un Homme, c’est quoi?

l'Interrogation d'une Femme

English version below

Alors sur facebook, on avait débattu sur l’ordre de parution d’un certain nombre d’articles : c’est quoi la réussite? c’est quoi un homme? la fin de mon célibat? mon weekend d’initiation au tantrisme.

Zelda avait répondu : « en finir avec son célibat avec un homme pendant un weekend tantrique, c’est ça la réussite ! »

Rien d’autre ne convergeant, je me suis dit que c’était une bonne feuille de route ! Donc la fin de célibat c’est fait…

 

Alors, on parle des hommes?

 

 

1_ LE CONSTAT : oh merde !

 

C’est une question que je me pose depuis pas mal de temps en fait. Ça m’a interpellée il y a 10 ans par exemple quand Lâm avait été interviewé pour figurer dans les Monologues du Pénis. C’était le seul qui avait déclaré être à l’aise avec sa masculinité. Les 6 autres hommes avaient dit être déprimés, « eh bah bonne chance à ceux qui arrivent », « quoique tu fasses t’es soit un macho, soit une mauviette. T’es qu’un nul qui comprend rien »« en même temps… j’y comprends rien »… des choses comme ça.

 

Plus tard, un proche était déprimé de voir sa petite copine de l’époque mettre des pantalons mais lui refuser la possibilité de mettre des talons. Je veux dire, il ne désirait pas ardemment porter des talons aiguilles mais il désirait juste qu’on lui laisse la possibilité s’il en avait envie. Il a pas raison ?

 

Plus récemment encore, un ami me disait aussi : « en fait, je déteste les hommes. » ça tombe pas bien quand t’en es un, non? Et de continuer « ils sont misogynes, dominateurs, violents ». Une sorte de mix sympa de Trump, Dutroux et du pire des pervers narcissiques.

 

Idem, quand j’avais fait du phoning pour l’association SINGA pour reloger des réfugiés, je voyais que tout le monde voulait des familles mais personne ne voulait d’homme seul. Je veux dire, avant même d’avoir rencontré la personne.

Je me suis dit, ah ouais, donc un homme c’est tout de suite associé à un violeur potentiel, un voleur en puissance, etc… chaud!

 

Donc au final, ça me faisait vachement de chagrin pour eux parce que l’on a beau dire que c’est dur d’être une femme, je trouve que les féministes et les artistes, et les copines etc ont fait tellement avancer la cause, qu’en un claquement de doigts je peux te citer 20 meuffes qui m’inspirent en tant que femmes. Et même si ça me questionne, que je ne sais pas encore définir ce truc, je suis très fière et heureuse d’être une femme.

 

Et bah autour de moi beaucoup d’hommes ne sont pas fiers, pas inspirés, pas heureux du tout d’être homme. Et vous ?!!

 

 

2_ LA COLERE : franchement… merde de merde quoi !

 

Et puis je suis tombée sur cette vidéo. J’étais tellement en colère parce que évidemment, ça m’est arrivée quand j’étais plus jeune et que j’ai une fille aujourd’hui et que ça me dégoute.

 

Et puis je lis comme vous peut être cette lettre.

 

Bon bref, je suis en colère. LES MECS, LA VERITE, VOUS N ETES QU UNE BANDE D ENCULES, MYSOGYNES, DOMINATEURS ET VIOLENTS.

 

Et en même temps, que vais-je faire de cette colère, surtout que j’ai… un fils aussi. Comment vais je l’élever? En étant en colère contre « les » hommes?! Ca va pas marcher cette affaire!

 

 

3_ SORTIE DE CRISE… ou pas

 

Je repense à la première vidéo, je réfléchis et ce qui m’a dégoutée en fait, ça n’était pas « les hommes », mais la société toute entière. Parce qu’en fait, si on a ce genre de vidéos de dénonciation aujourd’hui, il y a 20 ans, à mon époque donc, on me disait juste « oh ca arrive ». Que ce soit des hommes ou des femmes, c’était totalement intégré que « ça arrive ». Et contrairement à ce qu’on voit dans cette vidéo, personne ne m’a défendue dans le métro, personne ne protégée dans ces escaliers, ni homme, ni femme.

85%… je veux dire, à ce point c’est un problème sociétal. Et on a tous à faire quelque chose.

 

Je repense aussi à la lettre de et me rends compte que je l’ai découverte via… Lâm, mon frère, qui lui même avait partagé la lettre réponse d’une autre homme, Joe Biden.

 

Et puis je suis tombée sur ces mutilples déclarations de Justin Trudeau. et Justin, ça m’a… ça m’a… ça m’a fait redescendre, ça m’a apaisée. Justin, c’est juste mon héro.

 

 

4_ OUAIS DONC UN HOMME C EST QUOI ?

 

Les individualités sont irréductibles, je vous en parlais à propos de la virilité de Prince, et c’est ce qu’il y a de plus passionnant à vivre, partager, enrichir. En revanche, plus j’avance en âge, et plus je suis convaincue d’une différence d’essence entre les hommes et les femmes. Et pour être plus précise entre le masculin et le féminin. Nous sommes tous égaux, mais ma conviction est que c’est faux dire que nous sommes tous les mêmes, totalement décorélés de notre nature. Et quand on aime les hommes (les femmes), on cherche pas juste une bite (un vagin) c’est tout autre chose dans l’essence même de l’homme, (la femme) que l’on cherche. La nature n’est pas qu’organique, elle est énergétique, elle est magique… et j’imagine plus encore.

 

Et en fait j’ai compris un truc, c’est qu’un homme, un vrai, pour moi, c’est pas un dominant, c’est pas quelqu’un qui doit prouver sa masculinité, ou te l’imposer en se frottant à toi. Un homme, comme je l’imagine, comme ca me parle, c’est un homme qui protège, un homme qui endosse l’humain, et qui s’engage pour cela. Un homme c’est le FIRE (dit fa-ya) !

 

D’ailleurs, beaucoup de femmes (hétéros) ont beau vouloir être indépendantes, et fortes, et tout, beaucoup désirent un homme qui montre leur passion, leur fougue, cet engagement (OUI C EST PENETRANT ET PHALLIQUE CE QUE JE DIS). Cela n’empêche pas la tendresse, la vulnérabilité, l’émotion. Combien de fois ai je entendu : « oui, en fait, j’ai besoin de cette épaule forte sur laquelle me pencher. » Non, je me trompe ? Dîtes moi, hein.

 

 

5_ ALLEZ LES HOMMES, ALLEZ !

 

Et vous savez quoi les meuffes? Je pense que notre colère est fondée. Mais cette colère est fondée sur des idées, qui sont affreuses et dont on va venir à bout bientôt (ce qu’on demande c’est juste un arrêt de milliers d’années de culture misogyne, c’est normal que ca prenne du temps). Il ne faudrait pas, comme pour moi (pour vous ?), que cette colère devienne une colère contre « les » hommes. L’autre jour encore j’entendais une chanson sur nova « les hommes, c’est plus ce que c’était », vous imaginez si un mec sortait une chanson « les femmes c’est plus ce que c’était?! »

Tu connais plus castrateur comme société?!

 

On connait toute la fameuse « on ne nait pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir. C’est un dérivé d’une citation d’Erasme « on ne devient pas homme, on le devient », et en fait, c’est ça. Et ça n’est pas uniquement une construction sociale, ou plutôt peut être que la construction sociale peut aider à révéler une NATURE plus profonde. infiniment plus belle, plus riche. je pense que, contrairement à beaucoup de femmes, que le monde n’est pas arrivé à ce qu’il est aujourd’hui (entendez violent et affreux comme le pensent certains) parce que trop masculin et pas assez féminin. Je pense que ça manque d’hommes, au contraire. Mais des hommes qui soient heureux, et fiers de l’être, et qui ne pensent pas que ça veut dire ressembler à Trump. Les vrais hommes sont des hommes… d’amour !

