alors female le future?

oui mais non

elle vient d’arriver à la maison… et je la regarde sans cesse, et je l’aime d’amour. son auteur, Sheperd Fairey (aka Obey Giant) que vous connaissez sans doute aussi pour sa campagne pour Obama.

 

attention aujourd’hui, c’est pas le jour de la femme mais la journée internationale des droits des femmes (on en a parlé l’année dernière avec iggy).

Donc les chéri.es, c’est pas le moment d’offrir des fleurs à votre meuffe, c’est le moment de mettre la notion de respect en action : genre, c’est vous qui désormais ferez la moitié du ménage à la maison, qui défendrez votre fille même s’il faut acter que son frère mérite une punition, qui allez convaincre 1, 2, 3 personnes de votre entourage proche que non, la culture du viol n’est pas une fabulation, qui mettrez en place l’égalité salariale dans votre équipe, descendrez dans le rue, comme de votre canape, pour défendre un autre projet sociétal anti-patriarchal, vous lirez aussi cet article incroyable de david wong vous invitant à explorer comment la culture populaire construit votre toxicité, tout à fait inconsciente, involontaire mais bien réelle vis à vis des femmes, tout cela afin évidemment d’en sortir! etc, etc.

 

1. oui, j’adore et soutiens ce THE FUTURE IS FEMALE

il est primordial que notre créativité et notre énergie puissent participer à une société où les petites filles pensent enfin qu’elles sont aussi intelligentes que les garçons (suivez ce blog et lisez cet article, où l’on apprend qu’auj. dès 6 ans, les filles « comprennent » que les garçons sont plus intelligents), qu’elles imaginent tous les possibles possibles. qu’elles soient respectées et protégées autant que les garçons. etc

etc

etc

(je ne m’étends pas, non pas parce que ça n’est pas intéressant, mais parce que vous connaissez la liste mieux que moi).

allez soutenez!

 

2. non, je n’adhère pas à ce mouvement

hahahah, comment ça je viens de dire l’inverse? oui, bon ok. je soutiens mais conteste!

je n’aime pas faire penser qu’il faut une hégémonie féminine ou femelle pour gouverner un monde nouveau (même s’il est dit dans le manifesto que ça invite les hommes, le nom même du mouvement dit quelque chose non?).

la domination, c’est un héritage… du patriarcat.

le féminin n’est pas destiné à diriger. le féminin, c’est intégrer une complexité, une ouverture, un accord, un « flow ».

Vous le savez, je crois beaucoup plus en la complémentarité masculin-féminin. c’est cette société là qui me fait rêver. on y revient très vite.

je crois surtout qu’il faut cesser les injonctions. aujourd’hui, il faut oui se battre pour l’égalité des genres dans leurs droits et perspectives, mais il faut aussi arrêter de demander aux femmes/filles d’être fortes et performantes… vous voulez dire, comme des hommes/garçons?!

 

obey3_mai_hua_600

je vois bien l’idée « sympa » derrière cette image, mais au fond, c’est au secours.

on ne supporte pas qu’elles fassent le voeux de rester mère au foyer (pas assez moderne), on ne supporte pas qu’elles ne veuillent pas d’enfant (contre nature), qu’elles montrent leurs seins (salopes!), qu’elles se voilent (soumises!), on leur demande de prouver qu’elles en ont (allez, faut y aller là!), on leur demande de disparaitre (un corps anorexique porte mieux le bikini nan?!)… et je je dis on, il y a aussi des hommes que des femmes responsables de tout ce système.

nan mais… foutez nous la paix!

donc voilà, ça me permet de répondre aussi à tous vos messages qui trouvaient mes posts sur le genre assez normatifs : c’est tout sauf ce que je désire. vive la multitude, les singularités plurielles. mais qu’elles soient totales, qu’on arrête de normer les femmes, et les hommes, quelque soit leur choix. j’ai juste le désir de mettre des mots et des orientations possibles là où je me trouve parfois paumée sur la question des genres.

l’égalité des droits ne veut pas dire qu’on est tous pareils, ou que l’on aspire tous aux mêmes choses.

