La beauté ne me sauvera pas

enfin pas celle la

Bonjour à tous!

Encore merci, MERCI, pour tout ce qu’il se passe ici. Vos commentaires me touchent et me font réfléchir. Parfois je me trompe, je re-réfléchis etc (n’est ce pas Michelle? super!). C’est d’une richesse inouïe… Merci!

Voici un post que j’essaie d’écrire depuis très longtemps (oui comme beaucoup de mes posts). On avait commencé à l’aborder avec le rapport à la cosmétique et à la beauté, mais j’ai passé un autre pas dernièrement.

Oui, il y a eu cette photo sur IG, me montrant sans make up, car je n’en porte plus depuis plusieurs mois. Ca n’est pas définitif, ni militant, j’aime toujours autant le makeup, mais comme d’habitude j’aime bien m’écouter et là je n’ai pas envie.

Il y avait aussi une interrogation de fond aussi sur le monde de la mode et une conversation que j’avais eu avec Géraldine Dormoy sur ce que parfois ce high-fashion world provoquait d’indésirable en elle. Pourquoi y a t il autant de méchanceté dans ce monde censé créer de la beauté?

il y a eu aussi, il y a 2 ans (oui ca remonte loin), la remarque d’ un de mes proches « ce blog, il est top et tout ça est top, mais… ça ne remplacera jamais l’amour que je ne t’ai pas donné ». et BAM. c’était dur et en meme temps tellement juste. encore merci.

oui donc il y avait tout un faisceau d’interrogations, de désirs, sur  la beauté, les choses qui devraient avoir une place, une destiné et qui en prenne une toute autre… pourquoi?

Les mots sont venus d’une conversation avec ma naturopathe. Elle travaille avec les fleurs de Bachs (sur le pouvoir et la mémoire des fleurs) donc on est à un niveau ché-per plus plus plus et je ne peux pas vous encourager à le faire tellement je ne sais pas si ça marche « en général ». C’est juste que les discussions avec cette femme me font à chaque fois faire de grands bonds en avant. Je vais donc la voir de temps en temps dès que j’ai un truc que je n’arrive pas à régler seule.

Bref, donc nous arrivons à la fin d’une séance où je lui mets sur la table tous mes changements récents (vous en connaissez pas mal), ma relation problématique à l’argent, à ma santé, les Rivières… Et elle me dit :

« Donc si je résume, vous fonctionnez comme ça, ça, ça… et puis, il est arrivé ça, ça, ça à votre famille. Entre les deux, il y a l’exil. Une perte de repères, de racines, on peut dire quand même « pas mal de souffrance » et donc une envie de réparer. Alors vous cherchez de la beauté… C’est ça?!

– … (La chiale qui monte)

– mais toute cette soi-disant beauté que vous portez, en maquillage ou en vêtement, toute cette beauté « à porter », dans des codes qui ne sont même pas forcément à vous… Bref tout ce que vous investissez en surface, ça ne répare pas, ça ne peut pas réparer ce qu’il y a au fond. Ce que vous faite d’un côté, ne fait rien de l’autre. On est d’accord? Et d’ailleurs si vous ne vous maquillez plus, si vous ne filmez plus les gens dans ce rituel mais dans leur « intime« , c’est certainement que vous l’avez déjà inconsciemment compris. »

aïe aïe aïe!!!! MERCI MERCIIIIII! j’avais déjà compris ce besoin de réparation, en m’observant et en observant les gens qui autour de moi étaient obsédés par le beauté « de surface ». j’avais compris les blessures profondes, notamment les blessures narcissiques, les blessures de l’image. en revanche, je n’avais pas compris que ça ne réparait rien. Je veux dire profondément. et que comme ça répare rien, mais qu’on ne le sait pas, on continue, encore et encore… mais ça ne sauve rien en fait.

Tout ça pour vous dire que parfois les désirs (moi c’était une certaine forme de beauté, mais vous ça peut être le boulot, les mômes, une personne…. ça peut avoir plein de formes), donc les désirs qui nous animent de manière hyper puissante, trop puissante, sont des indices d’un autre désir, d’un autre chagrin, d’une autre nécessité. Et Comme dit ma mère, « rien me remplace rien ». Et donc la Beauté, c’est vital, oui, mais c’est beau quand elle a sa place juste, pas quand elle génère un désir qui te dévore (allez oui acceptons ce contrat de 400 nouvelles videos, alors même que tu es épuisée… il le faut), pas quand ca génère une frustration perpétuelle (il me faut cette veste a 4000, mais oui il me la faut, je vais être tellement belle avec, tu peux pas comprendre…), ou même alimente un désamour de toi (je serais plus belle avec 12 kg, 2 côtes, et toutes ces rides en moins non?) etc…

Alors, je ne dis pas que je m’en fous désormais des couleurs et des beaux vêtements… Merci même à cette beauté de me mener vers le plus intime de moi. Mais bon avec un panier moins percé et sans burnt out, je pourrai vraiment dire que je sais « prendre soin » de moi. Oui, oui, j’aimerai toujours « m’habiter » entièrement, du fond jusqu’ à la surface et pourquoi pas aider certain.es à reconnecter le tout comme avec Melissa. c’est juste que je ne sens plus d’agitation autour de ces désirs, je n’ai plus cet état transi du « il me le faut ». Et je vous jure. c’est canon! Investissons dans des psy (c’est moins cher que les vestes à 4000) et dans l’amour de soi. Avec ou sans fleurs… peu importe le chemin.

Allez, amour à vous tous! et encore merci!

EDIT : ma mère avait plutôt dit « rien NE remplace rien ». Le lapsus est de moi… 😀

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Il y a 10 mois / Bouche 96 commentaire(s)

96 commentaire(s)

  • Tu es tellement belle Mai, mais ça va beaucoup. Plus loin que la beauté. Extérieur…tu es une belle personne vraiment. Et je suis heureuse que tu sois sur mon chemin…

    La réparation peut elle être parfois destructrice.? Mais on ne le sait pas …pas avant de avoir mis les mots…maux dessus…je aime beaucoup. Les mots de Dr Loan « rien ne remplace rien « . On remplacer on comble et on culpabilise…ça c’est la réparation destructrice (non je ne le ai pas vécu…pourquoi…ahahaha).
    Ton post est génial…il il a tellement. De chose à dire…comme toujours
    Mille bises Mai

    • Merci! Oui les réparations peuvent être destructrices! La beaute à un visage qui peut cacher de terribles choses. Ca fait du bien de le savoir! Mille bises jocy et encore merci pour tous tes Com!