 

Bref, je pense que beaucoup d’hommes sont perdus (enfin dans mon entourage peut être?), et qu’on a besoin de tout le monde pour un monde meilleur. Et que l’empowerment dont tout le monde parle, bah c’est à nous de le partager (pourquoi vouloir dominer… comme le pire des hommes ?). Faut qu’on encourage nos hommes à être plus… hommes!

Alors, vous allez peut être vous demander pourquoi une femme se permet de faire un post sur les hommes (imaginez un peu la réciproque) et je vous dirais, beh parce que tous les mecs à qui j’en ai parlé étaient vachement intéressés par l’avis d’une femme.

bon okay, j’ai fait le post le plus polémique ever et je peux me tromper mais je tente quelque chose. Que pensez vous de tout ça ?!

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Il y a 11 mois / Bouche 56 commentaire(s)

56 commentaire(s)

  • Yeah!!!! J’ai l’impression de commenter tous mes commentaires à tes post par un yeah!!! C’est parce que ta vision des choses me parle terriblement. Je suis partagée depuis que je suis ado entre une rage de défendre la cause féminine et une envie de calme, d’apaisement et de cohésion entre les hommes et les femmes….ma mére née dans les années 50 disait qu’élever un garçon c’était une grande responsabilité pour l’avenir des femmes. J’ai deux frères ainés et je crois qu’elle a bien fait son taf, pas de machisme et de misogynie à l’horizon de ces deux là. Il faut dire que mes parents très jeunes se sont mariés et ont fait des enfants et mon père était la promesse d’un masculin rassurant, un peu dingue aussi mais « moderne », donc il accompagnait ma mère au cours d’accouchements dans douleur et à réalisé que faire la vaisselle ne devait pas être source de fierté pour un homme mais que c’était juste normal….bon mais il se trouve que la maladie ne lui a pas permi de développer cela sur le long terme c’est dommage….parce que tu vois ben moi un homme j’ai du faire la découverte au gré des relations pour comprendre ce que c’est et aussi savoir le type que je voulais pour m’accompagner dans la vie! Du coup j’ai posé ta question à mon mec ce matin ( et je te remercie je n’avais jamais pensé à le faire), lui ai fait lire ton post et sa réponse c’est qu’il ne se revendique pas de la virilité violente véhiculée par notre société et que donc être un homme ne lui pose pas de problèmes…et nous venons d’avoir un petit garçon….alors je pense à ce que ma mère disait, j’aimerai qu’elle soit encore là pour reprendre ce sujet avec elle, mais non je ne vais pas me mettre la pression, parce que je crois que notre environnement le fais suffisamment! Je vais faire avec mon fils ce que j’ai fais avec ma fille, lui exposer les milliers de possibilités bienveillantes de la relations à l’autre sexe…Et souhaiter que cela leur donne les clés pour continuer à apaiser otre société 😉. Bises bises Mai et merci pour tes réflexions!!!

    • Oui il y a de saines colères comme dirait l’autre mais cela ne doit pas être la base d’un
      Vivre ensemble. Plein de pensées à toi et aux tiens. bises

  • Merci pour ce post !

    J’ai pleins de choses à dire, mais je n’arrive pas vraiment à structurer mes pensées qui partent un peu dans tous les sens, donc désolé si c’est fouilli.

    J’ai grandi en Dordogne, fait ma scolarité dans un très petit collège/lycée de campagne. La bas, les jeunes gars aiment tous les mêmes choses, le rugby, et se battre. Je me suis toujours senti à l’écart de ces « valeurs » qui ne me ressemblaient pas mais qui pourtant étaient les seules existantes pour « les mecs ». Du coup j’ai passé le clair de mon temps entre 10 et 14/15 ans avec des filles. J’ai écumé de bon nombre de railleries et devenait même tout autant une cible que les filles pour ces gars qui vivent pour « embêter les filles ». Bref, j’ai grandi avec ces mecs dominateurs limite violents.

    Cette enfance (et aussi les valeurs hippies transmises de mes parents) explique un peu, je pense, ma personnalité aujourd’hui, alors que j’ai 22 ans et vis à Paris. Très calme, paisible, ouvert vers toute personne de ce monde et comme certains ont pu me le dire par le passé, un peu efféminé. Il paraît que je réfléchis trop à mon apparence. A tel point qu’il est devenu courant que les personnes que je rencontre se posent des questions sur ma sexualité. Pourtant, je suis le premier grand amoureux des femmes, leur douceur, les lignes du corps féminin, tout enfait. Bref, hétéro jusqu’au bout et loin du contraire.

    Ce que je veux dire par là c’est que les mecs qui sortent un peu de « l’image sociale » de « l’homme le vrai » tout puissant qui en impose, on se fait tailler. Gay, pédale, et j’en passe. Et pas seulement par les mecs !! C’est meme surtout par les filles !! Nombre de fois dans mes conversations avec mes amies, la question de « pourquoi Thomas n’es pas casé » est arrivée sur la table. Mes amies tiennent a quelques choses pret ce discours : « Enfait je comprends vraiment pas.. Tu cuisines, tu joues de la guitare, t’es anglais, beau, tu présente très bien. Mais pourtant t’es seul. »

    Et la conclusion à laquelle elles arrivent ?

    « Enfait t’es TROP gentil, c’est ça le problème ».

    Ah ?!

    Et au fil des années je l’ai bien remarqué. Les filles, ce qu’elles veulent souvent c’est un gars difficile, un « bad boy ». Peut être parce que ça leur plait un rebelle ? Un mec viril qui n’est régit pas aucune loi que la sienne. Ou alors, et c’est souvent le cas, elles doivent se dire que c’est elle qui le remettra dans le droit chemin. Et je dois avouer que ce serait une belle histoire. « Lucas ? Quand on est sorti ensemble il était troublé, il passait d’une fille à une autre sans réussir à s’attacher, c’était un problème tu vois. Maintenant ça fait 3 ans qu’on est ensemble et c’est un homme changé ». Mais c’est rarement comme ça malheureusement.. Et quelques mois plus tard je ne suis jamais étonné d’entendre « Putain c’est vraiment tous les mêmes ces mecs de m**** ! »

    Cette anecdote pour dire que oui, ce mec en carton, violent, dominateur ou tous les autres adjectifs que vous n’aimez pas, c’est social. Et malheureusement, c’est entretenu. Par les mecs, et par les filles aussi. Si les gars « trop gentils » ou « trop bien » avaient un peu plus d’espace et de reconnaissance, peut être qu’on pourra avancer.

    J’ai surement été très maladroit dans mon commentaire, croyez moi il n’y a aucune attaque, je raconte simplement mon vécu en tant qu’homme. Homme féministe en plus.

    • Merci Thomas, c’est tellement beau ce que tu écris. Il est rassurant de créer des étiquettes, pour les hommes comme pour les femmes. Ça stabilise les choses « pour eux même » et c’est un combat de tous les jours de vivre « sa » vie, d’exprimer « sa » nature. Ça demande beaucoup de courage. Et moi aussi on me disait « tu es belle et intelligente et fais de bons plats, pourquoi tu es célibataire?! » Je t’invite à lire mes 2 articles sur le célibat. Tu me diras ;). En tout cas tu n’as que 22 ans et c’est déjà très rare de savoir où l’on se situe, au delà de ce que les autres objectivisent de toi. Sinon pour les femmes qui veulent des Bad gays peut être que ce sont encore des petites filles qui cherchent chez l’autre ce qu’elles ne s’autorisent pas pour elles mêmes?! Bises et belle route!

    • C’est super joli ce message, et je pense que tu es exactement dans la bonne voie en étant ‘trop gentil’ comme apparemment pas mal de gens t’ont dit. Pour moi être gentil ce n’est absolument pas quelque chose que l’on peut ‘trop’ être, et en plus c’est tellement agréable pour soi et pour les autres d’être comme ça ! En tous cas, je ne m’inquiéterais pas trop si j’étais toi, je pense que les demoiselles qui vont se rendre compte de toutes ces jolies qualités vont te trouver, ou tu les trouveras !

