Sabotage

undo it yourself!

je me rappelle de cet atelier Tantra, où la prof Sasha Cobra nous avait fait nous assoir 2 par 2 (face à un inconnu, puis un autre, etc) avec la même règle pour chaque entrevue : regardez la personne 5 secondes et dites lui quel est son désir le plus profond, tout ce qu’il met en place pour le rendre possible, tout ce qu’il met en place pour… ne pas y parvenir. Rien que de l’entendre et j’étais bouleversée! le pire ensuite était de voir comme ce que chacun avançait se révélait être vrai. pfff.

combien de fois entendons nous dans une conversation : « je ne comprends pourquoi il/elle agit de cette manière… c’est tellement pas logique! » qui a dit que nous étions des êtres logiques? c’est à ce cours en tout cas que j’ai commencé à toucher du doigt cette idée de sabotage depuis l’intérieur.

alors, c’est drôle parce qu’avant, les amis, comme vous aussi, m’envoyiez des images de couleurs. pendant des voyages, dans la rue… aujourd’hui, ça continue et je vous en remercie, mais je reçois en plus, d’autres choses aussi, sur vos chemins aussi, mais il s’agit plutôt de doc, de conf, de podcasts etc. J’ADORE!

merci merci merci

c’est ainsi que j’ai découvert cette vidéo ou plutôt la voix de Jacque Salomé :

j’avais déjà compris qu’il y avait en moi ces voix de grimlins comme le dit Brené Brown, ces voix qui me disent que je suis « trop », ou justement pas assez etc. ces voix que j’apprends à reconnaître et à ne plus écouter : « you give them nothing » comme me disait Shivam!

on dit beaucoup qu’il faut s’écouter, oui mais tout dépend de qui est ce « s' ». est-ce un de vos auto-saboteurs ou est-ce bien vous-même, votre essence?

ce format long (45min) m’a aidée à voir d’autres auto-saboteurs que je ne connaissais pas forcément. par exemple celui du « narratif », celui qui raconte des histoires, centrées sur soi (ie. auto-centré) disant « je suis comme ci, je ne peux pas faire ça », ou centrées sur l’autre « de toute façon si elle fait ci ça veut bien dire qu’elle pense ça ». toutes ces histoires que je me raconte parfois. des histoires qui tiennent parfaitement debout… si seulement elles étaient fondées.

en outre, combien de temps passé et d’énergie dépensée (et donc perdue) à m’auto-justifier alors qu’il n’y avait pas d’attaque, à blâmer l’autre pour des choses qu’il n’avait jamais dites, à pleurer sur des situations en fait imaginaires?

je vous dis même pas.

nous avons une chance extraordinaire d’avoir accès à tout ce savoir. merci Jacques Salomé! vous me direz quels sont vos auto-saboteurs à vous?

ensuite, je suis tombée sur Edouard Baer à l’ouverture de Cannes et ça m’a tellement fait chialer! le rapport avec le sabotage est que j’avais vu ce même Edouard Baer des années plus tôt dans une émission où sous couvert d’aligner les blagounettes, il se montrait incapable de lâcher prise et se laisser aller à son émotion. quelle transformation! Allez oui sortons les pelleteuses! ne demandons pas d’autorisation, n’invoquons plus d’illégitimité à faire ce qui nous traverse! avec cette vidéo, j’ai compris un truc sur cette chiale qui me saisi si souvent, et dont nous parlons ici si souvent :

ça chiale, quand ça me libère. 

merci à tous ces passeurs.ses. MERCI! en rentrant hier Tâm se met à re-regarder cette vidéo pour la 18e fois. 19. et puis…

Edouard merci

Une publication partagée par Mai Hua (@mai_hua) le

et amour à nous tous!

Il y a 6 mois / Bouche 16 commentaire(s)

16 commentaire(s)

  • Très intéressant ! Je suis exactement dans cette phase là. Le discours d’Édouard Baer m’a remué les tripes. Et les premiers mots de Salomé sont très justes et je m’y reconnais. J’ai l’impression de naître aujourd’hui à 32 ans.

    Merci pour ce partage d’expérience et j’ai vu que sur les réseaux que ton film allait peut être se faire ? Je croise les doigts pour toi 💛

  • Bonjour, merci de tes posts, je le lis et relis et qui font écho à pleins de choses en moi.
    Se sentir légitime pour raconter, filmer et … bref… créer sur/à partir de l’histoire familiale… Ca prend plein de formes différentes pour chacun d’entre nous.
    Encore faut-il savoir dépasser ses peurs et limites internes. J’ai l’impression que tu as franchi une étape importante. Bravo ! Maintenant, j’ai hâte de voir Les Rivières… 😉

    • merci S! oui bien sur tout ça est lié pour moi. je crois même que le mot légitimité viens de « fil » ou filiation. je ne sais plus. a checker! merci pour ton com, j’ai hâte de vous montrer le film! ❤️

  • (3x que j’efface mon commentaire…)
    J’ai pris conscience hier d’une de mes injonctions personnelles : « ce qui m’arrive de mal, c’est ma faute, mes émotions sont trop agressives et trop forte !! je dois contrôler mes émotions » (et pendant 20 ans à chaque fois que nécessaire, je me suis agressée pour cela. (J’ai 28 ans)). La puissance de mes saboteurs, j’en parle même pas. Et voilà que le lendemain, je découvre ta vidéo… merci 🙏🏾 🙏🏾
    (Aucun rapport, mais j’adore ce genre de « coïncidence », je suis frappée de voir à quel point cette vidéo m’est arrivée au bon moment ^^)

    • nous voyons qd les choses qd nous y sommes prêts.es!!! belle exploration! ces mécanismes sont puissants mais nous apprennent aussi bcp de choses sur nous memeS.