  • Oh boy Mai. Encore une fois je suis impressionnée par la façon délicate et bienveillante que tu tisses tes idées. Tu illustres tellement bien comment on est des etres changeants, vulnérables puis puissants quand on permet cette vulnérabilité.
    La beauté est certainement une clé. Pour moi c’est mon intention à son sujet qui m’intéresse et m’intrigue : d’abord est-ce que je suis présente, toute là pour la voir et qu’est-ce qui se passe quand je la vis : j’en veux encore et encore?je me sens vide et je me compare? Je l’admire simplement le temps qu’elle est là? Qu’est-ce qui fait en moi qu’une chose qui me semblait belle est maintenant moins belle ou même laide à mes yeux?
    J’observe mon père vieillissant, malade, ex-architecte et son rapport à la beauté qui a drastiquement changé dans les dernières années.

    Il est tard ici et j’y pense encore… trop envie d’en parler avec mes amis. Merci
    Continues à nous alimenter avec tes étincelles
    Xx

  • Ta maman a dit « rien ME remplace rien? »…c’est fou comme lapsus. Mais si je l’ai repéré c’est avant tout parce qu’il me parle. J’aime beaucoup cette phrase « réparer les choses, c’est un peu réparer le monde ». Alors réparons les choses et les autres et cela va faire tourner le monde plus rond. C’est un peu ce que tu fais je crois. Bises

    • Hahahahaahahahhah, le lapsus est de moi alors… Ce qui est pas mal non plus!et oui, Je dis oui aux réparations conscientes! Mais pas à celles qui en fait détruisent. Merci pour ton Com L. !!!

  • Bonjour Mai, peux tu me donner les coordonnées de la naturopathe dont tu parles dans ton article ? Je suis à la recherche de réponses. Merci 🙂

    • Bonjour Audrey, délicat pour ton Com. c’est un peu délicat car c’est trop intime je trouve de partager le contact de cette personne ici. J’espère que tu comprends. Bonne continuation à toi.

  • Bonjour Mai, merci pour ton article qui résonne particulièrement en moi. Je suis enceinte de 8 mois et porter un enfant a radicalement changé, la vision que j’ai de mon corps et de la beauté. J’ai pris du poids, beaucoup, pendant ma grossesse et j’avais au début la désagréable sensation de ne plus rien contrôler, mon corps vivait une vie, sa vie, dans laquelle je n’avais (mon esprit) pas le droit de citer. J’ai eu peur, vraiment peur de ce manque de contrôle, de ce corps qui soudain ne m’obéissait plus. Et j’ai réalisé que c’était certainement une chance, de repenser mon rapport au corps et à la beauté. D’arrêter de contraindre mon corps, de vouloir le faire entrer dans le moule des standards qu’on nous donne sans cesse à voir, de l’accepter tel qu’il est, pendant ce moment merveilleux qu’est la grossesse et après. De me rendre compte aussi, dans le regard des autres que me beauté était ailleurs, pas dans une enveloppe physique, qui passe, qui se modifie au fil des années mais dans ce rayonnement intérieur, ce bonheur de vivre, de savourer la vie.
    Porter un enfant, s’apprêter à donner la vie, à devenir parent, a aussi eu pour effet de me replonger dans les rapports que j’entretiens avec mes propres parents, rapports compliqués dans une famille nucléaire, de divorces et remariages multiples, qu’au final j’ai du mal à accepter, et je me suis rendue compte que cette quête éperdue de beauté physique, palpable, venait en partie de ce manque d’amour, de cette peur de l’abandon enfouis dans mon enfance et que oui, j’avais peur, de ne pas être à la hauteur de mon enfant, de répéter les erreurs de mes parents. D’une certaines façon, je les jugeais, je niais une partie de mon héritage et je donnais l’impression d’un bonheur possible dans une famille pleine de déséquilibre. Depuis quelques mois, j’avance dans ces réflexions, trouver un équilibre, chercher au plus profonds de moi les ressources nécessaire pour avancer, pour faire grandir notre enfant à venir, l’aider à s’épanouir et lui donner cet amour et ce sentiment de sécurité qui m’ont tant manqué.
    Au final, la beauté est dans ce que nous partageons, dans notre ouverture aux autres, comment nous grandissons avec nos héritages conscients et inconscients, comment nous parvenons aussi à nous libérer de nos entraves, de nos désirs pour être plus grands, plus doux et plus forts.
    Merci Mai pour cet article qui, tu le vois, a de nouveau entraîné des réflexions profondes chez moi.

    • Claire! Merci de partager qqchose d’aussi intime. L’arrivée d’un enfant nous ramene forcément a notre propre inconscient d’enfant. Notre rapport à nos parents. A l’amour etc. Pourtant ton enfant c’est pas vraiment son histoire et il n’y a rien à prouver (de cet îlot de bonheur). La vie se joue maintenant. Et pour cela c’est extra ordinaire d’avoir déjà fait tout ce chemin afin que le passé ne t »attrape » pas. Pensées et amour et belle route à toi claire!

    • Quelle richesse tous ces commentaires ! C’est tellement beau de voir tout ce que tu insuffles chez l’autre Mai !
      Le commentaire de Claire résonne en moi d’autant plus, car j’ai vécu la même chose il y a encore peu de temps.
      J’ai eu plus jeune, ce rapport de « si j’ai ce manteau qui coute bien plus cher que ce que je gagne (ie. rien hahah) » est ce que mes potes d’esc vont me considérer comme telle? Je me suis vite rendue compte que ce n’était pas moi d’une et que je perdais pas grand chose. J’ai aussi de la chance d’avoir un entourage qui me connait bien et qui sait me ramener sur terre quand ca va pas. J’ai eu plus tard ce meme attrait vers la cosmétique mais de manière beaucoup plus ludique (c’est quoi ce nouveau produit de maboule, j’adorerais le tester et non plus IL ME LE FAUT).
      Je viens aussi d’une famille complètement déconstruite, parents séparés depuis ma naissance ou presque, mariage, divorce, des frères et soeurs de 10 et 20 ans plus jeunes, dépression etc. Des faits qui ont été à chaque fois hyper dur à digérer et certains ne le sont pas encore (digérés). J’ai accouché il y a presque 3 mois et pendant toute ma grossesse je me suis dis que je ne voudrais pas faire vivre à mon enfant ce que j’ai vécu, à vrai dire j’en sais rien, l’avenir nous le dira, mais en tout cas cela à changer ma vision du futur… C’est tellement fou, c’est tellement frais encore que je ne suis pas sure de mes mots mais ça te retourne et c’est tellement beau et que pour moi la beauté elle est là maintenant ! La beauté c’est de le voir repu après avoir mangé, c’est pleurer à son premier rire, c’est pleurer rien qu’en le regarder parce que t’en reviens pas d’avoir créer quelque chose d’aussi beau. C’est bouleversant !
      Merci Mai pour nous permettre de réflechir ! Love you