    • J’entends ou lis si souvent parler de « trop gentil(le) ». Je ne sais pas bien ce que ça veut dire. Pas assez affirmé(e)? Trop empathique? Doux(ce)? Au delà de genre, nous avons peut être parfois un peu de mal à accepter l’amour qu’on nous donne et, parce qu’on est mal à l’aise, on résume cela (et le manque d’attirance que c’est supposé provoquer) par cette expression un peu idiote. Ca me fait penser à la phrase du film the perks of being a wallflower: « We only accept the love we think we deserve ».
      Je n’aime pas les généralités et ça n’explique pas tout, mais c’est pas tout à fait n’importe quoi je crois 🙂
      Je crois personnellement qu’être une bonne personne, c’est plus sexy qu’être un connard!

  • Encore merci Mai pour tes mots !!! Si tu ne le connais pas, je t’invite à lire/voir le discours d’Emma Watson. Personnellement c’était la 1re fois que j’en voyais un qui aborde le féminisme en parlant aussi des hommes avec beaucoup de force et de vérité. à lire !!!! http://www.unwomen.org/fr/news/stories/2014/9/emma-watson-gender-equality-is-your-issue-too
    Ce n’est pas tant la question d’égalité des sexes que je retiens de son texte (même si la façon dont elle l’aborde est plus intelligente que d’habitude) mais plus l’importance de permettre à l’homme de se révéler autrement, et d’être vulnérable.
    Je suis d’accord avec toi, plus j’avance, plus je comprends que le masculin et le féminin sont différents par essence et c’est très bien ! Mon homme m’aide à développer mes qualités masculines (passer à l’action, rester concret…) et moi je l’aide à développer ses qualités féminines (se projeter dans une vision, développer son intuition..). Et c’est génial !! Et pourtant Dieu sait que l’homme dans ma famille a un rôle très violent à l’origine. Mais j’en reviens, je le dépasse… Ce que je comprends aussi c’est que la femme est puissante, mystérieuse…elle a comme un pouvoir qui je pense a fait peur aux hommes en tout temps. Je pense aux chasses aux sorcières et à la façon dont la femme est enfermée dans un rôle de Sainte, de prostituée ou autres dans la religion chrétienne..oui, les hommes devraient nous respecter et protéger plutôt que nous « craindre » et nous dominer. Et oui, on devrait le développer tôt chez les garçons ! 🙂

    • Oui j’avais vu ce discours incroyable. J’adore cette question du masculin-féminin. Et bien sûr que si les hommes n’avait pas peur des femmes, ils ne le verraient pas comme une
      menace à leur virilité… Des milliers d’années de construction que je te dis!

  • Chère Mai,

    J’ai envie de te remercier pour avoir partagé tes réflexions et les choses sur lesquelles elles avaient pu reposer. Tu m’as donné beaucoup de choses à digérer et à penser. Je partage ta conception de l’homme, je ne veux ni un bonhomme ni un double de moi-même, juste … un homme. Un autre être humain, équilibré et entier, pour partager des points de vue forcément différents.

    Merci d’avoir présenté les problèmes, leurs potentielles solutions et toutes ces choses qui donnent une dimension particulière et personnelle à la question. Car après tout, nous sommes entourées d’hommes que nous aimons, même s’ils peuvent nous taper sur les nerfs.
    Le premier d’entre eux, pour moi, c’est mon père. Il est mon premier prince charmant et la personne avec laquelle je suis le plus souvent confrontée à de grands différents. « Les 20% d’écarts de salaires sont une légende », « les féministes se victimisent », « une femme ne sera pas toujours aussi compétente qu’un homme ». Je ne lui donne pas tord sur ce dernier point : mon frère d’1m86 pour 75kg de muscles est sacrément plus compétent que moi quand il s’agit de soulever des charges lourdes. Par contre ce que mon père ne précise jamais, c’est qu' »un homme ne sera pas toujours aussi compétent qu’une femme » non plus. Ça me gène de pas avoir l’impression qu’il considère la réciproque aussi vraie que la thèse première.

    La lettre dont tu as partagé le lien m’a retournée l’estomac et enflammé le sang. Comme toi, je me suis mise en colère. Mais pas contre « les hommes » en général, uniquement contre « les hommes qui ont cautionné » les actes d’un agresseur qui se déguise en victime.

    L’interview de Justin Trudeau m’a été très utile. Il met des mots efficaces sur la question et montre qu’il y a toujours moyen de progresser. J’espère que grâce à des esprits comme le sien, nous pourrons faire des pas de géant à l’avenir. J’espère que les choses évolueront de plus en plus vite et que ta fille, ton fils, mes enfants (un jour) et mes jeunes cousines avant eux pourront vivre dans une société différente, faite davantage d’accord et d’harmonie que de rejet.

    Et je vais m’arrêter là sinon demain j’écris encore.
    Encore merci d’écrire et de faire réfléchir.
    Lu.

    • beaucoup d’hommes, même ceux que l’on aime, ne veulent pas voir la vérité. je veux dire mais des études chiffrées et factuelles sont à leurs yeux fausses… c’est quand même un monde. j’imagine que ça leur fait peur et qu’il vaut mieux impressionner et éviter le débat. pour autant, on a chacun a vivre et faire avancer la société dans laquelle on est. je pense qu’on a plus de grandeur (qu’on est plus un homme?!) à défendre les opprimés qu’à assoir sa domination, peut être que cet argument plaira t il a ton papa! je m’arrête là aussi et t’embrase bien fort! merci pour ton com!

  • Tu m’avais manqué, tu sais.

    Tu me réconcilies avec l’homme. J’ai toujours eu peur, été impressionnée par les hommes. Et en même temps, étrange, mais je ne peux pas m’empêcher de les séduire. J’ai flirté avec chacun des mes amis (sauf, les homos, évidemment). Je n’ai pas du tout des rapports sains avec les hommes, ils me font peur et en même temps, je me challenge à les séduire, du coup, je me conforte dans l’idée qu’ils n’ont tous qu’une chose en tête. Je travaille avec un ananlyste sur ce sujet. Mais c’est très intéressant et en tout cas, à moi, femme, il me fait du bien ton article. Merci, Mai (ah oui, et je t’aime, là tout de suite, c’est bizarre venant d’une inconnue, envers une inconnue mais reçois mon amour)

    • oui moi aussi j’ai eu peur alors (dans mon cas) la séduction était la solution (facile) pour contourner le pb. mais du coup j’ai du comprendre que ma peur c’était aussi de ne pas avoir d’homme. mais alors pourquoi séduire tous les hommes? c’est tous les hommes qu’il me fallait? un seul ne suffit il pas?! j’ai appris à me connaitre, sans homme (j’en parle dans mon post sur le célibat). ca m’a donné beaucoup de force, d’assise. j’ai enfin vu comme les hommes autour de moi étaient géniaux mais… pas pour moi (ni moi pour eux). j’ai arrêté de les séduire tous. et patati et patata! merci pour ton com mamino!

  • Rah la la, Mai, c’est fou ! J’ai toujours l’impression de cheminer à coté de toi. La question d’être bien dans son féminin, bien dans son masculin, elle est au cœur de mes préoccupations depuis quelques mois. Alors quand j’ai vu le titre de ton article, j’ai cliqué direct ! J’aime beaucoup ce que tu dis, et globalement ça m’a beaucoup parlé. Mais il y a quand même deux petits trucs qui m’ont chagrinée, je t’en parle :

    — Le point qui m’a le plus ennuyée, c’est quand tu dis que notre rôle en tant que femme c’est d’aider les hommes à être des hommes. Les féministes te diront que c’est sans arrêt aux femmes qu’on demande de faire le “emotional labour”. Dans mon expérience personnelle, avec mon partenaire, j’ai connu cela : j’ai BEAUCOUP donné pour l’aider à devenir un homme. Aujourd’hui, je suis arrivée au point où il m’apparaît clairement que c’est aussi et avant tout à lui de faire ce travail. De la même façon que les femmes consacrent énormément de temps et d’effort à faire avancer leurs propres affaires, on ne peut pas se substituer éternellement aux hommes dans ce processus. Et au final, ne sont-ils pas les mieux placés pour réinventer leur masculinité ?

