacun pouvait partager ce qu’il voulait : un chant d’opéra, un air de blues, une danse des steppes, un sketch, quelques vers. Tellement beau. Tellement de talents. et encore, je ne suis pas de celles qui a vu les mômes grandir et devenir les artistes qu’ils sont aujourd’hui. c’est très émouvant.

 

4. et la drogue ?

Beaucoup de question dessus! Encore une fois tout est autorisé. Notamment l’alcool et la cigarette…. Hahahha. Bon on n’a jamais parlé de ça sur le blog, je suis quelqu’un d’assez addictive… au boulot et aux réseaux sociaux (re- hahahah)(mais ne vous inquiétez pas… j’arrête demain!), mais sur les drogues, très peu : je suis allergique à l’alcool et fume une cigarette de temps à autre. Pour ce qui est défendu par la loi de mon pays, j’ai fait 3 expériences dans ma vie, avec mes frères à chaque fois, dont la plus connue a été live-bloggée ici même dans le moule à gâteau hello kitty de ma fille. Donc c’est pas méchant. J’ose le jeu de mots pourave, la défonce, c’est pas trop ma câme.

Et pour revenir à Spirit Horse, même si le camps est ouvert à tout, je n’ai vu personne fumer clope sur clope, comme on le voit en journée (à Paris) ou torché à vomir tout ce qu’il a dans le bide, comme on le voit en soirée (à Paris) ou complètement stone, comme on le voit en after (oui à Paris toujours). Donc tout est autorisé, mais par rapport à ce que je vois « en ville », c’est vraiment pas central.

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Finalement, on dit qu’il n’y a pas de règles mais c’est partiellement faux. Il n’y a pas de règles parce que les gens, au délà de leurs apparences troublantes (les chemises à jabots empreintes aux vieilles traditions païennes, les dreadlocks de sadhus indiens, les chapeaux élimés de pirate, les haches de viking), le peuple de Spirit Horse est spirituellement extrêmement élevé. Et ça passe par des choses simples et en même temps si complexes pour ceux ou celles qui vivent dans notre système, dans leur roue comme disait Mem.

Par exemple, personne n’en est à prendre la pluie pour une injustice, si vous voyez ce que je veux dire. et pourtant…

 

hahahahah, ouais ça fait pas toujours envie! pourtant, on n’entend jamais « nan mais franchement, qu’est ce que j’ai fait pour mériter un temps pareil?! »

De manière plus profonde, chacun a compris qu’il souffrait (vision assez boudhiste), chacun a compris qu’il était responsable de sa vie (idem), chacun a compris la beauté du monde, chacun a compris la beauté de l’autre, chacun a compris sa propre beauté. Chacun est finalement rempli de beauté. De gratitude. C’est pour cela qu’il n’y a pas d’addiction (pourquoi faire?). Qu’il n’y a pas de gens envieux, que vous ne trouverez pas de gens qui se plaigne de leur sort, ou accuse un autre d’en être responsable. Là-bas, tout le monde a déjà passé ces paliers de développement personnel. Alors, on peut passer à autre chose : célébrer, partager, apprendre, remercier. on est généreux, on est curieux.

Ca m’a surprise d’ailleurs de voir tant d’hommes audacieux dans les cours de chants ou de danse brésilienne (oui je me rends compte à quel point il me reste des réflexions sexistes). En tout cas, c’est beau des gens qui disent juste « ok, je vais chanter pour la vallée » « oui pourquoi pas danser pour la cascade » « ah dis donc, j’ai ressenti ça, et toi qu’as tu ressenti? » « ah oui ce soir, je sors les paillettes et des branches d’arbre pour me faire un collier », ou même « merci, j’avais oublié que c’était si bon d’être ici » (une femme parlant de son propre corps, à la fin d’un cours de danse). C’est… mais c’est fabuleux. c’est vraiment merveilleux.

ça oui pour sûr, que je vive en ville ou dans les champs, j’ai ramené tout ça dans mon coeur. et pour toujours.

bon voilà, vous savez tout de Spirit Horse. je reviendrai cela dit avec un 4e post… une vidéo j’espère car Shivam, le fondateur du camps m’a demandé de filmer…

J’espère que tout cela vous inspire. mille mille bises et beauté à tous!

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Il y a 10 mois / Bouche 55 commentaire(s)

55 commentaire(s)

  • Oui, c’est très inspirant!
    Au delà de ton partage généreux, c’est important que tu aies écrit pour toi ces différents posts sur ce lieu/cette expérience. Ramener la réflexion dans ta vie parisienne qui peut être loin de tout ça. Une manière de créer des ponts entre 2 mondes.
    Ps: tout le monde a le droit d’aller à Spirit Horse? Où il faut être introduit?