  • La beauté est partout ! et pas forcément dans les vestes à 4000 ou le make-up.. continue à la chercher comme tu le fais déjà.. Moi ça m’aide à vivre et m’accompagne depuis des années : un moineau qui picore dans une flaque, un rayon de soleil qui traverse l’appartement, le rire d’un ami.. C’est inépuisable ! Bonne journée !

    • Oui je le crois aussi, comme je l’avais écrit dans un post « la beauté est » parfois ça sauve aussi. Mais voilà… Chaque chose à sa place, c’est bien aussi. Xxx

  • Mai, c’est trop bon de te lire. J’aime beaucoup ta sincérité. Des choses profondes, vraies, assumées, rare. Ce serait chouette de te rencontrer. Amour à toi et merci.

  • Bonjour Mai, que de mots qui résonne en moi… pff ça retourne et en même temps gros lâchage de pression. Les vides, les trois pleins tout ceci me parle, l’enfance que l’on quitte et pourtant qui ne nous quitte pas. Le passé qui nous a écrit, celui qui nous tiens mais qui nous donne aussi la force. Celle de se questionner, celle de réfléchir, celle de changer les choses. Ce que tu dis me parle, et j’avoue que d’une certaine manière je vis aussi cela!
    Chez moi, c’est un retour à la nature qui me fais du bien, la conscience de nos actes, pour nous, pour nos enfants. Je n’ai jamais su aller vers les autres (c’est une partie de mon héritage familiale) et c’est en cela que je doit maintenant travailler. J’aime, nan j’adore te lire, au court de tes lignes voir la relation que tu crée avec les « autres », cette beauté que tu dégage et transmet et je comprend cette envie de changer pour mieux se connaitre. Souvent je commence à rédiger un commentaire sous tes vidéos et puis… Voilà parfois on a des jours plus faibles que d’autres. Simplement te lire me fais du bien. Merci pour ce post qui donne beaucoup à réfléchir!

    • Merci Isabelle! La relation à l’autre a aussi été très tardive chez moi. Mais ca finit par se faire, si l’envie devient sincère. Merci pour ton Com… X

  • J’ai envie de réagir à ton post, mais je ne sais pas vraiment comment. Tout ça me laisse un peu pantoise, ça fait écho bien sûr, je pense qu’on a tous des choses à « réparer ». ça fait écho aussi parce que j’ai de plus en plus envie d’aller vers ce qui me fait du bien, de laisser derrière moi ce qui me rend colérique, envieuse, mesquine…Et je découvre (merci ANA !) le Kintsugi, et ça m’émeut vraiment.
    Merci pour ce partage Mai.

  • Bonjour Maï, je suis moi aussi sur le chemin de « m’habiter » en profondeur… Je pose les unes après les autres, les couches de sédiments de mon histoire pour la « ré-investir », pour m’ancrer et être plus forte et confiante dans mon ici et maintenant. Personne d’autre que soi ne peut habiter soi-même, être le faire-valoir de soi-même, mais put…. que c’est dur ce #trucdeconfianceensoiquiséchappeenpermanence !! Je fais peu à peu l’expérience que l’on ne peut être bienveillant avec les autres que si on l’est déjà avec soit-même… Que de se donner accès à la joie et au bonheur, c’est aussi permettre aux autres d’y accéder. Ton chemin m’émeut beaucoup… En bonne hypersensible, je trouve beaucoup d’échos à mes questionnements dans les tiens… Mon chemin me conduit aussi à comprendre que ma sensibilité est ma force et pas une faiblesse comme je l’ai longtemps cru. Et que la beauté réside beaucoup plus dans ce que l’on est que dans ce que l’on a… Et du coup, je me dis, moi avec ma sensibilité, je peux avoir confiance en moi, et d’ailleurs, j’ai confiance en moi et je suis belle. Merci Maï 🙂

  • Bonjour Mai,
    Merci infiniment pour tout ce que tu écris et partages sur ton blog ; je ne saurais pas le dire de manière précise et juste, mais il y a à chaque fois tellement d’émotion et de douceur, de ton côté et de la part également de chacun de tes lectrices et lecteurs, ça me fait un bien fou de lire et de voir autant de bienveillance venant de tout ce que tu partages d’intime – c’est ce que je trouve très beau, plus beau encore que tes premiers posts. Je ne suis pas en très grande forme en ce moment, mais à chaque fois que je vois que tu publies un nouvel article ou une nouvelle vidéeo (j’ai été particulièrement sensible aux videos pour Octobre rose et pour les Jeunes créateurs que j’ai partagé avec mes amies les plus proches quand ça n’allait pas et que je sentais que les mots ne venaient pas), que Lisa de Makemylemonade met en ligne une nouvelle video pour Wearlemonade, que Diglee publie une nouvelle encre (comme celle-ci : https://www.instagram.com/p/BMCkx8CD_SY/?taken-by=diglee_glittering_bitch ) ça me fait tellement plaisir ! Je ne pensais pas que les réseaux sociaux et internet pouvaient créer un lien comme celui-là, j’ai l’impression d’être au coeur d’un réseau de bienveillance et de réflexions qui m’enveloppe et qui m’aide beaucoup, même si c’est de manière ponctuelle. C’est mon premier commentaire je pense, mais je vais essayer de le faire plus souvent. Merci pour tout, pour cette réflexion que tu nous offres et pour tous tes articles !