 

3/ en synthèse, je suis quand même bien contente

je crois qu’il y a une très grande confusion (chez moi en premier donc) sur cette notion de genre. car ce sont les mêmes personnes qui disent « the future is female » et « nan mais les genres on s’en fout, c’est que des constructions, hommes, femmes, c’est pareil! d’ailleurs si t’es un minimum ouvert.e d’esprit, tu verras que t’es bi! »

… euh…!

donc non pour moi, je ne me reconnais pas dedans. je revendique de croire qu’il y a une différence homme-femme, ou plutôt masculin-féminin. et dire que le future est femelle, c’est tout de même dire qu’il y a une différenciation, pas forcément circonscrite dans des concepts normatifs mais appréciable dans une autre partie de nos êtres et de nos relations (là encore, on n’y revient très vite…).

j’adore ça. allez, faisons l’amour et pas la guerre.

THE FUTURE IS HUMAN

 

Il y a 9 mois / Bouche 43 commentaire(s)

43 commentaire(s)

    • ah parce que appliquer une punition lorsqu’une règle de respect a été enfreinte ne fait pas partie d’un système éducatif aimant?! la ou tu as raison a la limite c’est qu’il faut punir un acte et pas un enfant. en tout oui bien sûr que tout doit être accompagné d’instruction.

      • Oui donner des limites, c’est très important de ne pas faire des enfants rois ! Je ne suis pas là pour juger, je ne jette pas la pierre et n’ai pas toujours été exemplaire de ce côté là. Il faudrait s’entendre sur ce qu’est une punition. Pour moi, elle peut être le fruit d’un conditionnement, pas toujours évidemment. Bien faire la différence entre l’acte et l’enfant, tu as raison !
        Ceci est très intéressant à ce propos, bien que très long : https://www.youtube.com/watch?v=yO_2C3t2w1I
        Pour le FuturE, c’était pour la blague ! 😉 Xx

      • Comme tu le dis, il s’agit d’un système éducatif. L’ « enfer » est pavé de bonnes intentions.
        Voir ce qu’il y a derrière ce système. Je ne veux pas donner de leçons. J’apprends tous les jours.

      • Je suis vraiment désolé si la pensée t’es venue que la pensée me soit venue qu’il n’est pas aimé. Loin de moi cette pensée. Mais peut-être qu’en écrivant cela, je fais une projection sur une pensée qui t’aurait traversé.

      • Et de l’amour ! ( < ce que j'ai écrit plus haut) était une allusion à ce qu'a dit Brené, sans que j'écrive qu'un enfant mérite de l'amour : "you are worthy of living belonging" qui a été traduit par "tu mérites d'être aimé" (qui me semble être une bonne traduction). j'avais été irrité par cette phrase.
        ( j'en prends la responsabilité).
        Un père, une mère ne pense/ressent pas cela dans le fond pour son enfant (enfin, c'est ce que je pense et ressens.). Il l'aime quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne, malgré parfois des incompréhensions, et c'est bien normal qu'il y en ait. Et réciproquement. J'envahis l'espace ; mon besoin de clarifier, avec le risque d'être relou ! Xx

        • c’est une mauvaise traduction : belonging c’est plutot « appartenance » nous avons tous besoin d’appartenir à quelque chose de plus grand que nous. pour l’amour inconditionnel… hélas il n’en est rien. ce serait bien et il n’y aurait pas de maltraitance dans les familles si l’amour était tjs inconditionnel. bisou

          • « Trahison » de la traduction qui ne prend pas en compte toutes les connotations d’un mot ! je me rends compte que je chipote, argumente, pinaille, chicane, chinoise !
            A partir de maintenant, je ne traduis plus « you are worthy » par tu mérites mais par tu es digne.
            En ce qui concerne l’amour et la maltraitance, voir qu’il y a ces deux aspects en nous. les personnages dans Moonlight illustrent bien cela. A nous de choisir.
            Malgré ces maltraitantes (nos parts d’ombres proches de la pulsion, hélas!), le pardon (l’amour peut être ?) du maltraité envers son bourreau (le malheureux-malfaisant) peut être là, le plus souvent après de nombreuses années. Il arrive, et c’est plus difficile, que le pardon puisse être, accordé par le maltraité alors qu’il n’a pas été demandé par le maltraitant. Incompréhensible et inacceptable cette maltraitance, qui est très souvent une réplique d’une maltraitance subie par le maltraité devenant à son tour maltraitant. En ce qui concerne l’amour (tout court) Marshall B Rosenberg, distingue dans la vidéo, le sentiment d’amour, du besoin d’amour. Je trouve cela très bien vu. L’amour inconditionnel … Il y a des choses que l’autre fait, et on peut ne pas l’aimer pour cela. Enfin, c’est pas simple, cette histoire d’amour inconditionnel. Il y a ce qui se manifeste à l’avant plan, et à l’arrière plan (dans l’absolu) de chacun de nous, qui pourrait se rapprocher de l’amour inconditionnel tel qu’il a été vécu par Etty Hillesum, par exemple.