    — Et puis sinon j’aime pas beaucoup l’expression “les vrais hommes” (comme j’aimerais pas beaucoup non plus “les vraies femmes”). Il y a juste… des hommes et des femmes, certains plus à l’aise que d’autre avec ce qu’ils sont et leur vécu. Non ?

    — La dernière chose que je regrette un petit peu, c’est que toute ta réflexion m’apparait un peu “hétéro-centrée” comme on dit. Comment vois-tu les choses pour les homosexuel-le-s ? As-tu eu des discussions avec des ami-e-s dans ce cas ? J’adorerais savoir ce que tu en penses !

    Mille bises et autant de mercis pour ton article.

    • hahaha, comm génial
      > sur le point 1 : tu as tout a fait raison, c’est aux hommes de faire leur taffe. je dis juste qu’ils le feraient d’autant « mieux » ou pleinement, qu’ils se sentent soutenus et pas attaqués dans leur virilité.
      > sur le point 2 : oui l’expression un homme, un vrai, il faut la mettre dans son contexte. je le fais avec une image de Prince en guêpière. parce que je veux surtout parler d’une vérité, certes mystérieuse, mais que j’imagine véritable. et je veux surtout dire à mon ami-i qui déteste les hommes, alors qu’il en est un, ue développer son masculin ne veut pas dire se rapprocher de Trump. la vérité de l’homme n’est surement pas a cet endroit
      > ce qui m’amène à ton point 3 : sans doute devrais je parler de masculin-féminin et non d’homme-femme. nous avons tous un masculin et un féminin en nous. et les homo, comme les hétéros ont leur dosages propres. bizarrement, ma conviction, c’est que l’homme homo est plus clair ce qu’il est en tant qu’homme qu’un hétéro. être « hors de la norme » pousse l’individu à se positionner plus clairement. la question du masculin-féminin est donc centrale dans sa recherche personnelle. il tente de répondre à ces questions, là où l’hétéro a souvent abandonné. je sais pas si je suis claire.

      • Je viens de lire les commentaires qui sont parus après le mien. C’est drôle parce que celui de Bricole, il fait écho à mon troisième point, et à ta réponse là-dessus : c’est bien possible que les hommes homosexuels soient plus à l’aise avec tout ce qu’ils peuvent faire dans leur masculin, qu’ils se sentent beaucoup moins engoncés dans leur virilité. D’ailleurs, ça me fait un peu mal aux fesses de l’admettre, mais je trouve qu’une des pubs récentes qui parle le mieux de ça, c’est « Find your magic » de Axe. Axe quoi ! La marque qui faisait courir des hordes de filles ! TROP LA LOSE

  • Ça fait deux trois posts que je lis avec lesquels je ne suis pas d’accord. Et ça m’embête, parce que j’adorais vraiment lire tes articles, pleins de sensibilité et de simplicité. Ça m’embête encore plus parce que il y a tout de même une certaine portée « médiatique » à tes articles, et même si forcément on n’a pas tous le même avis et qu’il faut faire avec, bah ça m’embête quand même. Je vais écrire les choses comme elles me viennent, sans agressivité aucune, mais avec toute mon honnêteté.

    La phrase qui m’a le plus fait tiquer : « Un homme, comme je l’imagine, comme ca me parle, c’est un homme qui protège, un homme qui endosse l’humain, et qui s’engage pour cela..  » Et celui qui veut pas spécialement protéger, il peut pas se considérer un vrai homme ? à sa façon à lui ? S’il protège pas mais au moins laisse sa place à son prochain, il a pas le droit de s’appeler homme ?
    Et pareil pour les femmes, elles disent qu’elles sont indépendantes, mais au fond, elles veulent un homme pour les protéger ?! C’est priver les femmes de tellement de force que de dire ça. Aussi haut qu’elles voleront, elles rechercheront toujours un toit pour les protéger (un homme, merci bien) ? Et donc l’homme qui protège lui il vole aussi haut comme il veut ? ÇA c’est de l’égalité :/
    Je ne prive personne de l’envie de protéger ou de protection, mais pourquoi raccrocher ça à un genre ? Quel intérêt, vraiment ? Pour la plupart des relations fortes que j’ai vues, la protection a rarement été dans un sens unique. Elle était aussi forte dans les deux sens, pour peu que la relation soit profonde et dénuée de tout rôle, juste emplie d’amour.
    En fait, carrément, je ne veux priver personne de vouloir vivre avec des rôles, faisons chacun notre vie. Mais le prôner comme une vérité naturelle vraie et belle, une essence, sous couvert de vouloir libérer l’existence des gens, après une réflexion somme toute très conformiste, il y a comme quelque chose d’un peu frustrant quand je lis ça.

    S’il y a un truc sur lequel je crois qu’on est d’accord au départ, ce que les gens souffrent des cases et des généralisations. Pour autant, j’ai l’impression que ta vision du genre (et du féminisme au passage) c’est « c’est nul les cases, ça nous enferme, ça nous fait du mal, alors je vais mettre un beau papier peint dessus ! » Est-ce qu’on pourrait à un moment arrêter de donner des rôles / d’enfermer des gens dans des cases à un moment ? Juste laisser les gens se définir comme ils veulent, en les éduquant juste à ne pas profiter d’un système / ne pas faire de mal / ne pas dominer. Penser en dehors de toute prédestination sociale, en VRAIS égaux ?

    Je suis d’accord, il n’y a pas de colère à avoir contre les hommes particulièrement, j’ai vu presque tout autant de femmes sexistes que d’hommes sexistes, les traditions et la société étant ce qu’elles sont. Pour autant, j’ai vu beaucoup moins d’hommes féministes que de femmes féministes. Parce que les hommes ne sont pas passés par là et parfois n’imaginent même pas une once de l’oppression que subissent les femmes (non je ne crie pas à la victime et je ne nie pas la douleur des hommes, j’y reviendrai). Et s’il n’y a pas de colère à avoir contre les hommes en général, c’est quand même parfois bien fatiguant de devoir lutter pour le féminisme, le défendre, s’expliquer… mais l’éducation restera toujours notre plus grande arme (ça et le courage et la persévérance, heu pleins de choses en fait, mais l’éducation c’est important).

    Parce que oui, les femmes sont opprimées. « oui mais les hommes souffrent aussi », il n’est pas rare que l’oppresseur souffre aussi. Un peu comme la protection, je pense que la souffrance est rarement à sens unique. Ce qui pour autant n’excuse en rien l’oppresseur. Par oppresseur, je n’entends absolument pas les hommes, j’englobe toute la société. C’est une oppression inconsciente pour l’oppresseur et l’opprimé. Les deux étant parfois une seule et même personnes (le nombre de femmes qui se donnent des rôles et qui en souffrent après…). J’utilise juste le terme d’oppresseur en contre exemple de l’excuse comme quoi ça ne peut pas être une oppression parce que le supposé oppresseur (l’homme) souffre aussi. Une oppression, c’est un rapport de forces/de pouvoir, et dans la société actuelle, c’est le patriarcat qui l’a. Et de cette oppression naît des blessures émotionnelles et existentielles dans les deux camps, ce qui est totalement logique. Toute situation de conflit affecte. La douleur des hommes est bien sûr elle aussi légitime, mais pour autant il faut continuer à les éduquer dans des idées de féminisme. Pour qu’ils laissent un peu de pouvoir aux femmes et autres genres moins privilégiés (bienvenue dans le merveilleux monde du genre queer et de la non binarité ! youhou ! les questions de masculin/féminin deviennent alors vraiment intéressantes), pour qu’ils se libèrent enfin eux même, pour qu’il n’y ait plus de rapport de force homme / femme, pour qu’enfin, on soit libres d’être, tout simplement. Qu’est-ce qu’un vrai homme, qu’est-ce qu’une vraie femme, on s’en fiche… Qu’est-ce que je suis vraiment moi, qu’est-ce que tu es vraiment toi ?