  • Merci Mai pour ton article et cette réflexion qui anime tant de monde dans notre société toujours plus orientée vers le marketing de soi au détriment du véritable lien avec l’autre ou avec soi. Je suis sur le même chemin et ça fait un bien fou de lâcher prise et de revenir à l’essentiel🙏❤️😘

  • Bonjour Mai,
    Combler, réparer … c’est une partie de ce qui anime mon travail de recherche en photographie. J’ai commencé cette quête dès lors que j’ai été diagnostiquée sur une pathologie chronique incurable. Cela m’a amenée à faire des recherche sur l’histoire familiale et personnelle.
    Et c’est en regardant de plus près certains travaux d’artistes que j’ai naturellement fait un lien entre ton post et les installs de Kader Attia. Il parle très bien de tout cela et la façon de se ré-approprier les choses qui est en soi un chemin vers la réparation.
    Mais tout cela est aussi directement lié à notre façon de percevoir (l’oeil et l’esprit – Merleau Ponthy), à l’intime et l’extime comme tu y fais référence.

    En lisant ces mots, je me dis … oh la la, j’aimerai tellement qu’on se soit rencontrées et discuté ensemble… et je me dis aussi que ça arrivera peut être un jour!

    Bises

      • 😉
        j’ai oublié de mentionné que tout est aussi question de perception … donc de phénoménologie
        bon mais sans vouloir être trop perchée dans la philo, y’a Merlo (l’oeil et l’esprit) et aussi Dewey (l’art comme expérience) qui posent des questions très très belles sur le voir
        et évidemment si je vais un tout petit peu plus loin, la question de l’habiter

        xx

  • Hello Mai, Je ne poste pas souvent de commentaires mais parfois ça vient 🙂
    En lisant ton post ça résonne en moi, comme en beaucoup je pense. (et surtout dans les « lectrices de blogs » ! 🙂 Cette petite communauté sur internet est en train de passer du léchage de vitrine virtuel sur les vestes à 4000 (qui était une recherche du beau d’une certaine manière) (même si beaucoup de boyfriends pensaient le contraire) (et que soyons honnêtes seules les blogueuses pouvaient avoir lesdites vestes) on passe aujourd’hui, à une recherche intérieure, parfois sans « le beau », ou en tous cas pas de manière évidente. (comme l’envie de ne pas porter de maquillage chez toi, ou le blanc chez Sophie Fontanel) (alors qu’en fait on se rend bien compte qu’en vrai VOUS N’AVEZ JAMAIS ETE AUSSI BELLES ! mais VRAIMENT belles !) (et qu’en fait nos boyfriends avaient peut etre raison, en tous cas le mien, qui m’avait dit pratiquement texto ce qu’a dit ta naturopathe, avec passage sur l’exil et tout et tout) (c’est fou)

    Bref, il y a un glissement, depuis quelques mois. Et c’est trop bien ! J’ai l’impression que la forme du blog et des internets en général permet finalement de « fouiller » plus, d’aller plus en profondeur dans l’introspection, et du coup, d’ouvrir des portes que la presse papier, par exemple, n’aurait jamais ouvertes, parce que trop intimes.

    En lisant ton post je ne peux m’empêcher de me souvenir de deux choses que tu avais écrites, sur la vidéo de la petite amie de ton frère, tu disais « elle se maquille même à la plage, alors forcement … ça m’intéresse », et sur la première vidéo faite de Lisa où elle t’avait appelé en disant qu’elle était prête à se faire filmer parce qu’elle avait fait un cauchemar où elle ne portait pas de maquillage (je cite de mémoire)
    Tout ça mettait quand même une puce à l’oreille !!!
    Sur tous ces portraits de « comment se faire beau », il y avait toujours « le maquillage », et, en fait, comment se transformer pour donner à l’autre, passé le seuil de notre porte, l’idée que *nous même* on se fait de nous. Je pense que c’est pareil pour les vestes à 4000. On va porter, donc in-vestir un tissu, littéralement, pour donner une image de nous que *nous même* on a construite.
    La dessous, tout dessous, tout dedans, il y a ce
    que l’on est, et ce que l’on devient, cette petite surface où « rien ne remplace rien », mais aussi, en suivant ton lapsus, qui en fait est assez juste, cette petite zone où « rien ne ME remplace rien ».

    …Mais pour se rendre compte de tout ça, il fallait ce temps, pour toi, comme pour nous.

    En fait, j’aimerais bien aujourd’hui voir certaines des personnes que tu avais filmées reparler de leur rapport à tout ça, quel chemin a été parcouru depuis …

  • Bonjour Mai, c’est très riche tout ça! Tout cela me parle profondément et m’a fait réfléchir ces dernières années.
    Il y a des passages « obligés » , des « deuils obligés », des pendules à remettre à l’heure, revenir à l’essentiel comme dit Brunet. La souffrance peut-être un viatique, paradoxalement.
    Désirs indices d’un autre désir … »Combien faut-il lâcher d’attentes pour être disponible à ce qui nous attend ?  » Denis Marquet
    Réparation … consolation !
    Lâcher une consolation pour une autre ? Rien ne remplace rien ! Tellement vrai !
    « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. » Stig Dagerman
    « Qu’est-ce, en effet, qui me serait plus inutile, à la fin, qu’une vie consolée ? » R M Rilke
    Ne pas passer à côté de soi-même.
    « Quand le cœur pleure de ce qu’il a perdu, l’esprit sourit de ce qu’il a trouvé. » Y Amar
    Tu es sur le chemin de ton cœur !

    • J’avais écrit « la beauté m’a sauvé ! » oui, elle a été un passage « obligé, » comme pour beaucoup.
      « Merci même à cette beauté de me mener vers le plus intime de moi ». Mai
      Réparation …. séparation ! « Séparer le bon grain de l’ivraie » J’ai senti cette recherche d’authenticité dans ton premier spirit horse ! Elle était là, depuis longtemps, n’est-ce pas ?

