Namaste Witches

la Magie, le Corps et le Désir

vous savez que depuis l’été dernier, sans que je m’y oblige, sans que même je le décide, je suis très portée sur la partie non « mécanique » du monde. Je sais bien sûr que tout est lié à mon voyage au Népal, mais voilà depuis, c’est évident : je suis passionnée par les choses qui a spirit horse, chez jake, erika, truc anh, harry potter, les constellations, le trans-générationnel (bientôt le shadow), les choses que l’on n’explique pas forcément rationnellement, mais qui pourtant sont factuelles et s’expliquent juste d’une toute autre manière…. je suis vraisemblablement dans un gros cycle MAGIQUE.

voici mes dernières pépites :

1- Björk

Pour moi, c’est LA sorcière, elle est en train de se transformer en Baba Yaga, étrange, terrifiante, poétique, en contact avec la nature, notre « gate« , le premier titre rendu public de son nouvel album, notre porte vers le grand tout. Son clip Pagan Poetry sur le désir féminin, a été censuré par MTV. hahaha le désir féminin, quelle grande affaire!

après toute cette déambulation, en re-re-re-re-gardant son clip UTOPIA, ornée de sa fleur-vagin, géante et blanche, dans ce décor organique, rouge-rose sanguin, entourée de toutes ces femmes, s’éveillant, se mettant debout petit à petit au son de la flûte… pfff, ça me fout la chiale!

allez, allez, tant de chemin à faire. ENSEMBLE!

 

2- Âme de Sorcière – par Odile Chabrillac

Mon amie Anne, en m’offrant cet ouvrage savait très bien ce qu’elle faisait. le fait que ce livre m’ait été offert compte car Âme de Sorcière est un livre de transmission. entre soeurs, notamment!

Je n’ai pas très envie de rentrer dans les détails du livre, car je vous priverais d’une partie de sa magie. simplement, j’ai cette sensation très étrange de « me » lire. pas dans l’écriture mais dans la figure décrite de la sorcière :

une femme actrice de sa transformation, proche de la nature, libre, engagée, non cartésienne …

et bien plus encore.

à une soirée un copain me disait « non mais attends pas la peine, je suis super cartésien.
– bah t’es jamais tombé amoureux ?! » il savait pas quoi répondre. allons bon! qu’on me dise que la magie n’existe pas!

regardez ça!

il y a aussi dans le livre, toute une histoire des sorcières, du sexocide lié à ces femmes trop libres, notamment sexuellement (on y compte beaucoup de poly-amoureuses, d’ensorceleuses qui rendent les hommes fous de désirs)( (écoutez ce podcast de Maia Mazaurette ici), pour qu’on les laisse faire. je n’ai pas compris pourquoi elle ne pourrait pas être de sexe masculin, mais il est évident que la liberté, corporelle, sexuelle, psychique des sorcières, leur confère un état d’être dangereux à la société patriarcale.

je trouve cela dit plus passionnant encore, avec ce livre, comme celui qui suit, comme de nombreuses conversations ouvertes avec mes amis.es depuis #metoo, de me dire que le combat des femmes, n’est plus seulement un combat anti-patriarcat (attention, je ne remets pas en question à quel point cela est essentiel, et comme j’adhère), c’est un combat pour la célébration d’une force, d’un désir, qui oui sont de l’ordre du « féminin ». (hehe Jerry, here we are!) quoique cela veuille dire, et sans vouloir m’essentialiser au fait d’être femme, piting, c’est bon aussi de tenter cette exploration « en moi », sur ce paramètre de mon identité, pas juste en réaction à ce que les patriarches en auraient fait, un corps-objet de désir. la vidéo « les Passantes » de Charlotte Abramow partagé la dernière fois le reflète assez bien. elle créée ce clip en tant qu’individu, citoyenne, artiste, mais aussi en tant que femme. aucun homme n’aurait pu réaliser ce clip. c’est juste une évidence. et c’est BEAU!

je vous invite d’ailleurs à écouter cette émission Boomerang avec Raphael Liogier sur son Bouquin l’Esprit du Mâle. où l’auteur explique très bien le mouvement #metoo aux hommes (je pense à tous nos ados à éduquer) et comment le rapport homme-femme est jusqu’à maintenant resté bloqué au neolithique où la femme a toujours été réduite à un corps-trophée. le mouvement #metoo est un mouvement inclusif qui demande à ce que l’on respecte les femmes dans une intégrité plus grande, mais aussi que l’on prenne en compte et célèbre leur corps et leur désir sexuel, de femme.