    Désolée si c’était long, décousu… Je n’avais pas envie de répondre à tes articles par flemme de m’engager dans une conversation que j’aurais moi même du mal à suivre (j’suis bête), mais ça fait 3 articles que tu parles d’homme/femme/féminisme et ça fait trois articles que je me retiens de réagir. Et finalement j’avais envie que ma pensée t’atteigne. Vraiment tout cela est dit sans agressivité, mais avec beaucoup de conviction de ma part. J’ai presque peur de laisser ce commentaire, de peur de blesser alors que tu livres tes réflexions avec tellement de volonté.

    Pour finir, s’il y a un livre que je peux / veux conseiller, c’est « femmes qui courent avec les loups », où à travers des contes, on raconte la « femme sauvage ». Un livre qui libère de la « névrose des femmes modernes ».

    • Merci Sam! Heureusement que peut critiquer, de manière constructive. et surtout on a le droit de ne pas être d’accord. Femme qui coure avec les loups est très emblématique justement de la différenciation homme/femme dont je parle. Et un homme qui n’est pas comme je le vois n’en n’est pas moins un homme. Mon article c’est juste pour les gars qui se posent des questions sur leur masculin, je leur dis « nan mais allez y! Vous n’allez pas devenir comme Trump ». C’est aussi pour les meuffes, et les mecs, qui n’osent pas dire « mais en fait, c’est ça (ou ça) que j’aimerais! » Et les mots enferment toujours parce que ce ne sont que des mots. Mais si pour toi c’est pas important de savoir où se situe l’homme, la femme, et bien ça on est pour moi, et pour plein de gens.
      Et oui je dis aux hommes de devenir féministes, non?!!! Hahaha. Mais pour moi, le problème sociétal contre lequel lutte le féminisme pourrait être résolu par une société où on respecte les natures « générale » du masculin et du féminin. Mais bien sûr oui, les femmes sont celles qui souffrent le plus de la situation.
      Désolée c’est décousu pour moi aussi 🙂 : dire que j’ai envie ou meme besoin d’être protegee… Pourquoi y mettre un jugement? Pourquoi se dire que ça enleve de la force? Nan mais attends… Je suis super forte! Suis une guerrière! C’est pas un propos de femme « bien comme il faut »… Qui ne dit rien justement ou soutient une idéologie (et ne reconnait pas qu’elle n’est pas personnellement d’accord sur certains points : exemple : tellement de femmes n’osent pas dire qu’elles ont envie d’une homme comme ci ou comme ça, par loyauté à une idéologie (qui d’ailleurs ne leur demande rien). sur ma responsabilité par rapport à ce que je dis, je dis… je suis sur mon blog, pas au PS bordel de merde!!!
      et je soutiens que pour moi un homme qui domine sans protéger, c’est plus un petit garçon qui n’a pas appris à gérer ses pulsions et ses craintes, qu’un homme.
      Je crois que mes articles te heurtent mais qu’au fond (sorry) on n’est pas très éloignées dans nos avis. Merci en tout cas de débattre, ça fait réfléchir! Bise et très belle journée à toi Sam

      • Belle réponse 🙂
        Justement nos avis ne sont pas éloignés mais il y a cette distance qui change tout et me donne envie de dire « hiiiiiiii ! ».
        Je suis aussi persuadée que quelqu’un qui ne sait que dominer (rapport de force) sans apprendre à protéger n’est qu’un enfant, mais j’en reste à penser que c’est totalement dénué de genre. Je pense aussi que je voyais surtout de l’art et de la sensibilité dans tes articles, et maintenant que tu t’attaques à des questions de genre et de sexe, le discours très hétéronormé fait crier mon côté LGBTQ2. Voir un blog dans lequel je me retrouvais autant dans sa sensibilité et dans lequel je nageais ne plus du tout représenter toute une minorité… j’ai du prendre ça pour de la trahison. Et parce que tu écris bien et que pleins de gens adhèrent, c’est encore plus déconcertant, car cela nie tellement de choses pour certains. Mais bien sûr cela reste ton blog et tu restes une cis femme hétérosexuelle, je ne vais pas changer l’auteur ! 😀 Il y a peu tu partageais une vidéo de Ruby Rose, en abordant le thème de gender fluid, et ça c’était cool !
        Dire que toi tu cherches l’homme protecteur, why not ? Mais dire que toutes les femmes que tu as connues, même hyper indépendantes, au final recherchaient ça, c’est réducteur. C’est comme mettre un homme au dessus, au final. Ou autour, ou wherever, c’est rajouter un homme, quand on parle de femme indépendante. Et je trouve ça dommage. Mais il y a autant de féminismes que de féministes, je le conçois. Et moi aussi je dis aux hommes d’être féministes !

        • Hahaha oui je parle de mon point de vue, et je suis une hétéro. Mais je t’invite à lire ma réponse au commentaire d’oriane sur l’application de mon article à la sphère non hetero. Alors peut être que je m’exprime mal. Mais ce que je dis le concerne pas TOUTES les femmes (indépendantes) ni tous les Hommes. D’ailleurs les mâles dominants ne lisent pas mon blog et se sentent très homme. En revanche je ne comprends pas ton sentiment de trahison. Pourquoi ce que j’écris serait une « injure » aux lgbt? Je suis mega defensseuse des lgbt! Mais pourquoi on peut pas avoir des avis différents, des visions différentes? Et oui la problématique protection vs. Domination concerne beaucoup plus les hommes. Ça ne veut pas dire que les femmes ne sont pas des protectrices. Meme si perso, attention je vais affirmer qqchose d’etiqueté conventionnel, mais j’ai pas envie de proteger mon homme. Et à vrai dire, je parle pas au nom des femmes, mais beaucoup de femmes autour de moi n’arrivent pas à exprimer ça car elles ont peur qu’on les critique de… Conservatrices.
          Pas de débat si on a peur. Déjà que les mâles Alpha font chier on va aussi se laisser dominer par des idées si on sent des écarts avec elles.
          N’oublie pas de lire mes posts sur Prince en guêpière, ou iggy pop en robe, peut être que ça remettra les choses en perspective.
          Notre société a besoin d’écoute. C’est pas une lutte de qui souffre le plus. Je soutiens à fond les lgbt (as tu vu que je participe à des compétitions de voguing?!)(en tant que juré hein), mais les hétérosexuels ont aussi de grands pb relationnels et identitaires à régler. Et le but de ces posts est d’avantage de faire réfléchir, de déclencher ces débats que d’imposer ma vision à l’ensemble des humains.
          Encore merci de débattre. Bises

  • Bon. Mai. Il faut que je te dise : j’admire ta façon de penser, de voir le monde et surtout de l’exprimer. Toujours profond. Toujours léger.
    J’aurais tellement à dire sur le sujet…
    Mon fils a cette capacité incroyable de « sentir » le monde du haut de son petit âge. Lorsqu’il avait 5 ou 6 ans, nous avons eu une conversation marquante sur le sujet.
    Il me dit un soir qu’il voudrait être une fille. Je lui demande s’il a une idée de pourquoi. Il me répond que les filles ont le droit de tout faire. Sa copine Clara a le droit de jouer au foot alors que lui ne peut pas mettre de vernis à ongle.
    Tout était dit. Il ne voulait pas être une fille (et ne plus être un garçon), il voulait pouvoir évoluer dans les deux sphères : féminine et masculine. Comme peuvent le faire les filles.
    Depuis je me dis qu’il faut prendre soin de nos garçons. Et arrêter de leur crier qu’un pan entier de la société n’est pas pour eux. On pourrait peut-être commencer par l’école « maternelle » ?