  • c’est un sujet très intéressant et complexe, qui me parle beaucoup aussi… J’ai envie de dire, en tant que femme, encore plus, parce que, mine de rien, même quand on pense être loin de tout ça, on se rend compte quand même au bout d’un moment que oui, la beauté extérieure compte. Il suffit de voir comment on parle aux filles jolies ou pas jolies. comment les hommes ont toujours leurs rides sur les pubs et des femmes (déjà sublimes) sont toutes photoshoppées. il suffit de penser à ce qu’on nous dit, quand on est petites et qu’on dit pas à nos frères/copains etc. On s’aperçoit que ça nous marque, mine de rien, ça nous façonne, de telle manière qu’on ne pense vraiment pas être quelqu’un qui y fait attention, et pourtant…

  • Salut Mai,
    merci pour ton post. Tu es ou en tout cas tu as l’air d’être une très belle personne et c’est toute ton évolution qui en fait la beauté. Je pense que la véritable libération vient d’un certain « lâcher-prise » (terme un peu galvaudé c’est dommage), d’un dépouillement, d’une vulnérabilité qui fait que progressivement on se détache (sans se séparer ce serait une illusion) du matériel. Je sais qu’en commençant la pratique du yoga tu apprends une certaine passivité de façon instinctuelle qui va totalement à l’encontre de notre volontarisme très occidental fondé sur la croyance que c’est avec de la volonté que les choses arrivent. Alors que les choses arrivent quand on se détache de nos attentes et de notre volonté de contrôle. C’est vraiment ce que j’ai expérimenté en tout cas.
    Et à mon habitude, je t’envoie une lecture que je trouve intéressante si tu as le temps et l’envie : http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Savoir-lacher-prise/La-force-de-l-abandon

  • Hello Mai! J’ai vu tous les beaux portraits que tu as fait dernièrement, je n’ai pas laissé de commentaire mais ils m’ont inspirée, portée, comme toujours, à travers ton regard, de l’évidence émane le beau! Et ce post ci me touche, ta confiance en nous (parce que tu partage) est très réconfortante. Je suis toujours à l’écoute des prises de consciences que mes amies partagent dans leurs quotidien car elles peuvent résonner dans le mien, et donc les tiennes aussi! Je comprends ton rapport à la dématérialisation du quotidien (entends se défaire de ce rapport au besoin de possession, de la méga fringue etc) ,je le pratique depuis 2 années (chômage oblige :-)) et cela m’apaise et m’a permi (entre autres pratiques et écoutes) logiquement de me rencontrer! Et aussi les vidéos que tu as réalisé sur les lauréats des métiers d’art, elle disent ça aussi, ce qui est fondamental c’est le geste! Merci merci Mai pour cela et tout à la suite. Bises bises

  • (Jusqu’à ton PS, j’allais rebondir sur le lapsus « Rien me/ne remplace rien », c’est très intéressant ce que les mots révèlent! J’ai eu récemment un lapsus révélateur comme le tien, j’avoue que ça m’a un peu effrayée et je l’ai mis « en salle d’attente » en attendant d’en avoir moins peur. Je crois que je vais regarder ça de près! Merci Mai!)

    Avant de lire les autres commentaires, que je me réjouis de découvrir, je voudrais te dire ce que ça m’évoque ta réflexion sur la « beauté de surface pour réparer alors que ça ne fait rien ». Déjà, je te remercie de tout coeur de te mettre ainsi à nu, littéralement, pour toi, pour ton merveilleux site et pour toutes et tous tes lectrices/teurs.
    Bien que chaque expérience soit personnelle, j’ai l’impression d’être en résonance avec ces questionnements. Fondamentalement, j’ai compris que nous avons en nous tous ce nous avons besoin, et c’est infini de beauté.
    Certaines choses et situations nous arrivent parce que nous sommes prêt/e/s à les vivre. Pour ma part, je prenais extrêmement soin de moi, avec au fond de moi et au fil des années un malaise de fond, presque imperceptible, qui commençait à « gronder » de plus en plus fort, à fendre l’univers/cocon de beauté que je mettais tant de soin à créer autour de moi. Puis j’ai eu une énorme crise, j’ai tout remis en question, et je crois que ça m’a sauvée parce que je frôlais la dépression sans m’en rendre compte un instant! J’ai déconstruit pas mal de choses, y compris cette attention extrême sur l’esthétisme, l’apparence, et tout ce que je ne voulais pas voir. J’ai compris que je ne me donnais pas la bienveillance que je méritais, que je croyais pourtant donner aux autres. Mais on ne peut pas donner aux autres ce qu’on est incapable de donner à soi-même, n’est-ce pas? Tout comme nous ne pouvons véritablement aimer les autres si nous sommes incapables de s’aimer soi-même. Attention, il ne s’agit pas de narcissisme ou d’égoïsme, ce n’est pas du tout la même chose. Si nous prenons soin de nous et nous aimons nous-mêmes pour ce que nous sommes, alors nous pouvons donner encore plus à ceux que nous aimons et nous pouvons encore plus contribuer au monde.
    Alors j’ai compris que même si je me trompais en « recouvrant » avec de belles apparences mon malaise, mes aspérités, tout ce qui me dérangeait, et tout ce que je ne voulais pas voir, finalement, je l’ai fait en toute sincérité. Et c’est ça le plus important. Je me suis trompée, mais en même temps j’étais au bon endroit, j’étais là où j’avais besoin d’aller pour faire mon cheminement. Si aujourd’hui je vois ça avec lucidité et réelle bienveillance, je comprends que c’était tout ce dont j’étais à l’époque capable de faire. Maintenant je ne rejette plus cette tendance esthétique de protection (car oui c’en était une pour moi), je pense que c’est un chemin comme un autre pour se chercher, et trouver ce qu’il y a réellement de beau dans la vie : notre âme. (ouiiiii c’est perché +++++ comme tu dirais!!!!!)… À présent, si je me rends compte que je retombe dans certains mécanismes d’avant, je le vois tout de suite et je peux en toute conscience répondre à mes besoins de façon constructive, positive et bienveillante, en regardant les choses en face (haha!), et toujours en toute sincérité. Je pense souvent aux Quatre accords toltèques, quatre phrases très simples mais très puissantes et très justes : « Que ta parole soit impeccable », « Quoiqu’il arrive n’en fais pas une affaire personnelle », « Ne fais pas de suppositions » et « Fais toujours de ton mieux ».
    Pour en revenir à la beauté « de surface », je pense qu’une fois que l’on a mieux compris la beauté de l’âme, rien n’empêche de prendre soin de son apparence, ce n’est pas incompatible. Au contraire! C’est mettre sur la même longueur d’onde, notre enveloppe extérieure avec notre être intérieur. Et là, enfin, tout devient cohérent, il n’y a plus de malaise, puisque je me permets d’être pleinement ce que je suis. Le yoga m’a permis de comprendre tout ça, et ce n’est pas étonnant, car yoga signifie l’union, celle du corps et de l’esprit, entre autres 😉
    Je termine ici mon trop long commentaire, et je te souhaite une merveilleuse journée Mai! Sache que tu es belle lorsque tu es vraiment toi-même, le maquillage, les vêtements ou le « nu rebelle » n’est qu’un détail, c’est toujours joli, mais ce qui est réellement beau et ce qui compte c’est ce qui émane de toi, et crois-moi, de derrière mon écran je sens que wouaouuuuuu qu’est-ce que tu es belle et lumineuse! Merci et à bientôt! 🙂