  • Hello, Mai,

    Moi je m’interroge sur cette question même de masculin/féminin.
    Qui le défini? Un dictionnaire? (écris pas des hommes) Une culture? (machiste) Une société? (patriarcale).
    Au delà du fait que nos comportements soient indéniablement sociétaux, qu’est ce qui ferait qu’une personne soit masculine/féminine, par exemple dans la phrase suivante, qu’on à souvent entendu :
    « elle est hyper féminine » Ou bien : il/elle est décidément masculin-e.
    C’est ces « qualités » qu’on attribue à un genre ou un autre (et au passage toujours de manière très binaire) qu’il faudrait peut être commencer à considérer comme universelles et inhérentes, ou pas, à certains individus, indépendamment de leur genre.
    Par exemple quand tu dis: « le féminin n’est pas destiné à diriger. le féminin, c’est intégrer une complexité, une ouverture, un accord, un « flow ».  » je me demande ce qui te fais définir (en partie) le féminin par ces « qualités » là…?

    Je te rejoins en revanche quand tu dis qu’il faudrait cesser les injonctions à l’encontre de qui que ce soit. Parce que nous sommes. Le reste n’est que de la mise en boite à mon sens.

    Après je ne partage pas vraiment l’idée, présente dans tous tes articles que les féministes veulent un monde de femmes. C’est peut être le cas de certains courant, mais vraiment pas une tendance générale à mon sens. Sinon ce serait un peu pisser dans un violon…- pardon, mais c’est pas tous les jours que je peux caser l’expression ! – et ne rien changer…

    Donc le futur ce serait pas mal qui soit empathique !

    • yes vive l’empathie! la difficulté d’écrire sur le masculin-féminin c’est que justement je pense que ca passe pas par le mot. mais par le corps. et c’est pas une allusion sexuelle. tu mets 10 nanas ensemble, ou une assemblée mixte ens ou 10 mecs ensemble et l’énergie dans la salle est totalement différente. imagine toi avec tes ami.es et que ressens tu? en tout cas on en reparle tres vite! merci pour ton com!

        • J’suis tout à fait d’accord, avec les mots, c’est pas simple, et pourtant ce sont ceux-là même qui transmettent les idées….enfin, j’suis peut être un peu obsessionnelle sur ce sujet, mais je crois fort que pour changer les choses en profondeur, il va falloir également s’attaquer au langage….
          En tout cas, c’est clair que niveau énergétique, hommes et femmes transmettent quelque chose de différent. Question d’hormones peut être? Mais certainement beaucoup plus vaste…
          Par exemple, je me sens infiniment plus proche des femmes en général dans ma vie, j’ai jamais pu mettre un « pourquoi » dessus (je cherche pas non plus à le faire hein), mais c’est un fait.
          J’irais lire ton article. Impossible pour moi de dépasser les 20 premières pages du livre, qui m’a fait tellement bailler….

          A bientôt Mai !

          • hahahah oui j’ai mis bcp de temps à m’y mettre. ai commencé et recommence ce livre de nombreuses fois et comme toutes celles qui ont fini par le livre, il y a un jour une évidence… le langage est primordial tu as raison. mais il a la double lame de faire comprendre et en même temps de séparer. watch out!

            • J’suis allée lire l’article et du coup sur le féminin, je retiens l’idée de psyché … à explorer…
              j’aime beaucoup que tu associe le livre aux films de Miyazaki, ça me donne une autre perspective de lecture…
              D’ailleurs, ça me donne également envie de voir les films de Miyazaki…

              Merca Mai !