  • Bonjour Mai,
    Encore une fois, merci pour cet article. Je n’ai pas encore lu tous commentaires qui ont l’air très riches, mais je le ferai, c’est sûr.
    J’avais juste envie de poser une anecdote ici. Pendant ma grossesse, mon conjoint et moi ne voulions pas connaître le sexe du bébé avant la naissance. Afin de ne pas trop projeter, de ne pas prêter des traits de caractère traditionnellement masculins ou féminins à un enfant pas encore né. Malgré tout ça, j’étais persuadée d’attendre un garçon, sûrement par trouille absolue d’avoir une fille, qui devrait vivre dans un monde pas toujours tendre avec les filles.
    A un moment, me reviens une anecdote entendue petite : l’histoire d’un petit garçon qui voulait tellement mettre une jupe pour aller à l’école maternelle que sa mère le laisse faire pendant une semaine, jusqu’à ce que lui se lasse. Et là, je reste coite ! Parce que je ne suis pas sûre d’être capable de la même ouverture d’esprit, de laisser à mon petit garçon la possibilité de réaliser ses envies et de se faire moquer avec toute la cruauté habituelle des autres enfants… Comme quoi, moi, grande féministe, je reste porteuse des stéréotypes de genre !
    Et ma petite fille a aujourd’hui un an et demie ! 😉

    • oui nous sommes les porteuses inconscientes de plein d’idées, pas toujours progressistes. c’est juste bien d’ouvrir les débats, de s’écouter, de faire « ah oui ok on peut faire comme ça?! » yes!

  • Merci Maï pour ce bel échange qui questionne toujours là où il faut !
    Pour ma part, l’homme ce fut bien sûr, avant tout le père, mon père, ouh la la, vaste histoire qui se résume à une volonté de trouver mon homme, celui auquel j’aspire profondément (et là petit clin d’oeil à Thomas) l’antithèse même de mon père, donc pas du tout macho avec ce quelque chose de féminin qui me fait craquer littéralement, d’ailleurs mon amoureux est d’une coquetterie qui m’émeut. Des bises

    • oui il y a toujours u père! et il n’est pas rare que les histoire d’amour réussie, comme ratée, se fasse avec la partie positive, ou névrotique, du lien au père.
      en revanche, me semble t il, on dit qu’une chose et son contraire… c’est toujours la même pièce! ;p
      plein de bises

  • Les hommes et les femmes … 200 mille ans que l’homme moderne existe (non ?) et le débat fait toujours rage. Ca me laisse pantoise. Pas que l’on en parle mais l’état des lieux en fait.
    Ton post et les commentaires, celui de Sam particulièrement me confortent dans cette réflexion que je me suis faite il y a quelques années : je suis 1000 femmes. Et si j’ai évolué depuis 47 ans, changé, je me vois comme une femme que les gènes et la vie ont facetté. Et je suis dominatrice, volcanique, violente, contemplative, fragile, indépendante, soumise, courageuse, féministe, protectrice, masculine et féminine et j’en passe. Pas tout en même temps. Parfois je fais des mélanges aussi …
    Et j’attend des hommes qui m’entourent, le mien, mes fils, mes potes, mes amants, ceux un peu plus loin mais hommes tout de même qu’ils soient à facettes aussi. Et dans mon utopie, ce monde (les humains) vie en harmonie grâce à une petite chose : l’éthique.
    Au feu la morale, juste de l’éducation et de l’éthique. Ce sont les seules choses qui manquent pour l’Harmonie.
    Je suis peut être hors sujet … mais c’est beau les facettes, ça renvoie de la lumière partout 😉

  • Merci Mai, de lancer ce très intéressant débat ! Je crois que j’ai très rarement discuté avec mes potes finalement de comment ils ressentaient leur masculinité/féminité.
    Et j’ai l’impression que, souvent, les gens qui se disent heureux comme homme, assument leur part féminine (ils ont commencé par ça ou c’est d’assumer le masculin en eux qui permet d’assumer le féminin ?) et inversement pr les femmes.
    Pour ma part, je n’ai jamais été en colère contre les hommes mais uniquement ceux qui sont violents/pro-inegalité des sexes…
    Aussi, je pense rechercher moi aussi un mec qui serait protecteur, un peu + grand en taille, un peu + âgé… Mais je ne pense pas que ça vienne d ma nature ms +de la culture qui nous farcit le crâne avec ce modèle là depuis si longtemps… On aurait trop d choses à dire, à poursuivre lors d’un 2eme numéro! Et je serais curieuse de connaitre +d’avis d’hommes sur le sujet!
    Ah et aussi, jm’arrête aprè promis, on ne peut pas, pour le moment, quelque soient les scans, IRMS…, faire la différence d’un cerveau d’homme, de femme, ou d’un autre genre!

  • Ton post me fait énormément penser au texte (polémique) de Nancy Huston « Reflets dans un oeil d’homme », dans lequel elle pose son ressenti de femme un peu viscéral. Je pense vraiment que ce bouquin peut te plaire.
    Il m’a fait bondir au plafond quasi à chaque page tellement c’est l’inverse de ce qu’on entend, mais chaque bond me poussait à fourbir mes propres armes théoriques!

    • Oui je n’ai pas lu ce texte mais avais entendu une itw d’elle. C’est bien de bondir, d’écouter l’autre et parfois même de changer d’avis! Je pense que cette question surtout doit sortir des débats uniquement idéologiques et théorique. Je veux dire c’est utile, mais c’est parce que les femmes ont ressenti une injustice grave qu’elles ont fini par dire NON. Écoutons notre ressenti!

  • Merci Mai pour tes articles qui rajoutent des ingrédients dans le grand chaudron et qui remuent tout ça ! c’est chouette de nous partager tes ébullitions !
    (« Petite » référence en passant, avec de très belles pistes sur le féminin…par un homme! (qui incite les femmes ET hommes à rentrer dans leur partie « féminine », à explorer la concavité..! : La Voie du Sentir, de Luis Ansa 🙂 )

    • Merci Marjo pour cette recommandation, « Luis Ansa, la voie du sentir » de Robert Emery en fait!
      Je vais découvrir cet auteur grâce à vous.
      Yvan Amar dont j’ai parlé et Robert Emery sont chez le même éditeur. (aucune action chez lui !)
      Et très envie de lire « De l’intime Loin du bruyant amour  » de François Julien. Une découverte là aussi ! Merci Mai ! Je ne sais plus où j’ai lu « je préfère tes lèvres à mes livres »… (Sempé, je crois) Tout à fait d’accord ! Question d’équilibre ! Pas assez d’une vie ! Mille Merci !

    • Merci Marjo pour cette recommandation, « Luis Ansa, la voie du sentir » de Robert Emery en fait!
      Je vais découvrir cet auteur grâce à vous.
      Yvan Amar dont j’ai parlé et Robert Emery sont chez le même éditeur. (aucune action chez lui !)
      Et très envie de lire « De l’intime Loin du bruyant amour  » de François Julien. Une découverte là aussi ! Merci Mai ! Je ne sais plus où j’ai lu « je préfère tes lèvres à mes livres »… (Sempé, je crois) Tout à fait d’accord ! Question d’équilibre ! Pas assez d’une vie ! Mille Merci !