  • C’était très beau, merci Mai pour ce récit. J’aime beaucoup ta manière d’écrire, ton humilité. Ca donne envie d’y aller. Il est 8h22 et juste à la lecture ça me rapelle l’essentiel, ça me ramène à l’essentiel. Merci belle journée à toi

  • Amour et Respect voilà ce que m’inspire ce lieu si magique. Il est important d’avoir dans un coin de sa tête et de son cœur « un lieu ressource »…il faut savoir le garder surtout.
    J’ai ri sur les addictions. En aout-septembre je suis partie au Portugal, et je me suis aperçue que là bas on fumait beaucoup moins que sur Paris…mais alors vraiment beaucoup moins 😉
    Des bises Maï et merci mille fois pour tout ces partages qui nous ouvrent les yeux encore plus grands

    • oui beaucoup de gens disent « venir à la ressource » là bas. c’est une nouvelle géographie, un nouveau territoire émotionnel et spirituel. xxx

      • Allez, je vois rouge ! 🙂 Un lieu ressource et par rapport à ce qu’a vécu Mai, un lieu d’initiation en même temps !
        Evidemment d’accord quand vous dites l’importance d’avoir un lieu ressource dans la tête et le cœur. Ressource pour quoi, pour qui ? Une source dans le cœur de la source.
        (Pour Damepoule : si je vois rouge c’est tout simplement parce que ces lettres sont rouges !)
        xxx

      • Alllez je vois rouge 🙂
        Un lieu ressource et un lieu initiation d’après ce qu’a vécu et observé Mai.
        Evidemment bien d’accord avec vous Damepoule sur l’importance du lieu ressource dans un coin de sa tête et de son cœur.
        Ressource pour quoi, pour qui ? Une source au cœur de la source.
        J’imagine Damepoule avec des poussins jaunes, peut-être plus si jaunes que ça ! 😉
        Comme le dit Mem, tout tombe un jour.
        Et si l’amour n’a pas voyagé, alors à quoi bon ?
        (Pour damepoule : Qu’il n’y ait pas de malentendu. Si je vois rouge, cela est simplement du à la couleur de ces mots 😉 )

        • 😉

          L’amour voyage toujours Edouard (parce qu’il est partout…) il faut simplement savoir le voir et l’attraper au vol (le garder ou pas n’est pas le problème, le sentir est déjà bien plus difficile…)…dixit nonne Damepoule 😉

          « Lieu ressource » pour qui ?pour moi d’abord (charité bien ordonnée commence par soi même ;-), et en faire profiter « mes poussins jaunes », qui en fait sont des jeunes coqs ainsi que ma basse cour… hahaha
          pourquoi ? pour ne pas se poser trop de questions … »less is more » que l’on dit nan ?
          Le lieu ressource est le meilleur endroit pour prendre de la hauteur
          Allez…le rouge est une jolie couleur 😉

          • Bien d’accord avec vous, Damepoule ! Le pour quoi ne questionnait pas la ressource en elle-même mais posait la question que je me posais aussi à moi-même, qui est : Que faire à partir de cette ressource, cette ressource pour quoi … ? J’imagine qu’il y a autant de réponses différentes, dans l’amour et le respect de l’autre, qu’il y a d’êtres humains. Je me rends compte que je suis aussi tombé encore une fois dans une vision utilitaire ! Aimer n’a pas de but en soi. Aimer tout simplement. Respirer pour … Non simplement respirer ! Le sens de ce que l’on vit …?
            La réponse de Wanda à Alice dans le post sur Mem est une belle réponse.

          • Ah mais oui ! Je l’avais lu et je viens de le relire. Très émouvante, l’histoire de ta great-great-grand mother ! En total accord avec ce que tu as écrit ! Essentiel ! ( Cela me revient : lorsque je l’ai lu la première fois je me suis demandé pourquoi tu ne l’avais pas publié sur ton site. Le lien est bien là pour découvrir ton très beau texte.) La beauté m’a sauvé, d’une certaine façon. La beauté est effectivement un territoire très vaste qui est bien là et qui peut s’étendre jusqu’à des territoires non visibles, à mon avis. « I try to understand something about themselves, this part of their truth they sometimes don’t even know. » Elle est nettement perceptible et visible, ton aspiration pour révéler la beauté et la vérité de l’autre (toutes ces pierres précieuses et ces saphirs en nous tous…) et que tu transmets si merveilleusement. C’est très précieux, cette énergie qui te porte, et ce don que tu as ! The rose is a rose … Beauty is !