    • Évidemment si je ne me relis pas avant de publier mon commentaire, il manque des mots! Je voulais dire :
      « Fondamentalement, j’ai compris que nous avons déjà en nous tout ce que nous avons besoin, et c’est infini de beauté. »
      Et je me rends compte que je me sentais si bien chez toi que je me suis un peu-beaucoup étalée, excuse-moi! Je n’ai pas l’habitude d’écrire d’aussi longs commentaires, et encore moins en parlant de moi! hahaha

    • Piouf Panepha! Merci! Oui c’est très juste ce que tu dis. Cette honnete qui peut se tromper mais reste sincère. Tout ça est un chemin. Encore merci!

  • Euh…. LA CLAQUE…
    comment dire qu il y a certains echos en moi. Merci Mai.
    Tu remplaces le superflu par la verité, tu t approches de la beauté initiale, celle qu on ne voit plus avec les yeux.
    Des bisous bienveillants!!! Enjoy!

  • Ce qui est vraiment chouette ici c’est que les commentaires sont aussi intéressants à lire que le post initial ! Je me retrouve bien dans ces cheminements, dans ces conversations datées de quelques années, ces mots entendus un jour lointain qui font œuvre souterrainement jusqu’au jour où ils resurgissent et font enfin sens. Merci de nous les donner à lire. T’es post maquillages me plaisaient parce que je les trouvais frais, là c’est la densité limpide ( j’ai bien peur d’être la seule à me comprendre sur ce coup de densité limpide!!) de tes pensées qui me font revenir encore et encore. Et puis les portraits de toutes ces personnes merveilleuses bien sûr.

  • Au sujet du désir, ce que tu dis est très vrai ! : « les désirs qui nous animent de manière hyper puissante, trop puissante, sont des indices d’un autre désir, d’un autre chagrin, d’une autre nécessité. »  » le désir qui te dévore qui génère une frustration perpétuelle, le désir (dans la conso) qui « alimente » ( compense !? ) un désamour de soi »
    Je repense à ton com sur Spinoza. tu avais écrit très justement :
    « Le désir est l’essence même de notre être ». « Un désir sera toujours parfait, il ne sera donc ni bien ni mal ».
    Je pense qu’il n’ y a pas à juger le désir, juste à vérifier si ton désir est bien au diapason du désir d’aujourd’hui. Lorsque tu constates que celui-ci te dévore, vient en compensation, bref, ne correspond plus à tes aspirations profondes, c’est le signe vers un changement.
    « Aphorismes » est une très belle chanson de Moustaki sur des paroles de Sri Aurobindo dans laquelle il est dit :
    Le désir fut une aide Le désir est l’entrave.
    https://www.youtube.com/watch?v=1rHYmtFhoyk
    Comme le dit Spinoza, la raison, qui aide à discerner, n’est pas un moteur suffisant à la transformation.
    Le désir est le moteur de la transformation.
    On ne peut quitter un désir mauvais que si l’on peut susciter un autre désir meilleur pour nous.
    Le raisonnement ne viendra pas à bout des émotions et des désirs. Un intérêt plus grand doit être contracté. Le désir fondamental est celui d’être meilleur, de progresser sans cesse.

      • YESSSS ! d’être … Si j’ajoute « dans le vrai » c’est peut-être encore trop ! dans le vrai, pour soi-même, c’est ça qui peut nous sauver. Rien d’extérieur (la beauté, …) ne peut nous sauver.
        Hahahahaha Je me fais la sage résolution d’obéir au précepte de Damepoule Less is more ! Mais puting, j »ai du mal !

  • Claire l’a très bien dit ! : « Au final, la beauté est dans ce que nous partageons, dans notre ouverture aux autres, comment nous grandissons avec nos héritages conscients et inconscients, comment nous parvenons aussi à nous libérer de nos entraves, de nos désirs pour être plus grands, plus doux et plus forts ».

  • Comme Panépha, j’ai l’impression d’exabuser en m’étalant de la sorte ! je viens de relire jusqu’au bout ton com sur Spinoza. Tu es bien en train de nourrir ton loup blanc !

  • N’est pas pour cela qu’on entend souvent le mot « camoufler » quand il s’agit de make up?? Mais camoufler quoi? Notre vraie visage, nos cernes de la vie qui montrent que nous vivons? Les poches de fatigue parce que tu n’as pas beaucoup dormi pour t’occuper de tes enfants par exemple… tous ces petits details qui font juste que l’on est dans la VRAIE vie, celle qui s’apprivoise au quotidien, qui montre nos failles, nos joie, la bonne mine naturelle lorsque nous prenons un peu le soleil, les joues un peu rosées dans froid de l’hiver. Je crois qu’en effet le but n’est pas de se camoufler mais de prendre soin de nous car c’est ca qui rend beau. Oui Mai tes portraits beautés etaient tops mais tu montres tellement mieux la vraie beauté à travers des paysages, une fleur, tes enfants qui se lovent sur leur papa, une main qui caresse l’eau… tout ça reflete aussi ta propre beauté et toute ta douceur. Continues comme ca!!! Ya pas de secret tes videos sont des doses d’endorphines! Ca rend heureux donc ca nous rend BELLES aussi! Merci ❤

  • Moi je suis sûre que tu es heureuse. Sinon tu ne pourrais pas donner autant. Et si tu te poses des questions, c’est que c’est ton chemin, et ce qui est génial chez toi, c’est que tu sais partager et du coup nous emmener. C’est à dire que ton chemin doit être universel, puisqu’il nous permets d’y croiser le notre par ton prisme. Je me marre car je ne suis pas sûre de me faire comprendre… En tout cas, Aime toi Mai, comme on t’aime. Et MERCI.

    • Merci Alex! Oui je suis heureuse et je m’aime! C’est juste que ça va grandissant avec toutes ces trouvailles et ca, c’est super! Encore merci pour ton Com!

  • Très joli post. C’est amusant car ton cheminement est vraiment le fil rouge de ton blog. De mon côté, j’ai eu (la force de) à le faire il y a déjà des années (urgence de la réparation/danger trop grand) et je n’en ai pas de traces, à peine quelques témoins. Je trouve génial que de ton côté, ce soit matérialisé.

