Manal Issa

L'Aventurière

ahlalalalalalalala, Manal! mais Manal! quelle liberté et quelle beauté incroyables!

j’ai appris tellement de choses en l’écoutant parler! mais tellement!

quand je suis rentrée au bureau avec les rushs, Thomas, mon monteur n’en revenait pas. il était tombé amoureux d’elle en regardant son premier film « Peur de Rien » (que je vous recommande, c’est une merveille), et me bénissait de lui donner ces vidéos à monter.

je dis « ces » car ce montage a pu être réalisé à l’issue d’un tournage pour une toute nouvelle marque de produits pour les cheveux bouclés, Shaeri. l’une de ses 2 fondatrices, Meryem, est une amie de longue date et je suis si heureuse qu’elle est fait appel à moi pour réaliser toute une série de portraits de femmes, et de leur rapport à leurs cheveux! avec bienveillance et de manière inclusive, pour parler de la beauté méditerranéenne, des beautés méditerranéennes. naturelles, et sans lissage. je suis d’autant plus touchée que les cheveux bouclés et le bassin méditerranéen sont 2 sujets qui me sont totalement étrangers. dans les mois qui vont suivre, vous pourrez découvrir 7 femmes, avec des tempérament et des histoires qui m’ont transportées et que j’espère vous allez aimer. la video de Manal et de son rapport à ses cheveux et à sa beauté est à découvrir ici.

bienvenue à Shaeri (qui veut dire à la fois cheveux et poème, si je me souviens bien), et à toutes les beautés du monde!

vive l’aventure!

Il y a 5 mois / Bouche 19 commentaire(s)

19 commentaire(s)

    • cà m’a paru fou comme expression! il y a tellement de questions en ce moment sur la double culture. j’ai trouvé sa vision vraiment rafraîchissante. et belle! ❤️

  • Créer sa propre culture mais oui…❤ en même temps je me dis que l on se met de vraies barrières en parlant de double culture…ce serait interessant de se dire que la Culture est universelle. Il s agit simplement de s interesser aux autres et de ne pas nous cloisonner…essayer en tous les cas, ca apporterait vraiment à l humanité. Le monde change, s ouvre et nous avec…nous sommes tous concernés. J aime beaucoup ces portraits qui ouvrent d autres horizons qui font réfléchir qui donnent des frissons…c est beau
    Merci.

  • He he, quelle charmante et délicieuse jeune femme! Mais oui – façonner sa propre pluri-culture, qui bouge et se transforme avec le temps, tout un programme!
    Elle m’a donné la pêche – merci!

  • Quand elle dit « je ne suis rien » pour moi ça veut dire qu’elle peut être pleins de choses justement, ça laisse ouvert le champ des possibles, pas d’étiquettes dans lesquelles on s’enferme ou on enferme les autres … Et au passage elle bouscule pas mal de clichés, par les temps qui courent ça fait du bien d’entendre ce que dit Manal !

  • Ces mots sont un poème, il n’y a pas de double culture seulement la culture du soi. Elle a atteint cette liberté d’être. C’est sublime. Elle est divine. Ça résonne, ça résonne tellement !

  • Ca fait longtemps que je ne suis pas venue par ici dis donc!
    Grosse claque cette femme! Par contre faut qu’elle arrête de faire ça avec ces yeux…!!! Elle est trop belle et elle dégage une puissance de dingue! Merci pour la découverte!

  • « Naître rien
    Sans peur, en toute confiance, dans l’abandon aimant, la traversée du rien est naissance joyeuse
    au Vivant que l’on est.
    Si j’ose ne plus me prendre pour ce « moi », récit des autres engrammé dans le moindre de mes réflexes de vie et qui me fige en un être défini, alors, de naître rien, je m’ouvre au surgissement
    toujours renouvelé de ma vérité vivante. Sans idée préconçue de moi, chacune de mes paroles,
    chacun de mes gestes me découvre à moi-même d’une manière inattendue. Et je me connais alors,
    non comme une identité, mais comme le lieu d’un surgissement inspiré qui féconde le monde. »
    Denis Marquet

    CLOWN
    Un jour,
    Un jour, bientôt peut-être,
    Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers
    Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien.
    Je lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.
    Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
    D’un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînements « de fil en aiguille »
    Vide de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier.
    A coups de ridicule, de déchéances, par éclatement.
    Par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j’expulserai de moi la forme qu’on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage
    Et à mes semblables, si dignes, si dignes mes semblables.
    Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une immense trouille.
    Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m’avait fait déserter.
    Anéanti quant à la hauteur, quant à l’estime.
    Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.
    CLOWN, abattant dans la risée, dans l’esclaffement, dans le grotesque, le sens que toute lumière je m’étais fait de mon importance.
    Je plongerai.
    Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert à tous, ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée.
    A force d’être nul
    Et ras
    Et risible…
    Clown.
    Henri Michaux

    Merci Mai et Manal.

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