  • Merci Mai ! Tu sais si ce genre de camps existe en France ? Je suis sûre que oui, encore faut-il avoir la bonne adresse.. Envie de tenter l’expérience ! Grosses bises

    • non je n’en connais pas en france. maintenant, je reste assez persuadée que le « hippisme » à l’anglo saxone est différent de celui que l’on peut pratiquer en france. intuition pure. je me trompe peut être! je sais en tout cas qu’il y a des trucs dans les pyrennées et en ardeche indeed! a checker!

    • Hello Mélissa, je pense que le village des pruniers peut être une belle expérience, pas vraiment hippie, c’est un hameau bouddhiste ouvert à tous l’été et où l’ouverture d’esprit, la tolérance, la vie en communauté sont présentes, le côté inter-générationnel aussi et le multi-culturalisme avec un lieu qui est beau et ressourçant. Mais il y a probablement des différences avec Spirit Horse qui semble porter une certaine magie créée par tous ces artistes. Merci Mai pour ce partage qui fait vraiment envie et qui fait rêver une fois de plus !

  • Hey Mai

    Merci encore une fois pour ce partage… c’est une continuité complètement fluide et rien de surprenant
    tout a l’air d’exister comme ça doit exister
    tu as ommis (peut-être volontairement) … comment y accéder? y avoir le droit?

  • Merci Mai pour tous ces posts qui résonnent fort en moi.
    Je reviens sur cette question de féminin/masculin (à croire que c’est un sujet qui me parle en ce moment !). Sans tomber dans les stéréotypes, je pense, comme toi, qu’égaux ne veut pas dire identiques.

  • Merci Mai pour ce partage d’expérience et de proposer une autre vision du monde et des gens. Ça me parle tellement (tout ce que tu écris me parle tellement). On se rend compte que finalement c’est lorsque qu’on célèbre ainsi la liberté que les libertés des autres sont les mieux respectées, sans jugement. Là où à Paris, il y a du In ou du Out, du Bien ou du Pas bien. Comme tu dis, c’est totalement progressiste et surtout humaniste, comme ta Personne. Et puis « allergique à l’alcool » ?!! Youpi je me sens moins seule 🙂

  • Merci Mai pour ces apports supplémentaires. Je ressens ce dernier post comme plus analytique (dans un sens pas distant, ni critique), plus apaisé que le premier. comme si la transformation et le passage au ‘comment j’intègre tout ça dans ma vie de tous les jours’ commençait déjà à s’opérer. non?
    C’est beau ce que tu décris sur ces gens en paix avec eux-même, bienveillants – c’est vrai que ça rend les rapports humains tellement plus agréables, tellement plus simples, tellement plus riches!
    j’en retiens surtout cette merveilleuse entente inter-générationelle… que c’est beau, que c’est tentant! Je ferais bien un tour par ton Spirit Horse avec ma joyeuse troupe 😉
    et merci à Jerry pour ses photos magnifiques! (honoring Spirit Horse)

  • Quelle expérience, très enrichissant de te lire!
    L’approche féminin-masculin est intéressante, c’est vrai qu’on peut cultiver sa différence, apprivoiser et explorer sa masculinité ou sa féminité sans que cela soit clivant, bien au contraire (et que chacun ou chacune aime qui bon lui semble, hein…).
    Une question que je me pose est le rapport aux autres dans ce genre d’expérience, on est tellement individuels et egocentrés, prompts à intellectualiser (même dans l’approche de l’emotion ou de la spiritualité) que ça doit être dingue ce rapport aux autres, pour l’accepter il doit falloir un sacré lâcher prise, non? C’est là la porte d’entrée dans l’expérience? Ça semble si brut et si doux…
    Un beau week-end!

    • bonjour Ema,
      oui, tu as raison. peut être as tu lu le premier post sur spirit horse. l’Autre ça a été le plus dur pour moi. je me suis rendue compte que ça n’était pas si simple d’être dans l’accueil. et c’est vrai qu’il y a un enchantement ou toutes les polaires sont exacerbées : on a parlé du masculin/féminin, mais il y aussi ce truc ego/humilité. beaucoup d’artistes ensemble ça peut vite partir en sucette et là… non. je crois que la vallée elle-même nous accueille et chacun se sent petit par rapport à elle. ça rend humble.