  • Bonjour, Je crois au principe féminin et masculin comme je crois au yin et au yang. Je crois à la richesse de nos compositions. En tant que femme, je cultive avec joie ce principe féminin que je n’ai pas envie de définir…car pour faire court il EST tout simplement. Depuis des temps anciens le collectif en Occident a valorisé le principe masculin à outrance et nous y perdons…. Mais ce n’est pas grave, ce qui compte c’est de me reconnaître riche de toutes mes singularités (y compris le principe masculin) et il ne tient qu’à moi de cultiver ce qui me fait vraiment grandir. Bien à vous,

    • oui c’EST. tu as tout à fait raison. il appartient à chacun de se célébrer tel qu’il est et c’est top que tu le fasse pour toi. en revanche je ne suis pas d’accord de dire que le modèle sociétal dans lequel nous tentons de survivre n’est « pas grave ». il faut qu’on aide à changer les choses. tout commence par soi bien sur mais si l’on avoir une action sur notre entourage, nos enfants, c’est important de saisir cette opportunité. merci pour ton com!

      • « Ce n’est pas grave » : même si nous sommes confrontées à la stupidité et à la barbarie, il y a cette vie à soutenir entre nos mains : cultiver nos propres singularités, assumer nos propres responsabilités et nourrir ce qui nous fait vraiment grandir…
        Une citation inspirante de Helen Keller : « Ceux qui possèdent tous leurs sens sont en général trop bien pourvus, trop superficiellement heureux pour chercher et trouver ». Grand merci pour votre blog 🙂

  • Ta dernière phrase est celle qui me porte le plus: The future is human! Oui et encore oui. Se nourrir du passé pour inventer un futur dans lequel l’être humain dans toute sa diversité (homme, femme, enfants) quelque soit son origine géographique et sociétal puisse exister, être valoriser, intégrer. Que chacun puisse apporter son talent, sa richesse à ce monde remplit de défi par nature. J’ai le sentiment que nous assistons à un tournant économique et intellectuel : des idées nouvelles et anciennes se confrontent en trouvant rarement un consensus pour ne pas revenir en arrière ou créer des comportements radicaux. J’ai parfois peur mais l’espoir domine quand même que quelque chose d’inattendu et plus fort émerge de tout cela. Merci pour ce post Mai!

  • Je ne sais pas vraiment quoi penser…est ce une bonne ou mauvaise chose de ce dire the future is female. Je préfère ta dernière phrase…
    Et pourtant j adore écouter les femmes sur les podcast de la poudre. Je les trouve fortes et belles. Et comment dire même si nous ne venons pas du même milieu on sent ce lien indéniable entre femme. Les choses vécues sont les mêmes: se battre pour y arriver et cette fierté d avoir réussi. C est beau. Moi j aime cette douceur et cette force à la fois. J aimerai bien savoir s il y a une émission qui parle des hommes de la même manière…histoire de comprendre le parcours
    Des bises Mai et merci

    • moi j’adore aussi écouter des femmes parler. comme je le disais dans le post sur l’homme, je suis tres inspirée par les femmes. bien plus que par les hommes. c’est oas un pb « pour moi ». mais a l’échelle d’une société quel dommage de pas imaginer l’un et l’autre.

    • Deux livres au sujet des hommes très intéressants :
      « Père manquant fils manqué. Que sont les hommes devenus » le best seller de Guy Corneau
      « L’alchimie de l’homme » d’Yvan Amar

  • Merci Mai de nous avoir partagé cet article de David Wong, il est édifiant, je suis tellement stupéfaite de ce que je viens de lire qu’il me faut encore un peu de temps pour tout digérer, et je me suis aussi empressée de partager le lien sur fb!

    Dis, tu pourras bientôt nous faire un article sur les déboires amoureux, la gestion d’une rupture, comment aller de l’avant, ou même pourquoi on est attirés par les connards? (enfin tout cela à Mai’s sauce hahaha). Car j’ai adoré les articles où tu parlais un peu de tout ça, en l’illustrant avec tes expériences!

    Bises:))

  • Sur le fond, je suis plutôt d’accord, même si je pense que les différences « réelles » entre hommes et femmes ne sont pas évidentes à déterminer, étant donné le poids de la culture. Mais bon, comme « le féminin » et « le masculin » sont des constructions culturelles, en soi, il faut bien à un moment accepter de les définir, sinon on n’avance pas, et j’aime beaucoup la recherche que tu fait à ce sujet !