 

3- la Femme Optimale – de Miranda Gray

Dans le post sur la sororité, je vous en parlais déjà la femme optimale n’est pas forcément pour le lire (pfff) mais juste pour vous encourager à explorer votre vie de femmes, à travers des choses très magicaux-factuelles : votre corps, ses cycles et ses émotions. j’avais entendu parler de ces femmes qui adaptent leurs projets (pro) à leurs cycles. je me disais… pfff! et puis Mathilde est venue m’en parler et on s’est dit avec Géraldine que ce serait une bonne chose de lire ce livre ensemble, entre soeurs. Comme le dit Géraldine, tout le livre tient dans ce schéma :

je me suis mise à tenir un carnet d’humeurs pour apprendre à le corréler ou non avec ce que l’auteure décrit et bien… c’est consternant! consternant de vérité, pour moi, comme pour nombre de copines qui sans avoir lu le livre avaient remarqué aussi ces changements selon les 4 périodes du cycles : « mais bien sûr que tu n’entreprends jamais rien avant tes règles, pardi! attends plutôt après, quand tu pètes le feu! « . c’est consternant aussi que je ne m’en rende compte qu’à 40 berges! PUTAIN DE MERDE! alors, évidemment dans un monde d’hommes, où il faut être dynamiques et en mode projet non-stop, les femmes ont été entrainées à  ne vouloir être qu’en période dynamique , bien sûr qu’elles ne peuvent pas non plus supporter qu’on les qualifient « d’émotives », mais en même temps l’auteure dit, et c’est la partie qui m’a le plus captivée (en mode sorcière) :

la période « créative » près-règles, celle où vous êtes la plus à fleur de peau, la plus aggressive, la plus irascible, est celle aussi où vous êtes la plus proche de votre inconscient, de votre part d’ombre. (je lis donc la plus MAGIQUE). Des études neuro-scientifiques sur l’activité de notre cerveau le prouve d’ailleurs. et de dire même : nombre d’hommes adoreraient pouvoir être en contact avec cette partie d’eux-mêmes, il leur faut travailler tellement pour s’en approcher comme nous! c’est aussi à cette période que les fulgurances arrivent, que les intuitions sont les plus fines etc…

je regarde mon carnet de notes et… pfff, c’est vrai!

alors, on reparlera de ce shadow semaine prochaine car je viens de lire un livre ouf dessus, mais déjà, cette idée que les femmes aient une biologie qui programme et influence partiellement leur psychologie et leur état d’être est une énorme découverte pour moi. on m’a longtemps dit que c’était une plaie discriminante à combattre, puis que ça n’existait pas ou que c’était un état à dépasser, et sans que ça  m’essentialise à « ça », je trouve aujourd’hui que ça me rend, que je « suis »… magique! 

 

NAMASTE WITCHES!

Il y a 7 mois / Bouche 12 commentaire(s)

12 commentaire(s)

  • Merci beaucoup Mai ! Cette transmission de femmes à femmes me semble si essentielle et nous en sommes tellement coupée, de cette fine compréhension de ce qui se joue en nous. Dans le corps et dans le coeur. Nous vivons dans un monde d’hommes qui ont un rythme hormonal linéaire, alors que nous, les femmes, nous vivons un rythme circulaire qui nous apporte des ressources et une puissance incroyables… SEULEMENT SI nous nous y connectons. Sans chercher à lutter contre la vague, mais en surfant dessus (ça me rappelle la gestion des contractions à l’accouchement tiens). Pour les femmes d’aujourd’hui mais aussi pour celles de demain. Pour ma fille de 2 ans que j’aimerais « élever » pour qu’elle se connecte à « ça ». (double-sens 😉 Encore merci.