  • L’empereur ne cueille pas la fleur …
    « La cueillir, quel dommage !
    La laisser, quel dommage !
    Ah, cette violette !
    Il faut que je lâche le désir de conserver ma vie et aussi l’idée de ne pas la conserver. Il faut juste la vivre. C’est la violette qui est importante, pas mon désir de l’utiliser. Il faut vivre dans le monde
    sans désir de l’utiliser, être gai avec soi-même comme la violette, l’humble violette. »
    « Le doigt et la lune » d’Alejandro Jodorowsky

  • Merci Mai pour ce dernier partage – que je ressens plus serein, plus critique (dans le sens analytique, et non pas négatif hein!), un peu distancié; comme si le chemin de l’appropriation de Spirit Horse au monde quotidien commençait à se faire…
    Que c’est beau ces relations humaines entre personnes en paix avec elles-mêmes – quelles richesses alors dans l’échange, dans le partage, dans la créativité!
    Ce que je retiens surtout, c’est cet entre-aide et ce co-cheminement inter-générationnel: ça c’est franchement magnifique (et pour moi, cela demande des rapports de genre apaisés, ouverts, respecteux).
    J’amènerais bien ma joyeuse troupe découvrir Spirit Horse – et j’imagine les mêmes chocs, les mêmes émerveillements, et beaucoup d’incertitudes aussi.
    Merci aussi à Jerry pour ces photos magnifiques – translating spirit horse

    • alors c’est un tout petit plus nuancé : il y a paix entre les êtres car ils ont accepté leur tumulte intérieur et la difficulté parfois à être ensemble. tout n’est pas et ne saurait etre totalement pacifié. mais c’est ca qui apporte de la paix. merveille! belle journée biba et merci pour tes com!

  • L’histoire de l’empereur et de ta great-great-grand mother m’a fait repenser à cet haïku sur la violette et m’a rappelé ce que dit Mem :
    « Alors qu’avec la tête ça fait : « hum, est-ce que j’aime ça ? ça crée ce genre de choses (sa main oscille de gauche à droite) parce que l’esprit est si magnifique, il peut voir les choses en 360°. Tellement de couleurs, d’options …mais nous sommes limités, et ne pouvons pas appréhender autant de possibilités donc c’est superbe mais ça peut aussi créer ce doute, alors qu’avec le cœur, c’est direct, tu sais, tu ne te demandes pas « est-ce que c’est paisible? » … tu le ressens.»
    J’ai trouvé cela tellement juste ! Dans tous les cas écouter son cœur qui sait s’il est bon de cueillir ou pas la violette, plutôt que d’obéir à telle ou telle sagesse, doctrine, suggestion, croyance, conseil … qui ferait pencher pour l’une ou l’autre option.
    Le cœur, l’intelligence, le discernement avec le respect et l’attention à soi-même, à l’autre, aux autres, et choisir, vivre, s’élancer.

  • Bonjour Mai ! Merci pour ce très beau partage 🙂 Je trouve ça important de parler naturellement de ce type d’expériences, sans s’enfermer dans certains codes donnés par la société.
    Les moments de connexion intenses avec l’autre et la nature peuvent être tellement forts ! J’ai la chance de faire des sweat lodge depuis mon enfance en France et aux Etats-Unis et la transe « naturelle » (grâce au tambours, aux chants magnifiques et puissants, à la chaleur, aux couleurs, au contact avec la nature) a toujours été la plus puissante que j’ai connue. Une sorte de sensation d’être parfaitement en harmonie avec son environnement, un peu comme un état de grâce mais sans connotation religieuse, et tout cela sans aucun psychotrope (mais tellement plus puissant !). Pour ma part, je le conçois comme un retour aux sources, purifiant, qui permet de se rééquilibrer et de se rappeler certains principes de vie (notamment le respect et la gratitude envers notre terre et toute forme de vie) avant de retourner à la vie active.
    Sinon je ne sais pas si tu as déjà vu cette interview de Marguerite Yourcenar sur le féminisme et les genres mais elle est très intéressante ! Voilà un lien pour un extrait : https://www.facebook.com/MonsieurTroll/videos/1405011009528241/

  • Je lis pas mal autour de l’Eros (amour, sexualité etc.) en ce moment, et cet article m’a évoqué le paragraphe que tu as écris ici sur le genre. En effet, il y a un enjeu important dans la différentiation des sexes, c’est la reconnaissance de l’altérité pour sortir d’une logique relationnelle de fusion, qui est celle qu’un petit enfant a à sa mère. Différencier les genres, ce n’est pas nier les cas intersexes, qui existent mais sont une exception, ou la possibilité de l’amour homosexuel. Je pense que tu peux t’autoriser cette parole sans te sentir réactionnaire 🙂
    Je te joins l’article qui peut t’intéresser :
    http://www.psychologies.com/Couple/Seduction/Tomber-amoureux/Articles-et-Dossiers/Re-tomber-amoureux/Rencontre-s-ouvrir-a-l-autre

    • merci amandine! je vais lire ça. en tout cas pas d’inquiétude, je ne me sens réactionnaire, je n’aime juste pas qu’on m’accuse de l’être! encore merci!