  • Bonjour Mai,
    ça fait 2 jours que ton post est ouvert dans un onglet, que ça me titille de répondre, mais je ne trouve pas les mots tant le sujet me touche, m’émeut ♥ et du coup j’ai lu les com’ (ce que j’évite en général, sur les blogs), et waow, tellement enrichissants eux aussi ♥
    je te l’ai déjà dit dans d’autres com’, mais c’est pas grave : je me retrouve tellement dans ton cheminement, même si c’est chacune son rythme 😉 !!
    un enorme MERCI de le partager avec nous ♥♥ plein de loooooove ♥♥

  • Coucou, (je n’ai pas encore lu tous les coms) ton post… ben . Sans m’en rendre forcement compte j’étais (je suis encore) en porte à faux avec cette question de la beauté, l’apparence que l’on donne à voir aux autres et qu’on ne maîtrise pas toujours et la beauté que l’on prend aux autres. En 2016 l’image à beaucoup d’importance, il faut souvent l’expliquer, la justifier presque, parce qu’en 3 secondes on est bon ou mauvais, beau ou moche….

  • Bonjour Mai,
    Juste un petit commentaire rapide pour te dire que je ne te lis pas depuis longtemps, mais ce que j’aime profondément dans tes billets ou dans tes vidéos, c’est la façon dont tu montres la beauté des gens, de ce qui t’entoure, des petites choses. Et c’est ça que j’aime. Voir la beauté quelle qu’elle soit, qui est à côté de soi. Merci pour ce que tu fais.

  • Coucou Mai,
    Que d’interrogations…Je ne te connais pas, j’aime ton blog pour son hétéroclisme,ta curiosité et ton regard différent sur les choses; Je l’ai découvert il y a quelques mois alors que j’étais longuement alitée et que je risquais de perdre mon bébé.
    Je suis loin d’être une  » fashion addict » et d’une experte en make up, ce n’est d’ailleurs pas spécialement pour ça que je consulte ton blog, mais pour te suivre dans la découverte de l’autre, de ses differences.
    Tu sais, j’en connais un rayon sur la beauté intérieure, le physique, pour moi n’a toujours été qu’un enveloppe, peut être trop.
    Tout ceci pour te dire, je ne trouve pas que ce que tu fais soit superficiel.
    Après, comme je te l’ai dit je ne te connais pas, un blog reste un blog, un hobbie ou un moyen de « crouter », même si tu te livres par moment, ce n’est pas toi. Après, je pense qu’à un moment, dans sa vie, on ressent le besoin impérieux de se trouver pour pouvoir aller de l’avant;
    comme appuyer sur le bouton « reset », se délester de ses souffrances et garder les bonnes choses avec soit pour avancer.

  • Bonjour Mai, je vais essayer d’être bref.
    Mais alors…, qu’est-ce qui te/me/nous sauvera ? « Celui qui veut sauver sa vie la perdra »
    Les évangiles
    Commentaire d’Eliette Abecassis : j’aime cette phrase, car elle incite à prendre des risques, à oser.
    Et pour qui veut réussir et mener à bien un projet, il est essentiel d’avoir ce courage-là et cette audace, de mettre sa vie en jeu, c’est à dire de risquer de perdre l’essentiel de ce que je possède, de ce que je suis, pour me dépasser et pour vivre ma vie pleinement. Au contraire, si je cherche à m’économiser, je n’obtiendrai rien qui vaille la peine d’être vécu et je passerai à côté de ma vie.
    Je suis tellement d’accord avec la nécessité de ce courage.
    Affronter sa peur de faire face à l’autre, de faire face à soi-même. Vivre pleinement sa vie. Cette peur, cette sidération est tellement bien illustrée dans cette étonnante et superbe vidéo de Salla Tykkä (3mn50) dans laquelle la jeune fille se retrouve à la frontière de l’irréel. Je t’invite à la regarder si tu ne la connais pas. Des relations de frictions plutôt que des relations de fictions ! https://www.youtube.com/watch?v=QvoLE7B7v4Y
    C’est l’attention à soi-même, à l’autre qui peut nous sauver. L’attention : le b. a.- ba de l’amour !
    Ne pas chercher à s’économiser mais ne pas tomber dans l’excès inverse au risque du burn out ! Prendre soin de soi, de l’autre. Attention qui est aussi protection de l’enfant, protection de l’adulte dans les moments de vulnérabilité, de son vieux père, de sa vieille mère, de la personne sans abri, … Les exemples ne manquent pas !

  • « …j’aimerai toujours « m’habiter » entièrement… » Mai. La lecture du chapitre 13 « un système déshabité » dans le livre d’E Cayat « La capacité de s’aimer » est très éclairante sur la nécessité et la manière de « s’habiter ».

  • Derrière la réparation, la souffrance, la consolation/consommation par la beauté pour certain(e)s La recherche de l’origine des blessures accompagnée très souvent de la culpabilité, comme l’a noté Damepoule, d’une forme de complaisance malsaine, de la recherche d’un coupable, du ressentiment. C’est là effectivement que le besoin de « réparation » peut être destructrice, (cf com Damepoule) non seulement pour soi-même mais aussi pour l’autre. La véritable guérison des blessures/réparation pourrait sembler être le pardon. Pardonner à l’autre, accueillir son pardon, se pardonner à soi-même ? Pardonner signifie qu’il existe un coupable dont on attend réparation ! Pourquoi pas, simplement, un(e) malheureux(se)-malfaisant(e) ?

  • Mai t’es trop ché-per pour moi je crois… !! Peut-être que je ne suis pas assez avancée dans la réflexion pour comprendre … ou trop jeune? En même temps, j’ai presque l’impression d’entrevoir ce que tu nous raconte mais avec comme un voile devant.
    Mais j’adore te lire ça nourrit toujours mes réflexions.
    Et j’adore que tu partages tout ça avec nous <3

      • Promis 😉 de toutes façons, tu sais, tu fais partie de mes « guides » même si je ne te connais pas IRL et que je me faisais la réflexion y a 2 minutes que si je te croisais un jour dans la rue je te vouvoierais sûrement^^
        Et je trouve le commentaire de A. (3 novembre) très très « vrai », alors bonne route sur le chemin de la quête du vrai! tous ensemble on devrait trouver 🙂

  • Merci pour la beauté de ce post, beauté par sa justesse et sa profondeur. En fait ça correspond à ce que tu dis, c’est la profondeur d’une personne qui fait sa beauté, on irradie de l’intérieur vers l’extérieur, on émet des vibrations… et tout le maquillage et autres ne sert qu’à nous étouffer ou à nous cacher, parfois à nous faire du mal. C’est un masque, et comme tout masque, un jour il faudra l’enlever pour retrouver sa liberté et son vrai soi. Je n’ai jamais été à fond dans le maquillage, ni dans la mode, etc, mais depuis que j’ai tout stoppé je n’ai jamais été aussi moi-même, aussi belle et aussi libre… Etre soi-même est une force.