  • Bonjour Mai,

    Merci pour votre site qui m’a fait découvrir votre univers et pour l’opportunité que vous nous laissez de commenter vos écrits et/ou ceux de vos amies et amis.
    Pas beaucoup de commentaires d’hommes jusqu’à présent !
    Votre avis, celui d’une femme sur ce qu’est être un homme, est fort intéressant.
    Je ne peux pas être féministe, étant un homme, mais je comprends et soutient les revendications des femmes.
    Je travaille pour un magazine féminin depuis 30 ans et je n’ai jamais compris que les femmes qui y travaillent n’aient pas pu obtenir de la société dont dépend le mag, la possibilité de profiter d’une crèche. Impensable d’autant plus dans une entreprise composée d’une majorité d’hommes ! Il y a encore un sacré boulot … ! Cette société, pour ne pas la nommer, vend des armes ! On voit où est le pouvoir !
    Oui, nous trainons tous derrière nous pas mal de valises ( éducation, instruction, conditionnements, préjugés, automatismes, …) Un homme n’est pas une femme et vice versa, bien entendu ! C’est très enrichissant cette différence. La relation, quelle qu’elle soit, est à vivre; elle est passionnante !
    Heureux d’être vivant, d’être un homme, de partager. Je suis père de deux jeunes femmes de 23 et 26 ans.
    J’ai été marié pendant plus de 25 ans avec la mère de nos filles et j’ai expérimenté le fait que chaque relation est unique et singulière. L’important pour moi, est, comment être un être humain, comment me tenir devant l’autre, sur les plans physiques, émotionnels et psychiques. Question de présence, d’attention, de volonté et d’élan !
    La femme incarne à mes yeux, l’obligation pour l’homme de combattre la mort.
    Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ce qui suit, bien que cela puisse être ressenti comme un discours hétérocentré. Il n’y a pas que la sexualité dans la vie, même si elle tient beaucoup de place, avec joie et plaisirs ! :
    « La sexualité est une des magnifiques disciplines spirituelles de l’obligation de conscience,
    car elle est une opportunité exceptionnelle, pour un homme, en se mettant à l’école de la femme,
    de découvrir ce qu’est un corps. Retrouver la vérité des lois du corps, redonner à son corps l’attention, le souci, le soin qu’il mérite.
    A travers ce corps, se mettre à l’école de la vie par la fréquentation de la mort :
    la fréquentation d’un corps qui meurt tous les jours.
    « Chaque heure nous blesse et la dernière nous tue. » » Yvan Amar. L’alchimie de l’homme.

    Le corps ne ment pas !

    Un oui à la vie, à la bienveillance à la tendresse, à l’amour et à l’écoute des autres dans leurs différences.
    Et enfin, l’homme n’est pas fait pour vivre seul ! Pas forcément vivre sous le même toit. Je n’ai pas encore lu votre post su le célibat. Cela ne saurait tarder. (Solitude et isolement, un autre débat).
    Des auteurs/autrices ( 😉 !) enrichissant(e)s au sujet des relations :
    Jacqueline Kellen
    Christiane Singer
    Yvan Amar
    Guy Corneau
    Fabrice Midal et toutes celles et ceux que j’oublie.

    Ps Rien à voir :
    Mai, je vous ai envoyé un mail et j’ai téléphoné à Anne Regard, une de vos fan (!), pour un autre sujet. Elle m’a invité à laisser un commentaire à ce post. Voilà qui est fait ! 😉
    Bien à vous, toutes et tous,
    Edouard

    • oh quel commentaire édouard. merci du fond du coeur. il y a tant de sujets, l’homme, la femme, leur relation, y compris sexuelle. en revanche, expliquez moi pourquoi un homme ne peut être féministe? regardez Justin Trudeau! qu’en dîtes vous?
      encore merci!!! et à très vite donc!

      • Merci pour tes réponses Mai ! Je pense qu’il est difficile pour moi d’être féministe car impossible de me mettre dans la peau d’une femme, ce que je regrette parfois, mais bon … that’s life ! je peux bien imaginer, mais le vécu d’une femme, dans sa chair, dans son psychisme, dans sa différence de structure, cela m’est tout de même bien éloigné, même si pas étranger. Cela n’empêche pas la complicité ! Et loin de moi l’idée d’une discrimination mais plutôt d’une distinction.
        Une anecdote pour illustrer mes propos : lorsque nous attendions notre second enfant (nous ne savions pas si ce serait une fille ou un garçon ) j’ai fait le rêve que c’était moi qui la portait !!!
        Et là, petite panique : comment pourrait-il ou elle voir le jour ??? Un moment T dans la vie d’une femme. Quid de tous les autres moments ?
        Toutes les femmes ne sont pas mères et bien que j’ai fait ce rêve, jamais je ne pourrai ressentir ce que c’est que de vivre la maternité, le fait d’être mère pendant et après la grossesse ( < curieux mot, pourrait-on en trouver un plus joli ? )
        Le rapport d'une mère à son enfant n'est pas le même que celui d'un père, même s'il est très présent.
        De même que le rapport de l'enfant à sa mère n'est pas identique au rapport à son père.
        Comme je le disais, chaque relation est singulière et c'est ce qui fait la richesse de la relation.
        Je ne sais pas si j'ai été clair et je mélange peut-être trop d'éléments et me rends compte que je m'éloigne de la question ! Vous m'invitez à nuancer : féministe du point de vue intellectuel, des idées, d'accord, mais féministe dans le sens de vivre et ressentir pleinement ce que c'est que d'être une femme, son rapport à l'existence, à l'homme, à la société, qu'elle ait ou non participé à la naissance d'un enfant, dans ses meilleurs moments comme dans les pires moments de son existence, même avec beaucoup d'imagination, cela est tout de même assez éloigné de ce que je peux expérimenter. je ne vis pas de concepts mais bien à travers un corps d'homme. Il est déjà parfois bien difficile de trouver sa place qui n'est pas immuable, soit dit en passant, alors me mettre à la place d'une femme … Aimer, quel bonheur, c'est ce qui peut le plus m'en rapprocher !

    • je suis tellement d’accord avec cette inaptitude à devenir adulte. pour autant je trouve que c’est vrai de l’ensemble de la société. car ces femmes trop femmes, restent souvent des petites filles, entendez qui font bien ce qu’on leur dit de faire, y compris devenir des objet ultra-sexués. les codes d’une certaine féminité sont effectivement portés à l’outrance. allez faut changer ça! encore merci edouard! merci!

  • Merci Mai pour cet article.
    Je me sépare de l’homme avec lequel je vis depuis maintenant 8 ans et avec qui j’ai eu un petit garçon. Celui-là, j’ai l’impression de bien le connaître mais les autres…
    J’ai le sentiment de ne plus savoir grand chose sur eux ( en tout cas en amour… )
    Alors je lis de manière boulimique, tous les articles sur les hommes!!! 🙂
    Ton texte fait écho à ce que je crois profondément: aucune personne, aussi bien homme que femme n’est uniquement ce qu’il veut bien montrez; le plus beau est toujours un peu derrière, caché, enfouis.
    J’aime l’idée d’allez chercher cela chez les hommes et les « aider » à le révèler.
    Mais c’est une mission parfois difficile, qui demande beaucoup d’implication, d’amour et de force intérieur… Ce que l’on a pas toujours quand on tente en parallèle, de mener sa vie de femme et maman seule de manière à peu près sereine.
    Tout cela pour dire qu’à mon avis, les hommes et les femmes ont beaucoup à s’apporter.
    On ouvre les spectre de notre identité grâce à l’autre, on se rèvèle parfois, on apprend un peu plus sur nous même, souvent.
    C’est une vision peut être un peu optimiste mais j’aime à croire qu’elle est possible.