  • Quelle vidéo importante que celle de Jacques Salomé… Merci Mai d’avoir partagé ça ! Les auto-saboteurs je les ai à peu près tous apparemment haha
    J’aurais quand même une question, sur laquelle je bute et que je propose à la réflexion : quand on a tellement l’habitude de nos auto-saboteurs, comment les distinguer de notre désir authentique ? Il parle par exemple d’un homme qui n’aime plus sa femme, mais comment sait-il que ce n’est pas en fait son auto saboteur qui lui commande de garder l’autre à distance ? Quand on procrastine, comment savoir si c’est parce que notre travail ne nous correspond pas ou si on s’auto-censure en détruisant les opportunités autour de nous ?
    Et pour jouer le jeu et répondre à ta question, moi mon auto saboteur chouchou c’est le réflexe ultra-puissant de cacher mes émotions. Partir du principe, très très loin d’être formulé, que l’autre va forcément rejeter ce que je ressens, et donc le contrôler dès sa naissance, et n’en faire apparaître ce que l’on choisi, qui est souvent loin d’être authentique.
    bises et merci encore

    • hehehe, la réponse est encore et tjs : exploration! tant que tu n’as pas douté, que n’as pas exploré si ou non, comment il se manifeste etc… tu ne peux pas démêler qui fait quoi si?! je me rappelle par ex avoir quitté un amoureux que j’aimais à la folie 1 semaine plus tôt. il était parfait pourtant. je me suis lgt demande si je m’étais sabotee, et en fait non, pour parfait et même juste pour heureux que c’était ça ne pouvait pas durer! allez belle exploration!

      • incroyable cette histoire… merci d’avoir partagé cette expérience. Ça m’est arrivé, d’être quittée brusquement alors que tout était « parfait ». Oui mais non, en fait ça ne l’était pas. Il a eu raison de partir. bise

  • Merci Mai! ce que dis Jacques Salome raisonne (orthographe volontaire) en moi….j’ecoute depuis quelques semaines les podcast Change ma vie, et ma vie change:-) bises

  • « Cʼest vous qui êtes au coeur de toutes vos relations, ce qui ne veut pas dire au centre.
    Vous êtes responsable de lʼestime, de lʼamour et du respect que vous vous portez.
    Vous êtes garant, aussi, de lʼamélioration possible de la qualité de vos relations, ce qui ne veut pas dire que vous êtes garant de toute la relation.Vous avez la charge… ou le plaisir de votre épanouissement, de votre bonheur. Ne comptez plus sur lʼautre pour vous prendre en charge,
    pour assurer et combler vos besoins, pour apaiser vos désirs ou protéger vos peurs. Cela viendra aussi mais en plus, en offrande dans lʼinespéré de lʼimprévisible. Nʼattendez pas de lʼautre la réponse, interrogez plutôt vos questions, prolongez vos perceptions au-delà des apparences,
    écoutez votre ressenti et faites ainsi confiance, à tout lʼinconnu, et à lʼétonnement qui vous habite.
    Osez vous définir et marquez sans cesse la différence quand lʼautre tente de vous définir…
    à partir de sa vision, de ses croyances ou de ses peurs à lui. Expérimentez en créant du réel au delà de vos certitudes et de vos habitudes.
    Vous ne vivez rien que vous ne puissiez affronter, vous ne produisez rien que vous ne puissiez résoudre. Prenez soin de vous réellement, journellement.
    Vous êtes extraordinairement unique et exceptionnel même si vous lʼavez oublié.
    Vivez comme si vous étiez seul et acceptez de vous relier aux autres chaque fois que cela est possible pour eux, pour vous. Voyez les autres comme des cadeaux et mieux encore comme
    des présents qui enrichisssent votre vie. La pire des solitudes nʼest pas dʼêtre seul,
    cʼest dʼêtre un compagnon épouvantable pour soi même. La solitude la plus violente cʼest de sʼennuyer en sa propre compagnie. Alors, nʼhésitez plus, soyez un bon compagnon pour vous. Votre vie vous le rendra bien. » Jacques Salomé
    Belle journée, Mai. <3

    • merci! j’aime tout tout tou sauf évidement l’histoire de l’ennui à la fin. quelle expérience que l’ennui de soi! belle journée edouard!

      • S’ennuyer, je me rappelle de ton post là-dessus, et j’étais bien d’accord. Peut-être qu’il y a ennui et ennui. Différentes façon de le voir ? 😉 Si l’ennui de soi est effectivement une expérience, alors il n’y a pas de matière à s’ennuyer. Je suis plus proche de ta vision concernant ce sujet que celle de JS.
        Que de présents, en ce moment ! 😉 Belle journée, Mai !

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