  • Bonjour Mai,
    De derrière mon écran, je trouve que ta poursuite du Beau a été supplantée par celle du Vrai. Comme la vie est bien faite, cette quête est encore plus belle ! Et ça c’est super !! 😉
    Merci !

  • Ton blog est vraiment à part, il me fait toujours réfléchir, voir des choses différemment. ça fait vraiment du bien. On a tous je pense une question redondante qui revient toujours, pour toi c’est la beauté, pour moi par exemple, c’est la question de la différence, de la normalité. Qu’est ce qui fait que quelqu’un est normal, ou pas ? D’où vient ce sentiment de différence perpétuelle ? Cette peur de ne pas plaire aux autres, cette envie absolue d’être accepté. Je ne sais pas ce que dirais ta naturopathe dessus, en tout cas comme pour toi et la beauté, je sais que c’est quelque chose de profond et je travaille beaucoup dessus.

    • Oui me concernant Cette idee de la norme a ete centrale. En avancant J’ai decouvert que C’est Parce que Je manquait de repere. Ou plutot que les reperes que l’on me donnait, inconsciemment ne me convenait pas… Il fallait en trouver d’autres!!! Beau cheminement a toi Aurore!

      • A ça c’est sûr que les repères que l’on me donne et ceux depuis toute petite ne me conviennent pas, mais comment faire pour l’affirmer auprès des autres, le faire accepter, ou juste accepter de vivre d’une manière pas très normé…

        • bonjour Aurore,
          et bien justement, tu vas trouver si tu exprimes, malgré tes peurs, ce que tu as en dedans. et cette quête va durer longtemps, peut être une vie entière, mais je t’assure que cela en vaut le coup, à chaque pas. les gens autour de toi ne sont que le reflet de toi. quoique tu exprimes, alors autant que ce soit « vrai », réel, et pas basé sur des attentes, peut être fausses d’ailleurs. allez, go! belle, très belle route à toi!

            • Je me permet de mettre mon grain de sel. Magda Hollander-Lafon est une femme extraordinaire et ce qu’elle dit est tellement vrai ! Impossible de ne pas penser à elle suite à vos échanges. Envie de vous le faire partager.
              « La sagesse consiste à aller puiser dans nos sources intérieures des beautés pas encore révélées…
              Nous sommes un monde en soi. Il faut être fidèle à cela avant tout.
              Mais nous avons du mal à nous accueillir nous mêmes.
              Nous nous comparons sans cesse et nous attendons d’autrui qu’il nous donne l’assentiment de son regard. Dès la naissance, nous avons à nous dégager de notre entourage pour devenir ce que nous sommes. Ce n’est que si j’ai fait la paix avec moi-même que je peux écouter l’autre.
              Et pourtant, nous nous cherchons toujours à l’extérieur de nous-mêmes.
              Par peur de ne pas être aimé, de ne pas être vu, reconnu…,
              et cette peur liée à une culpabilité sans fond – pour moi, le mal absolu – nous immobilise intérieurement. Si je reconnais ma peur, je peux commencer à donner un sens à ma vie.
              Le monde d’aujourd’hui dépend de notre avancée intérieure, et en chacun de nous, il y a une puissance de vie inouïe. Il faut oser être soi, ce qui suppose d’aller vers sa liberté.
              Au fond, nous vivons au pluriel au lieu de vivre au singulier.
              Mais la bonne nouvelle, c’est que notre singularité nous attend ! » Magda Hollander-Lafon

  • Bonjour Mai, ta réponse plus haut, à cette recherche d’authenticité : « peut être des générations même! » fait écho à ce que tu avais écrit dans ton post Life on Mai :
    « Il faut du temps et de la force pour se relever. Une vie ne suffit parfois pas. Il faut parfois plusieurs générations pour le faire ». Mai
    Une force, une nécessité pour se relever qui se transmet de générations en générations.
    Comme je comprends ! La séparation … la réparation.
    La séparation à laquelle je pensais n’était pas celle plus profonde qui t’a peut-être interpelée.
    On se coltine les histoires chagrines des générations précédentes inscrites plus ou moins consciemment en nous ! Distinguer ce qui nous appartient en propre et ce qui transpire, à travers nous, du passé. (la séparation/réparation à laquelle je pensais, consiste à faire la lumière sur ce qui est essentiel.) Les chemins pour aller vers l’intime de chacun, pour reconnecter le tout, sont bien singuliers ! La réponse/responsabilité est tout entière dans ce que nous faisons de ce qui nous est arrivé. Bonne énergie et bon courage pour les Rivières. La sensation d’un évènement très puissant.

  • « Enfin pas celle là »
    Rester connecté à la beauté, la véritable beauté, cette énergie, cet état d’esprit qui nourrit le cœur et l »âme, comme tu le dis si justement dans ton texte sur la beauté pour Seymour.
    La poursuite du Vrai comme bien dit par A ! De la beauté dans le Vrai, dans ta Vérité.
    Pas une beauté que l’on essaierait de faire rentrer avec un chausse-pied, une beauté qui n’est pas « toi ». Et je te cite encore 😉 : As soon as you have to measure it, fit it to something that is not “you” (which is, I know, a lifetime journey) then it is aesthetics, not beauty.
    « The search for beauty is vain »
    « I don’t have to grab it, get attached to it, because beauty is. » Mai
    Tellement vrai !
    « Les Charmes du Ciel qu’on aura sont détrônés de temps à autre, je le crains par le ciel qu’on tient. »
    Emily Dickinson dans « Lettres au maître, à l’ami, au précepteur, à l’amant »
    Merci Mai, passeuse de beauté ! La beauté de la Vérité est bien là, dans la beauté qui passe, pas dans celle que l’on tient.

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