  • Haaaa mais quelle joie de voir apparaître ce sujet qui me passionne, le homeschooling, sur mon blog préféré, même si c’est évoqué succinctement !
    C’est drôle, mais depuis un certain temps, je me dis que lorsqu’on recherche la vérité, on finit toujours par converger plus ou moins au même endroit, et ce quelque soit le chemin que l’on emprunte initialement…
    Lorsqu’on commence à réfléchir à une vie plus authentique, plus belle, plus libre…on finit par aboutir aux mêmes conclusions. C’est rassurant de voir qu’on est nombreux à remettre en cause des principes/préjugés/conditionnements culturels très forts, j’ai l’espoir que quelque chose de grand émergera de tout ça, pour nous et les générations futures.
    Mon geste punk à moi, c’est pas (encore) d’aller camper dans en pleine jungle galloise (mais ça donne envie !), mais c’est de faire l’école à la maison à mon fils de 4 ans, avec tout ce que ça comporte de questionnements et de découvertes… Voir l’intelligence qui s’éveille, je n’ai pas trouvé de spectacle plus merveilleux, ça porte, ça nourrit, et je crois bien que je grandis au moins autant que lui !
    Merci de partager cette expérience incroyable ici, c’est inspirant…

  • Bonjour Mai,

    J’habite à Londres ( d’ailleurs je t’ai croisée à l’eurostar mais j’ai été intimidée et je n’ai pas osé te parler ! Je le regrette amèrement car j’aurais pu te dire de vive voix combien j’aime ce que tu écris et filmes) et je me rends régulièrement au Pays de Galles dans la famille de mon copain. J’adore ce Pays.
    Les Gallois ( comme les Écossais d’ailleurs) sont très proches de la nature et très accueillants dans les vallées (il est de Brecon Beacon)
    Merci pour ce partage qui résonne en moi et avec mes racines personnelles. Ça me donne encore plus envie de randonner et surtout de faire ce genre d’expériences. XX

  • « chacun a compris qu’il souffrait (vision assez boudhiste), chacun a compris qu’il était responsable de sa vie (idem), chacun a compris la beauté du monde, chacun a compris la beauté de l’autre, chacun a compris sa propre beauté. Chacun est finalement rempli de beauté. De gratitude. »
     » Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or  » Baudelaire. Quelle est la part du je là-dedans ? L’art est alchimique dans son essence.

  •  » Nous sommes tous dans la boue. Mais certains d’entre nous regardent les étoiles. » Oscar Wilde
    Belle expo, malgré la foule ! Touché, entre autre, par les commentaires de Robert Badinter et de Merlin Holland le petit fils d’Oscar.
    https://www.google.fr/amp/www.lexpress.fr/informations/badinter-plaide-pour-oscar-wilde_610167.amp.html?client=safari
    ( reconnu les entrelacs du sol en mosaïque du petit palais ! 😉 )
    Merci, Mai, pour cette recommandation ! xxx

  • Salut Mai ! Je me posais juste une question: pour la partie où tu explique que c’est genré, dans quelle lodge irait un homme (j’entends par là avec les signes extérieurs, biologiques etc etc) qui se sent femme ? Je ne sait pas si c’est très clair… mais je me posais vraiment la question ^^

    Sinon ta vidéo m’a tellement inspirééé !!! J’ai 18 ans et ça fait un moment que j’ai une folle envie de retour aux « sources » à ce côté « wild » qu’offre l’experience de Spirit Horse

    • bonjour mathilde,
      merci pour ton com, jusqu’à maintenant, le cas ne s’est pas présenté. donc je ne sais pas. les personnes homo fréquentant le camps, notamment le fils de Shivam, se sentent hommes (aussi efféminés soient ils), ou femmes. leur sexualité n’impacte pas le fait qu’ils se sentent homme/femme. c’est pas parce que t’es gay que t’es pas un homme/femme.
      j’espère que ça répond à tes questions!
      xxx

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