  • Compliqué ma position sur tout ça… parce que d’un j’ai l i’mpression de savoir ça depuis longtemps mais de l’avoir decouverte toute seule, enfin avec les bouquins – c’est un peu partout dans la littérature – et aussi a force de frequenter des animaux, poilus, pas des humains :)… et puis deux, que ça  » cette idée que les femmes aient une biologie qui programme et influence partiellement leur psychologie et leur état d’être  » meme si c est vrai, j’ai tres tres mais vraiment tres peur de ce que ca pourrait donner … pour moi C’EST définitivement un truc a n’utiliser que jamais ou super prudemment…. voire une caricature qui en fait « une plaie discriminante à combattre » dans nos sociétés en tout cas. Ou alors il faut attendre qu’on le mette a jour pour les mecs (parce que forcément hein eux aussi ils sont en phase avec leurs hormones qu’ils le veuillent ou non , et meme en interne coté cellule familiale je crois que c ‘est pas gagné : j’ai trois comiques qui ne sont pas super convaincus de leur assauts hormonaux meme avec demonstration et tableau a l’appui, bon en meme temps y a un ado qui est plein rest-update-buildinnewplugins-mode et lui pour le coup les hormones l’aveuglent de tout sauf de lui meme)

    Par contre pour soi pour savoir qu’on est magique nous femme, unique et magique, savoir au sens se l’approprier, s ‘en souler Oui Carrement tout pareil.

    • merci sacha! oui tout cela est très challengeant! parce que nous avons peur d’être essentialisees et discriminée. si on découvre, on peut le garder pour soi. en revanche je constate qu’avec mon mec, il est plutôt ravi que je me connaisse mieux, y compris (surtout?) en tant que femme. et donc comme une alter ego, qui ne s’oppose pas à lui mais lui est singulière. et avec les enfants c’est pareil, si je leur explique que la ca va être plus « chaud » parce que je suis en période créative, toute une partie de la tension dans nos relations est imputée à « ça ». ça soulage ÉNORMÉMENT! et je vois bien que mes enfants, réagissent différemment hormonalement, face à leurs émotions notamment et que c’est franchement génial de le savoir car ça me permet de les appréhender plus franco, factuellement et sans jugement. comme
      dit cyrulnick la question n’est pas de différencier nature et culture. nous sommes le fruit de l’interaction des deux. ❤️

    • Comme vous je me dis que ce genre de tableau de la régulation de nos humeurs en fonction de notre cycle est un outil à double tranchant. je ne suis pas très à l’aise avec ce genre de trucs , et je relativise un peu quand ce genre de nouvelles prouvées scientifiquement nous tombent sur la tête. On vient de découvrir un éventuel nouvel organe, on a arrêté de soigner les fous aux électrochocs il n’y a pas si longtemps que ça . la science c’est une dynamique , ce n’est pas un état, elle peut se tromper ou être une partie seulement d’une vérité plus grande. Après oui, on a des hormones, mais on est surtout des êtres sociaux, on ne respecte plus le cycle naturel du sommeil, alors comment être sûrs que ces observations faites ne sont pas simplement le fruit de notre rythme de vie, de notre éducation… J’avoue que ces idées vont à contre-courant du féminisme « fuck you » dans lequel je me suis auto-éduquée. Peut-être aussi parce que j’ai grandit dans une communauté où les femmes sont encore très proche du magique et essentialisées aussi, et que j’ai vu les limites du truc ( quand tu dois manger ce que les mecs veulent bien laisser , après les avoir servis ( j’avoue que j’ai déjà craché , étant enfant une ou deux fois dans leur plat…) ).
      Je lutte peut-être aussi parce que ce tableau peut me faire du mal mis entre de mauvaises mains ( programmer les réunions en fonction des cycles menstruels, me faire acheter des nouvelles pilules en pharmacie pour  » optimise ma phase contemplative » et non plus pour calmer les douleurs des règles.. berf marketing et machisme pourraient en faire un truc assez discriminant …