  • Bonjour Mai, je recommande à toutes et à tous, le n°122 de l’hebdo « le 1 »: « Les nouveaux combats des femmes ». Sous le titre : « Ne pas désarmer. Le harcèlement continue, la parité n’est toujours pas respectée et l’islamisme radical fait des ravages. Après de rudes combats, les femmes ont obtenu des avancées notables. Mais le chemin reste encore long pour une égalité réelle entre les sexes. »
    Comme tu le vois, une grosse déviation de ma part à partir de ton post « un homme, c’est quoi ? » !
    J’éprouve le besoin de préciser mon point de vue en me décollant de l’image que je peux avoir de mon corps masculin.
    Il y a encore beaucoup de combats à mener de la part des hommes et des femmes (voir ce qui se passe en Pologne; il n’y a pas que l’islamisme radical qui puisse faire des ravages !), pour que nous atteignons plus d’humanité. La forme, la nature et les moyens employés pour ces combats sont sans cesse à questionner, à renouveler. C’est ensemble, que nous pourrons arriver à réduire les inégalités. Pour moi, être un homme, et je reviens au sujet, c’est être en quête de son humanité.
    Et cette quête passe par la dénonçiation et la lutte, chacun à son niveau, contre les injustices !
    Petite digression : Chaplin, ardent combattant pour le respect de l’homme et contre l’injustice, a énormément contribué avec son film « le dictateur », à la décision pour le gouvernement américain d’intervenir dans le conflit de la seconde guerre mondiale.
    Houda Benyamina souligne dans cet hebdo et je trouve cela très juste, le piège de la fragmentation des combats : « Le jour où l’on parlera d’inégalités plutôt que de féminisme, on rendra la lutte universelle et on avancera. » « le féminisme c’est avant tout une question de droits humains ».
    Je me rends compte dans ma réponse du 8 septembre, que l’ identification à un corps d’homme ou de femme, en rétrécissant le champ de la / ma vision et de l’/ mon esprit (nous ne sommes pas qu’un corps, bien que celui-ci soit notre temple, sans tomber dans le narcissisme !), comporte le risque d’occulter la prise de conscience que nous avons tous à y gagner dans la nécessité absolue de nous mobiliser pour l’égalité entre hommes et femmes sur cette terre.
    Cette conscience commence très tôt, par l’éducation que les parents donnent aux enfants, par l’instruction dispensée par l’enseignement, par la culture, les échanges, les rencontres, …
    J’ai un esprit d’escalier et le sujet est tellement vaste ! J’espère avoir été clair.
    Très belle semaine, Mai !

  • Même sous un angle holistico-humaniste, l’idée de complémentarité entre les hommes et les femmes et de leur « nature » différente demeure réactionnaire. Ce n’est pas pour rien qu’il s’agit du cheval de bataille de la Manif’ pour tous. L’égalité, ça ne veut pas dire être tous pareils. Ça veut dire qu’il y a autant de différences entre des femmes et des hommes qu’entre des femmes et des femmes et des hommes et des hommes. Et ça les neurosciences et les sciences sociales l’on largement prouvé.

    • Hello Se, Non je ne crois pas être réactionnaire. Ni meme véhiculer des idées réactionnaires. Et je ne suis même pas d’accord pour que tu portes ce jugement de valeur sur moi. Je comprends et respecte tout à fait ton point de vue. Mais ne suis pas d’accord pour que ce soit lui seul qui soit synonyme de progrès. Il n’y a dans ce cas pas de débat possible, Quand celui ou celle qui n’est pas d’accord avec toi est un.e reac?! il est où le progrès? La manif pour tous n’était fondée sur aucun argument valable. Les arguments avancés étaient là pour masquer la peur et la haine de l’autre. Je ne fais pas partie du lot. Désolée si ma reaction est un peu sèche, mais je me suis sentie attaquée. Belle journée à toi!

  • Tu disais toi-même plus haut que certaines femmes que tu connaissais se retenaient d’émettre ce type d’avis de peur d’être taxées de conservatisme. Je pense que c’est fondé, et vais juste un peu plus loin. Conservatisme : maintenir l’ordre social tel qu’il est. Réactionnaire : revenir en arrière (même un tout petit peu). Cependant, je n’ai pas dit que tu étais réactionnaire, mais que l’argument en question m’apparaissait comme tel. Et je maintiens que cette idée d’une différence de nature entre H et F fait partie des discours de la MPT (et des féministes essentialistes, différentialistes…).
    Merci de ta réponse, et désolée si mon propos pique un peu (mais comme d’autres, ce texte m’a un poil irritée).

    • oui ca me va qu’on puisse s’irriter un peu ;D malgre tout, je ne trouve pas que dire ce que l’on ressent, au dela de nos cerveaux, soit une preuve de recul. ca prouve qu’ il y a une confiance. et si beaucoup qui pensent comme moi (hommes et femmes confondus) ont peur de l’exprimer, je ne trouve pas que ce soit un signe d’avancement de la pensee, ni de la relation entre les gens (hommes et femmes confondus). que la difference HF fasse partie d’une argumentation MPT est tout a fait factuel, je ne vais pas contre ca, ce que je dis c’est qu’il faut regarder ce que chaque mouvement vise a comme finalite : le rejet ou la comprehension de l’autre. et que cela compte bien davantage. merci pour ta reponse. merci!

  • MERCI Mai.
    Je te lis depuis longtemps grâce à Lisa.
    Je n’ai jamais écrit de commentaire et je me dis que c’est un tort. Halte à ma timidité. tant pis si je ne suis pas à la hauteur, tu as dis que c’était important qu’on te dise qu’on te lisais alors du coup je le fais enfin.
    Je viens chercher ma dose de Mai par intermittence, je ne sais jamais quand ni pourquoi. A chaque fois j’en sors grandie, bouleversée, heureuse, amusée, interloquée, surprise, en tous cas heureuse.
    Alors MERCI Mai.
    En ce qui concerne ce post, il m’a juste donné envie de serrer mon homme dans les bras et de lui DIRE que je l’aime.
    MERCI Mai.

  • Deux mois que je pense à cet article.
    A la première lecture, je me sentie en colère quand tu as parlé de différence entre les hommes et les femmes dans le point 4. Réfléchissant intensément à la question du féminisme depuis un moment, ce clivage m’a fait bondir car pas en corrélation avec mon avis du moment.
    Et c’est resté bloqué dans ma tête. J’y ai pensé plusieurs fois, sans revenir sur l’article, mais en réfléchissant à ce que tu voulais dire. Ca me paraissait tellement éloigné du concept de femme indépendante, de femme qui s’aime pour elle-même, qui n’a pas besoin d’un miroir ou d’une béquille, qui n’a pas besoin de quelqu’un pour être forte.
    Et je vécu des aventures, des rencontres, des questionnements, des réflexions, des découvertes, des sensations. Et j’ai essayé de ressentir ce que tu voulais exprimer. Et une porte s’est entr’ouverte. Et je crois que je touche du doigt ce que tu veux dire par protecteur.
    Mais je ne sais toujours pas si je suis d’accord avec ce concept.
    Vois-tu le couple comme un duo qui se nourrit l’un l’autre ? Qu’apporte la femme à l’homme protecteur dans ce cas ?
    J’ai encore un long chemin à parcourir, je me questionne chaque jour.
    Merci de m’apporter de nouvelles perspectives pour ouvrir mon champ des possible.
    Merci pour la douceur.
    Une lectrice de longue date qui n’a jamais osé commenter avant aujourd’hui.

    • Merci Elisa pour ce commentaire. Je pense être une femme extrêmement forte. J’avance, je fonce, je vis ma vie (peut être avais tu lu mon post sur le celibat), j’arrive meme a dire que J’ai tord, et meme a demander de l’aide quand j’en ai besoin.. Hahaha. Aimer une protection de mon homme ca n’est pas me cacher derrière. Je n’ai pas besoin de béquille. Vraiment. Mon homme lui je le soutiens. Je ne le protège pas. Enfin je ne le sens pas comme ça. Mais ce qui est important c’est de pouvoir dire les choses librement. Et si je t’ai mise en colère c’est peut être aussi qu’il y avait Autre chose. Pourquoi un avis different du tien peut il te mettre en colère. Il n’y a que toi qui puisses répondre. Mais j’imagine que le chemin parcouru depuis signifie quelque chose d’important pour toi. La vertue première du féminisme n’est pas d’imposer une nouvelle idéologie aux femmes, qui ne s’autorisent plus à dire « en fait, c’est trop dur » ou  » tout ne me correspond pas », c’est justement de pouvoir parler en son nom. Et oui pour en revenir à ma relation à l’autre, c’est dans la différence y compris sexuée que ca se passe. De mon point de vue toujours. Cette différence est une magie, un miracle. Y mettre des mots risque tjs de l’éteindre un peu. Mais ça fait parfois du bien aussi de le faire. Encore merci du fond du cœur pour ton message. Et très belle continuation. Et dis nous ou tu en es dans 2 mois! Xxx

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