    Par contre, « the future is human, » ça me gêne. C’est comme transformer « black lives matter » en « all lives matter »: on n’a jamais dit que les vies non-noires ne comptaient pas (c’est pas « only black lives matter »), tout comme on n’a jamais dit que le future ne serait QUE féminin (« the future will only be female »). Le féminin, comme le féminisme, n’est que pour les femmes : les hommes en ont au moins autant besoin que les femmes, parce que comme tu le dis bien, bonjour la violence du patriarcat envers les hommes enjoints de se comporter selon un modèle hyper-normatif, sous peine de honte et d’exclusion !
    Donc, le future sera féminin pour tous, pour les hommes, pour les femmes, et pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces définitions. Il sera féminin, mais aussi noir, félin, confetti, mâââle, intersexe, etc. etc.! Et je pense que c’est important de le dire — dans la construction culturelle du genre, c’est quand même un de nos axiomes de base que le principe femelle est celui du passé (valorisé, parfois, comme « les origines, la provenance »: la maternité comme gestation, la terre nourricière, etc.) alors que le masculin se tourne vers le futur (la construction, la découverte, la conquête, la postérité, l’héritage…) Et appliquer cette construction à nos fils et nos filles, sans l’examiner, c’est une différence silencieuse qu’il vaut le coup de contester, non ?

    • c’est très complexe cette histoire nature/culture. et ca me passionne. je comprends ton point du black lives matter. sauf que justement the future is female n’est pas female lives matter. tu vois ce que je veux dire.
      et il faut séparer le masculin du patriarcat. et surtout séparer le patriarcat du « les hommes ». 53% de femmes blanches américaines votent pour trump. c’est un système défendu par des hommes et des femmes. et nous, nous voulons une nouvelles culture qui s’applique aux hommes er aux femmes. qui doit oui etre plus féminin mais qui. doit, selon moi, inventer une nouvelle masculinité.

      alors est ce que le féminin est fondamentalement une énergie du future, je ne sais pas. mais si ca n’est pas le cas (et que le masculin s’en occuperait), ca ne veut pas dire que notre future proche ne doit pas intégrer du féminin. ce sont je pense 2 choses différentes.

      merci pour ton com, ca fait réfléchir

  • hey, trop d’accord avec toi Mai! Human team comme tu dis et Lover Team! Je chante depuis quelques mois dans une chorale féministe ( on est pas anti et contre les mecs, on cultive notre solidarité dans le chant) et voilà ce que l’une des mes Choeurettes nous envoi….
    Ecoute ça file les frissons et la pêche aussi, ça donne juste envie d’aimer, oui!(enfin moi je trouve)
    https://www.youtube.com/watch?v=KOV3jn1q1bs

  • Merci Mai! J’adore cette article qui invite tant à réfléchir! Je suis étonnée que très souvent dans les débats sur le genre, la société patriarcale … on ne parle quasiment jamais des sociétés matriarcales ! Des sociétés où ce sont les femmes qui dirigent, où les sciences et en particulier la médecine sont l’apanage des femmes et où la force est valeur féminine… Cette phrase « The future is female » m’interroge, j’ai l’impression qu’elle sous-entend que les femmes n’ont jamais eu de pouvoir, Le pouvoir alors qu’il existe de nombreux exemple de sociétés matriarcales dans le temps et dans le monde… Je viens moi même d’un peuple anciennement dirigés par des femmes dans un système dit matriarcal et malheureusement devenu patriarcal avec la colonisation. Ce qui est intéressant c’est que les femmes ont conservé cette force incroyable en dépit de la domination masculine encore actuelle. Cette force je l’ai vu et la voie toujours dans les femmes de ma famille, je n’ai donc jamais inscrit la force comme étant une valeur purement masculine. A l’injonction qui demande « aux femmes/filles d’être fortes et performantes » je dirais qu’elles le sont déjà tout simplement et au slogan « The future is female » je dirais innovons puisque cela a déjà existé et existe encore dans le monde.
    J’aime ton slogan, The future is Human!