  • Oh le thème de la sorcière, cela me parle tellement ! Ma référence c’est l’incroyable Hexentanz de Mary Wigman. Fascinante! C’est avec les femmes qui courent avec les loups que j’ai découvert la babayaga. Cela m’a fait beaucoup de bien de comprendre cette entité de psyché qui a une dualité…mon premier accès à l’idée de dark side…quelle libération ! Quelle richesse pour la lecture de soi même et du monde!
    Pour ce qui est des cycles, j’avais lu aussi dans toujours le même livre que pikola estes disait que pendant les règles, les femmes se retiraient de la société avec joie, en dansant sur le chemin. Cela m’a marqué parceque ça m’a donné tellement envie, ce rapport joyeux, apaisé…mais cela ne correspondait pas du tout à ce que j’experimentais! Ce qui a fait le déclic, récemment c’est une BD du super blog conscience quantique qui parle des cycles et comment surfer sur la vague….et c’est tellement vrai que c’est bouleversant ! Maintenant je suis ultra connectée ! Sans pour autant m’essientialiser comme tu dis. C’est à dire sans me laisser limitée par cette identité, j’accueille la richesse qu’elle me montre!! Et je suis sûre qu’il a tellement encore à découvrir….
    Sinon pour la magie, je ne le vois pas exactement comme cela. En tant que professionnel de santé je suis confrontée à la « magie » et au mystère du corps, qui me fait voir la nature très humblement, sans chercher à toujours comprendre. Juste, sentir !!! Vivre!! Ahahah beau programme !

    • flore! merci! oui tu as raison! la magie est une sensation. sans chercher à la décrire ou à l’encapsuler. ça se fait bcp dans l’observation ou juste le faire d’”être”. j’adore cette idée non cartésienne de notre appréhension du monde! ❤️

  • Bonjour Mai, j’aime vos réflexions sur l’influence des règles sur nos humeurs ! Bon, étant enceinte pour le moment, je vais devoir attendre un peu pour observer ça de plus près. J’ai retrouvé certains éléments dont parle Garance Doré dans ce post : http://www.atelierdore.com/fr/garance/diary/my-dear-period/ ainsi que dans l’épisode du podcast La Poudre où Lauren Bastide l’a interviewée.
    Je remarque juste que j’ai un rapport pas encore apaisé à mes règles, je vais y travailler dès après la naissance de ce deuxième bébé 🙂

    Merci de nous faire réfléchir à tout ça et belle semaine.
    Delphine

    • oui c’est un rapport qui nous a été retiré ou que l’on a “dis-qualifie”. renouer avec prend du temps et une certaine motivation. mais ce qui tient cette notification (me concernant) c’est savoir tant de femmes et désormais moi même, réconciliée et heureuses dans cette exploration. c’est avant que c’est plus dur. alors tu n’as pas tes règles car tu es enceinte mais dis donc hormonalement, ça travaille pas mal aussi non?!! et c’est génial! belle belle continuation! toutes mes félicitations!

  • Pour découvrir les cycles du corps, il m’a fallu arrêter la pilule qu’on m’avait donnée pour réguler des cycles chaotiques à l’adolescence, et que j’ai continué à prendre sans me poser de questions pendant 15 ans. Avec cet arrêt, j’ai commencé par découvrir la phase pré-règles où j’avais envie de pleurer pour rien (j’ai fondu en sanglot un matin parce qu’il n’y avait plus de beurre, alors que je ne mange pas de tartines le matin…), et c’est encore des années plus tard que j’ai réalisé qu’il y avait aussi de bons côtés, la patate et la sexytude quand les hormones sont au top.
    C’est dingue qu’on n’en sache pas plus sur notre propre fonctionnement corporel, c’est consternant même comme tu l’écris qu’on attende si longtemps pour découvrir tout ça.
    Sinon je vais aller chercher le livre d’Odile Chabrillac, j’aime bien l’idée que ce soit toi qui nous le transmette en mode sororité même si on ne se connaît pas en vrai 🙂

    • ❤️ et oui c’est ça de vivre dans un monde d’hommes. on s’intéresse au corps des femmes (culturellement hein, pas dans l’intimite des individus) comme des trophées. les regles font peur aux hommes. et je les comprends! c’est à nous de redécouvrir notre corps, notre désir, notre sorcière intérieure! viva la
      magie! ❤️

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