  • Bonjour Mai,

    Je comprends l’idée d’une complémentarité homme/femme qui laisserait une distinction entre masculin et féminin. Pourquoi pas?

    Le fait est qu’il existe des hommes féminins (de sexe masculins mais abordant des charactéristiques culturellement vues comme féminines) et des femmes masculines (le contraire donc). Il faut en etre pour comprendre l’enfer que c’est, d’etre regardé de travers parce que tu n’es pas assez masculin/feminine. Au mieux il y a les sourires amusés, au pire la violence, et tres tres rarement de la bienveillance. L’idée de la deconstruction du genre est donc particulierement séduisante de ce point de vue, parce qu’il génere tant de souffrance. D’ou le  »genderfluid », la fluidité du genre dont certains se réclament.

    Apres, c’est évidement compliqué et passionant. Il faut bien faire la distinction entre sexe et genre. Prendre en compte et respecter les besoins biologiques de chacuns. Il faut aussi se rappeller que meme si en theorie on peut deconstruire le genre, dans la pratique les femmes sont toujours opprimées par le patriarcat. Leur genre a une importance et ne peut pas etre nié. La deconstruction du genre est donc un outil de lecture, qui permet de comprendre certains mechanisme d’oppression par exemple, mais c’est loin d’etre une réalité pour la plupart des individus.

    Neanmoins, il y a quand meme quelque chose. Combien de transgenres, de travesties, a travers le monde et les cultures? Avec leurs particularités et leurs problematiques propres, mais qui tous se retrouvent a un moment emprisonnés dans un genre qui ne leur convient pas et les etouffe. C’est etonnant, ce point commun, cette multiplicité d’individus avec le meme probleme. Dans la deconstruction du genre, il y a quelque chose qui est beaucoup plus que théorique pour beaucoup, une bouffée d’air frais.

    Mais ca ne veut pas dire qu’on ne peut pas etre bien et a l’aise dans son genre, evidement. J’aime que tu parles de  »possibilités », je crois que c’est vraiment de cela dont il s’agit, repousser les cloisons.

    • tu as tellement raison! c’est important de voir les choses dans une diversité à respecter. un spectre plus qu’une opposition des etres en 2 catégories. en revanche, ce que je trouve passionnant c’est que les femmes masculines, les hommes féminins, les trans-genres adorent « l’autre » genre. je veux dire un homme tres féminin adore cette hyper féminité. ainsi quelque soit le code culturel établi, on reste sur ce spectre masculin-féminin. je trouve ça extrêmement rare et peut être pas souhaitable (a l’échelle d’une culture, pas de l’individu hein, chacun fait ce qui lui plait) qu’il n’y ait plus de genre. je détesterais une société où le genre n’importe pas. donc revisiter le genre et abolir le patriarcat (qui oppresse les femmes et les hommes, et qui est soutenu par des hommes et des femmes) ne veut pas dire ne plus avoir de genre du tout. qu’en penses tu? merci pour ton com!

  • Bonjour à vous 2.
    Comme dit Benjamin, d’un côté, la déconstruction du genre au-delà de la théorie, notamment par celles et ceux qui souffrent de s’y sentir emprisonnés, d’un autre côté la sensation d’être à l’aise dans son genre. Le fait que Benjamin précise qu’il y a une différence entre sexualité et genre me paraît aussi très juste. Au sein des 2 genres qui constituent la majorité, une multitude d’individus qui se manifestent / s’expriment y compris dans leurs sexualités ou non, de façons bien singulières !
    Comme dit Mai, un spectre de diversités. Difficile selon moi aussi de faire l’impasse sur le genre, mais il est important d’être conscient de nos conditionnements et de nos identifications dont celles qui ont à voir avec tel ou tel genre ou même non genre.
    Lu cet article de Valérie Toranian qui vous intéressera peut-être, à propos de Judith Butler, du genre, et du livre de Sabine Prokhoris : « Au bon plaisir des « docteurs graves », A propos de Judith Butler »
    http://www.revuedesdeuxmondes.fr/mme-de-fayette-contre-judith-butler/
    Au sein de chaque genre, une telle diversité d’individus et donc une telle richesse !
    Une société sans genre, sans différences, inconcevable pour moi ! Un futur qui ferait froid dans le dos. D’accord avec ta dernière remarque, Mai.

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